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Le rôle que la technologie peut jouer en aidant
les gouvernements, le secteur privé et la
société civile à agir plus efficacement a pris
une importance considérable aujourd'hui, avec
l'ouverture du Forum ICT Best Practices Afrique
de l'Ouest, qui se tient à Ouagadougou, Burkina
Faso.
Cette manifestation est parrainée et organisée
par le gouvernement du Burkina Faso, la Banque
africaine de développement, la Commission
économique des Nations unies pour l'Afrique
(CEA) ainsi que par le groupe informatique
Microsoft, par l'intermédiaire de son Président
pour l'Afrique, M. Cheick Modibo Diarra. Des
rencontres similaires pour d'autres sous-régions
du continent sont prévues.
Le Forum rassemble les gouvernements, donateurs
et experts venus de tout le continent afin de
partager des expériences spécifiques dans
l'application de solutions technologiques
notamment en matière d'éducation, d'agriculture,
de santé et d'administration. Il sera l'occasion
pour nos pays de s'enrichir de ces expériences
et de mettre en œuvre les solutions qui ont fait
leurs preuves dans d'autres pays. Cet aspect est
important, étant donné la pénurie générale de
talents et d'expérience dans la région, et
devrait susciter une hausse globale des
investissements en matière de technologies.
« Le monde est entré dans une ère où les sources
d'information et de savoir sont devenues un
facteur décisif en termes de compétitivité et de
croissance économique », a déclaré Son
Excellence M. Blaise Compaoré, Président du
Burkina Faso.
« Face au fossé numérique qui menace d'accroître
la marginalisation des pays en voie de
développement, nous devons intensifier
l'introduction d'infrastructures de
communication électronique, afin de saisir les
opportunités offertes par les nouvelles
technologies. Je voudrais que ce Forum soit
l'occasion pour les gouvernements africains, les
institutions qui les conseillent et les experts
en TIC d'échanger leurs expériences pour que
nous puissions construire une société de
l'information généralisée, au service du
développement durable de nos pays. »
La Banque africaine de développement, qui est en
pourparlers avec Microsoft pour la signature
d'accords de partenariat en matière d'allègement
de la pauvreté par le biais de l'éducation, de
l'accès aux technologies et des initiatives en
formation, abonde dans ce sens. Ces trente
dernières années, elle a consacré plus d'un
milliard de dollars au financement de divers
projets dans le domaine des télécommunications,
500 millions à l'étude de plans directeurs et
200 millions au développement institutionnel.
« Nous sommes tous conscients que les TIC ont le
potentiel nécessaire pour permettre à nos pays
de réaliser un pas de géant dans certains
domaines de développement. La dissémination des
meilleures pratiques est une première étape
bénéfique pour sensibiliser les populations à ce
potentiel et je soutiens le Forum à 100 % », a
déclaré M. Donald Kaberuka, Président de la
Banque africaine de développement.
De son côté, la CEA, qui a récemment lancé les
premiers prix TIGA pour l'utilisation des
technologies dans les gouvernements en Afrique,
avec le soutien du gouvernement canadien, estime
que l'accès à l'information et au savoir est une
condition nécessaire pour atteindre les
objectifs du Millénaire pour le développement (OMD),
réduire la pauvreté et encourager la croissance
économique. Tous ces thèmes seront au cœur du
Forum.
« Notre approche doit donc être globale. En
montrant des cas pratiques d'application des TIC
par le biais du Forum, nous pouvons aider les
pays d'Afrique de l'Ouest et du Centre ainsi que
les différents acteurs à dialoguer, mettre en
commun et échanger sur la façon d'accélérer
concrètement le développement
socio-économique », explique M. Abdoulie Janneh,
Secrétaire Exécutif de la CEA.
Pour M. Diarra, président de Microsoft Afrique,
le Forum s'inscrit parfaitement dans le cadre du
programme Unlimited Potential de Microsoft,
initiative à long terme sur l'usage de la
technologie, la formation et les partenariats
pour transformer l'éducation, encourager
l'innovation locale et créer des emplois et des
opportunités.
« Avec UP, Microsoft cherche à entretenir la
croissance sociale et économique pour les
quelque cinq milliards de personnes dans le
monde qui ne connaissent pas encore les
bienfaits de la technologie. D'ici à la clôture
du Forum, samedi, nous disposerons de lignes
directrices, d'idées et d'une feuille de route
pour réussir leur mise en œuvre sur le continent
africain », ajoute-t-il.
Dans le cadre des activités du Forum, la
Fondation pour le renforcement des capacités en
Afrique (ACBF) va s'associer à Microsoft pour
mettre en place un centre de formation d'État,
accroître la culture numérique et aider à
promouvoir des politiques nationales de TIC pour
les pays africains.
L'Organisation des Nations unies pour le
développement industriel (ONUDI) et Microsoft
étendent actuellement leur partenariat dynamique
pour parvenir un business model durable de
remise à neuf d'ordinateurs en Afrique.
L'objectif est de permettre aux petites et
moyennes entreprises d'avoir accès à du matériel
informatique abordable et de qualité. Dans le
cadre de cette nouvelle initiative, Microsoft et
l'ONUDI encourageront la création d'une usine
régionale de recyclage des déchets électroniques
pour l'Afrique de l'Est.
Microsoft a également signé un accord de
partenariat stratégique avec le gouvernement du
Burkina Faso. Aux termes de cet accord,
Microsoft investira dans le renforcement des
capacités TIC et encouragera le développement
d'initiatives d'e-gouvernement pour consolider
l'économie du savoir au Burkina Faso.
Pour en savoir plus sur le Forum ICT Best
Practices Afrique de l'Ouest, vous pouvez
consulter le site
www.ictbestpractices.net .
source:
www.uneca.org
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