En réponse à Poutine, Zelensky va demander l’« adhésion accélérée » de l’Ukraine à l’Otan

En réponse à Poutine, Zelensky va demander l’« adhésion accélérée » de l’Ukraine à l’Otan

Volodymyr Zelensky, le président ukrainien, veut adhérer au plus vite à l’OTAN après l’annexion de 4 régions ukrainiennes à la Russie.

UKRAINE - Quelques minutes seulement après le discours véhément de Vladimir Poutine pour officialiser l’annexion de quatre régions ukrainiennes, le président Volodymyr Zelensky a annoncé ce vendredi 30 septembre que l’Ukraine allait signer une demande d’adhésion accélérée à l’OTAN.

« De facto, nous avons déjà commencé notre chemin vers l’OTAN. De facto, nous avons déjà prouvé notre compatibilité aux standards de l’Alliance. Ils sont réels pour l’Ukraine - réels sur le champ de bataille et dans tous les aspects de notre interaction. Nous nous faisons confiance, nous nous aidons et nous nous protégeons. C’est l’Alliance. De facto » , a déclaré le chef de l’État dans une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux.

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C’est pourquoi, « aujourd’hui, l’Ukraine demande à le rendre de jure [de droit, NLDR]. Nous adoptons une mesure décisive en signant la candidature de l’Ukraine en vue d’une adhésion accélérée à l’OTAN », a-t-il dit.

Pas de négociations avec Poutine, tranche Zelensky

Dans son discours, le président russe a par ailleurs appelé Kiev à cesser les tirs pour « revenir à la table des négociations ». Son homologue ukrainien a affirmé peu après que son pays ne négociera pas avec la Russie tant que Vladimir Poutine est président. « Nous négocierons avec le nouveau président », a tranché Volodymyr Zelensky.

Après la contre-offensive réussie de l’Ukraine dans le sud-est du pays début septembre, la Russie a organisé à la hâte des référendums sur l’annexion de quatre régions ukrainiennes occupées : Donetsk, Lougansk, Zaporijjia et Kherson, soit 20 % du territoire. Après la victoire massive et sans surprise du « oui », elles ont été formellement intégrées au territoire russe ce vendredi.

Les dirigeants des pays de l’UE ont publié ce vendredi une déclaration « rejetant » et « condamnant » cette « annexion illégale », accusant Moscou de mettre « la sécurité mondiale en danger ». Les États-Unis parlent, eux, d’annexion « frauduleuse ». La veille, le secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres a lui dénoncé sans équivoque un acte qui n’a « pas de place dans le monde moderne ».

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