Brexit: L'Ecosse doit quitter le Royaume-Uni, dit la Première ministre

Brexit: L'Ecosse doit quitter le Royaume-Uni, dit la Première ministre

La seule solution pour l'Ecosse de régler le problème du Brexit, c'est de quitter le Royaume-Uni, a déclaré mardi la Première ministre écossaise Nicola Sturgeon.

Les Ecossais se sont prononcés en faveur du maintien au sein de l'Union européenne lors du référendum britannique de juin 2016, remporté au niveau national par les partisans de la rupture avec 52% des voix.

Le "mépris" que Londres a jusqu'ici manifesté à l'égard d'Edimbourg dans les négociations sur la sortie de l'UE montre que les nations membres du Royaume-Uni ne sont pas traités équitablement, a déploré Nicola Sturgeon devant les délégués du Parti nationaliste écossais (SNP), réunis en congrès.

Dans la mesure où il lui impose de quitter l'UE contre sa volonté, "le Brexit est un problème sérieux pour l'Ecosse", a-t-elle souligné, avant d'affirmer: "La seule solution, c'est de devenir un pays indépendant."

La Première ministre a ajouté qu'elle se prononcerait sur la tenue d'un nouveau référendum d'autodétermination une fois que les conditions de sortie de l'UE auront été précisées. Lors de la dernière consultation, en septembre 2014, le "non" à l'indépendance l'a emporté avec 55,3%.

Les enquêtes d'opinion ne montrent pas de mobilisation sensible dans la population écossaise en faveur de l'indépendance.

Pour compliquer la tâche de Nicola Sturgeon, un tiers des électeurs qui ont soutenu l'indépendance ont aussi voté en faveur du divorce entre Londres et Bruxelles deux ans plus tard.

Ces électeurs ne devraient pas être enclins à soutenir l'indépendance une seconde fois si l'objectif est de ramener l'Ecosse dans le giron de l'UE, explique John Curtice, spécialiste des sondages.

"Le problème de Sturgeon est qu'il est devenu plus difficile pour elle de convaincre un tiers des électeurs écossais qui ont voté 'oui' (en 2014) et en faveur du Brexit", note-t-il.

"Cela signifie que le Brexit est devenu un sujet de division potentiel pour le mouvement nationaliste et non plus un sujet d'unification", a-t-il précisé.