Le Premier ministre hongrois, Viktor Orban, ne veut plus des sanctions contre la Russie

Le Premier ministre hongrois, Viktor Orban, ne veut plus des sanctions contre la Russie

La mobilisation des réservistes en Russie provoque des réactions fermes de l'Union européenne qui affirme qu'elle continuera d'apporter tout son soutien à l'Ukraine. L'UE réussira-t-elle à maintenir son unité ? Ou bien divisera-t-elle les 27 ? Viktor Orban veut obtenir une levée des sanctions d'ici décembre 2022.

Il y a trois mois, le dernier paquet de sanctions européennes à l'encontre de la Russie avait dû être négocié pied à pied avec la Hongrie. Viktor Orban maintient donc toujours une sorte de porte-à-faux avec le reste des pays de l'Union européenne.

Les Européens estiment cependant que son idée de s'opposer au renouvellement des sanctions déjà décidées ressemble plus à une posture du Premier ministre à l'intention de l'opinion publique magyare qu'à une véritable menace pour l'unité européenne, d'autant qu'il ne s'agit que de propos rapportés.

L'arrivée probable au pouvoir de l'extrême-droite en Italie, affirme-t-on à Bruxelles, ne changera pas la résolution des 27 et les nouvelles sanctions annoncées par l'UE en marge de l'Assemblée générale de l'ONU pourraient être préparées dans la semaine qui vient.

Un des problèmes auxquels les Européens doivent maintenant faire face est qu'ils ont déjà fortement « déconnecté » l'économie russe de celle de l'Union européenne et qu'ils n'ont donc plus beaucoup de nouveaux secteurs à frapper.

Selon les projets actuels, de nouvelles personnes pourraient être ajoutées à la liste de ceux qui sont interdits d'entrée dans l'UE et dont les avoirs sont gelés. Mais la principale mesure pourrait être d'imposer un prix plafond pour le pétrole importé de Russie avant même l'arrêt des importations prévu pour décembre.