La Banque mondiale s'attend à voir la crise de la dette s'aggraver en 2022

La Banque mondiale s'attend à voir la crise de la dette s'aggraver en 2022

En raison des niveaux élevés d'endettement et de déficit, de nombreux pays subissent "une grave pression financière", et la crise de la dette devrait "continuer à s'aggraver" en 2022, a déclaré lundi le président du Groupe de la Banque mondiale, David Malpass.

Notant que la dette est l'un des deux grands problèmes auxquels est actuellement confrontée la croissance mondiale, M. Malpass a déclaré lors d'une table ronde médiatique organisée pendant les réunions de printemps de la Banque mondiale que 60 % des pays à faibles revenus étaient déjà en situation de surendettement, ou couraient un risque élevé de tomber dans le surendettement.

Les crises de la dette et les dépréciations monétaires constituent un fardeau qui "pèse lourdement sur les pauvres", a-t-il affirmé.

Les réunions de printemps 2022 du Fonds monétaire international (FMI) et du Groupe de la Banque mondiale sont prévues du lundi 18 au dimanche 24 avril.

L'autre grand problème pour la croissance mondiale est l'inflation, qui "provoque d'immenses tensions", a indiqué M. Malpass, notant que les politiques devaient être ajustées pour améliorer l'offre, et pas seulement pour augmenter la demande.

"Les marchés sont tournés vers l'avenir, il est donc vital que les gouvernements et les secteurs privés s'engagent à ce que l'offre augmente, et que leurs politiques favorisent la stabilité monétaire pour faire baisser l'inflation et augmenter les taux de croissance", a-t-il déclaré.

En raison du conflit en Ukraine, le président de la Banque mondiale s'est déclaré profondément préoccupé par la situation des pays en développement, qui sont confrontés à des augmentations soudaines des prix de l'énergie, des engrais et des aliments, ainsi qu'à une forte probabilité d'augmentations des taux d'intérêt.

Dans un contexte d'inflation élevée, de hausse probable des taux d'intérêt, d'affrontements russo-ukrainiens et de ralentissement de la croissance en Chine, la Banque mondiale a abaissé ses prévisions de croissance mondiale pour 2022 à 3,2 %, contre 4,1 % annoncés en janvier, selon M. Malpass.