États-Unis: Biden veut suspendre les taxes sur l’essence pour combattre l'inflation

États-Unis: Biden veut suspendre les taxes sur l’essence pour combattre l'inflation

Une mesure censée durer 90 jours. Soit le temps de laisser passer les vacances et les voyages estivaux, ou 90 jours de répit offerts aux consommateurs américains, qui ont l’impression de dilapider leurs économies à chaque fois qu’ils font le plein. La taxe fédérale sur l’essence, c’est 18 cents par gallon (un peu moins de 4 litres). Dans un pays totalement dépendant de la voiture, cela compte, même si par rapport à ce qui se pratique ailleurs, et notamment en Europe, c’est finalement assez peu.

C’est pourtant au-delà des pouvoirs du président. Car il ne s’agit pas d’une décision, mais bien d’un appel, presqu’un appel à l’aide : un appel au Congrès, qui est décisionnaire en la matière. Sauf que même chez les démocrates, tout le monde n’est pas d’accord avec lui.

Alors il ne faut sans doute pas compter sur les républicains. En cette année électorale, ils accusent sans relâche le président d’être responsable de l’inflation. « Faux », dit Joe Biden, qui depuis l’invasion de l’Ukraine ne cesse de parler de hausse des prix de Vladimir Poutine. Il dit comprendre la douleur de ses compatriotes et en parle presque quotidiennement. Pour en appeler au Congrès donc, mais aussi aux États, qui ont leurs propres taxes et aux compagnies pétrolières. Il y a quelques jours, il disait qu’elles gagnaient plus d’argent que Dieu.

Il leur demande maintenant de ne pas profiter de la situation et de répercuter au centime près une baisse des taxes qu’il ne peut que suggérer. 

En suspendant la taxe fédérale sur l’essence de 18 cents pour les 90 prochains jours, nous pouvons baisser le prix de l’essence et donner un peu de répit aux familles. J’appelle les compagnies à répercuter cette baisse aux consommateurs, au centime près. Ce n’est pas le moment d’en profiter. Mais nous pouvons aussi faire baisser le prix de l’essence d’une autre manière. C’est pourquoi ma deuxième décision, c’est appeler les états, soit à suspendre aussi leurs taxes sur les carburants, soit à trouver un autre moyen de donner un peu de répit. Certains états ont déjà agi. J’appelle plus d’état et de gouvernements locaux à agir ainsi. Grâce à notre reprise économique historique, qui a renforcé les budgets des états qui avaient souffert pendant la pandémie, les états sont maintenant suffisamment forts pour se permettre d’agir dans ce sens.