Journal de la diplomatie et des affaires

Nouvelle vision de la diplomatie


DIPLOMATIE DES AFFAIRES

Diplomatie: religion et affaires internationales selon Madeleine Albright

En publiant cette année un livre dans lequel elle plaide pour une meilleure intégration des dimensions religieuses dans l'approche diplomatique, l'ancienne secrétaire d'Etat Madeleine Albright montre en même temps combien la perception de la religion a changé au cours des vingt dernières années dans l'approche des politologues.

Il serait faux de prétendre que les religions ont toujours été ignorées dans les relations internationales à l'époque contemporain: ainsi, en France, le Ministre des Affaires Etrangères dispose d'un conseiller pour les affaires religieuses depuis 1921 (l'année de la reprise des relations avec le Saint-Siège). Pourtant, il y a trente ans encore, beaucoup de politologues auraient exprimé une perplexité face à la suggestion d'intégrer la religion dans leur réflexion: nombre d'entre eux étaient plus ou moins convaincus que la religion allait se trouver cantonnée à la sphère privée et que d'autres dimensions idéologiques seraient beaucoup plus pertinentes pour les affaires internationales. Différents développements survenus depuis la fin des années 1970 ont conduit à une réévaluation de ces perceptions.

Nul doute que les réflexions de Samuel Huntington ont aussi contribué à cette prise en compte des facteurs religieux. La religion est un marqueur identitaire fort, argumente Huntington: "Quelqu'un peut être à demi français et à demi arabe, et même être citoyen de deux pays. Il est plus difficile d'être à la fois catholique et musulman." Le «renouveau religieux global» est notamment attribué par Huntington (et d'autres observateurs) à la capacité des religions de fournir une identité dans un contexte mondial de modernisation. De façon plus générale, "l'histoire, depuis des millénaires, prouve que la religion n'est pas une simple 'petite différence', mais la différence entre les peuples la plus profonde qui soit. La fréquence, l'intensité et la violence des guerres civilisationnelles sont nettement aggravées par les différences de foi religieuse." (S. Huntington, Le Choc des civilisations, Paris, Ed. Odile Jacob, 1997, p. 281) Les événements du 11 septembre 2001 sont venus renforcer cette perception.

La religion est "revenue d'exil" dans les relations internationales, pour reprendre le titre d'un livre sur le sujet. Et ce retour d'exil ne doit pas simplement être vu à travers le prisme du "choc des civilisations", ou du "fondamentalisme". Ce n'est pas non plus un retour au passé. La religion se restructure dans le contexte de "modernités multiples" et les facteurs religieux agissent dans un contexte multinational, global, sans précédent, note Scott M. Thomas (in Fabio Petito et Pavlos Hatzopoulos, Religion in International Relations: The Return from Exile, New York, Palgrave MacMillan, 2003, p. 23).

Il ne s'agit pas simplement de la prise en compte les acteurs religieux dans les conflits, mais aussi du potentiel d'acteurs religieux pour intervenir dans la solution de tensions internationales: un exemple connu a été celui de la médiation de la communauté (catholique) de Sant'Egidio dans le conflit du Mozambique. Dans un ouvrage publié en 1994, des auteurs américains avaient évoqué la religion comme "dimension manquante" dans l'activité diplomatique (Douglas Johnston et Cynthia Sampson, Religion, the Missing Dimension of Statecraft, New York/Oxford, Oxford University Press, 1994). La religion n'est ainsi pas simplement vue comme une source potentielle de tensions, mais aussi comme partie des solutions. On en arrive à la conclusion qu'ignorer la religion est tout simplement faire de la mauvaise politique.

En même temps, les acteurs religieux sont loin de pouvoir imposer leur volonté (rien ne dit que des fidèles se détermineront uniquement ou avant tout en fonction de leurs croyances religieuses), et leurs motivations sont rarement de nature uniquement théologiques: c'est la religion en interaction avec d'autres éléments qu'il faut considérer.

Le récent livre de l'ancienne secrétaire d'Etat américaine Madeleine Albright, The Mighty And the Almighty: Reflections on America, God, And World Affairs (New York, HarperCollins, 2006), a précisément pour thèse l'importance des facteurs religieux et la nécessité pour les diplomates de comprendre la puissance et la place de la religion. Lors de la récente conférence annuelle de l'American Academy of Religion à Washington (18-21 novembre 2006), elle a partagé ses observations et a répondu à certaines questions des universitaires rassemblés pour l'écouter.

Pourquoi avoir écrit ce livre? Parce que, durant ses années dans les fonctions de secrétaire d'Etat, la religion lui parut avoir de plus en plus d'importance. Madeleine Albright n'hésite pas à déclarer (de façon peut-être un peu optimiste) que, s'il n'y avait pas la dimension religieuse, le problème de Jérusalem aurait été résolu depuis longtemps.

En même temps, si toutes les religions ont fait parfois l'objet d'usages abusifs et si les livres sacrés de différentes traditions religieuses contiennent des références parfois sanglantes et, on y trouve aussi des références à la paix, à la justice, au respect envers les êtres humains, ajoute Madeleine Albright. Son livre fournit plusieurs exemples, rencontrés durant sa carrière, de ces extrêmes, allant du meurtre "justifié" par des convictions religieuses aux exemples les plus admirables de dévouement et de pardon au nom de la foi religieuse également.

De façon très pragmatique, l'ancienne ministre des affaires étrangères redevenue professeur (à la célèbre Université de Georgetown) déclare que la question qui l'intéresse "dans la perspective de résoudre des problèmes". Madeleine Albright explique appartenir à une génération de politologues qui pensaient qu'il était plus facile de résoudre des problèmes en laissant la religion à la porte: mais elle a aujourd'hui changé d'avis. Même si elle admet continuer à rencontrer un certain scepticisme de la part des professionnels des relations internationales. Et même si elle concède qu'il y a des situations dans lesquelles la réconciliation n'est pas possible. Mais la conclusion de son livre affirme qu'elle ne croit pas au caractère inéluctable d'un "choc des civilisations".

C'est aussi une question de formation et de connaissances: beaucoup de diplomates, remarque-t-elle, en savent long sur l'histoire et la langue des pays dans lesquels ils sont envoyés, mais pas toujours autant sur leur religion. Cependant, en ce qui concerne les États-Unis, Madeleine Albright pense que l'initiative de l'International Religious Freedom Act (IRFA), adopté par le Congrès en 1998 (et qui charge notamment le Département d'Etat d'établir chaque année un rapport évaluant la liberté religieuse et les atteintes à celle-ci dans chaque pays du monde), a contribué à former un cadre de diplomates devenant plus familiers avec les facteurs religieux. Aux yeux d'Albright, le secrétaire d'Etat devrait d'ailleurs avoir des conseillers pour les affaires religieuses. L'idée de l'ancienne secrétaire d'Etat est que, de la même façon qu'un chef de la diplomatie dispose d'experts sur les questions économiques, il devrait aussi avoir accès à des experts sur les dimensions religieuses.

Un autre aspect que souligne Madeleine Albright est le recours à des dirigeants religieux comme "personnes ressources": pas pour les asseoir à la table des négociations (elle se montre trop attachée à la séparation de la religion et de l'État), mais pour offrir leurs conseils et avis dans la résolution de conflits. Elle ajoute que ces dirigeants religieux auront cependant probablement aussi besoin d'être formés pour offrir une aide utile: il s'agirait pour eux de comprendre - par exemple - les techniques de négociation.

Probablement des universitaires pourraient-ils aussi apporter leur contribution sur une base régulière et institutionnelle, par exemple dans le cadre du Foreign Service Institute, suggère en outre Madeleine Albright.

En tout cas, ce sont des questions que l'on ne peut traiter en considérant la dimension religieuse de façon isolée: cela s'inscrit dans la question plus vaste de l'espace changeant des relations internationales, avec des idées comme le droit d'intervention au nom de principes humanitaires. "Nous nous trouvons entre le concept de souveraineté de l'État et le devoir d'intervention."

Dans le contexte actuel et les débats aux États-Unis, il était difficile de ne pas aborder l'actualité brûlante du Moyen-Orient, sur laquelle Madeleine Albright exprime des opinions qui ne vont évidemment pas exactement dans le même sens que l'actuel gouvernement américain: elle craint que l'Irak ne reste dans l'histoire "le plus grand désastre de la politique étrangère américaine", en raison de ses conséquences non recherchées. Elle plaide pour un dialogue tant avec l'Iran qu'avec la Syrie et rappelle qu'elle le dit depuis plusieurs années: "on fait la paix avec ses ennemis, pas avec ses amis". Et d'ajouter que la plupart des diplomates américains partagent aussi cette opinion.

Là aussi, remarque-t-elle, la religion aura, selon elle, un rôle à jouer: "Tant en Iran qu'en Irak, nos diplomates doivent faire participer les chefs religieux." Elle se souvient manifestement ici de l'erreur – évoquée dans son livre – de n'avoir eu aucun contact avec Khomeiny et ses proches au moment de la Révolution islamique d'Iran. "Nous fûmes pris au dépourvu par la révolution d'Iran pour la simple raison que nous n'avions jamais rien vu de ce genre. En tant que force politique, l'islam passait pour décliner, pas pour croître."

Elle se montre aujourd'hui critique face à ceux qui prônent l'exclusion systématique du jeu politique pour les formations politiques islamistes, rappelant au passage que nombre de partis aujourd'hui considérés comme légitimes se trouvaient à un moment de leur histoire en dehors du cadre légal, voire même associés à des activités violentes. Albright voit dans l'inclusion des partis islamistes la meilleure chance de déboucher sur une acceptation des principes démocratiques par ces groupes.

Elle ne néglige pas - même si ce n'est pas directement ici notre sujet - des questions comme celle de la pratique de la torture dans la "guerre contre le terrorisme": "Nous ne devrions pas la pratiquer, et certainement pas la justifier." Selon elle - et l'on retrouve ici des échos de discussions non dénuées d'implications religieuses sur la mission des États-Unis - l'Amérique est "un lieu particulier" (a special place), avec une responsabilité envers le reste du monde: "Abou Ghraib et Guantanamo nous ont dépouillés de notre autorité morale."

Cependant, elle refuse de transformer cette position des États-Unis en un mandat divin, quand elle affirme que l'Amérique n'a pas pour mission de répandre le christianisme et pas de vocation divine pour diffuser la démocratie. Elle admet cependant dans son livre que l'image que l'Amérique a d'elle-même a toujours été influencée, faiblement ou fortement selon les périodes, qu'elle est l'instrument du Ciel.

Madeleine Albright n'ignore pas les critiques adressées aux États-Unis en matière religieuse, y compris leurs interventions dans le monde au service de la liberté religieuse: celles-ci ne servent-elles pas avant tout les intérêts du prosélytisme de groupes chrétiens, en particulier évangéliques? plus largement, ne sont-elles pas au service de la politique étrangère américaine, permettant notamment d'ajouter un argument de plus à la critique de régimes peu sympathiques à la politique de Washington? Madeleine Albright ne nie pas que des initiatives telles que l'IRFA soulèvent certaines questions et puissent avoir été vues par certains milieux comme un milieu de protéger surtout des chrétiens. Cependant, la Commission sur la liberté religieuse internationale (un organisme consultatif, qui est également l'un des résultats de l'IRFA) est "très œcuménique et consciente des problèmes"; elle aborde des questions sur lesquelles toutes les tendances politiques peuvent tomber d'accord. Quant au prosélytisme et aux tensions qu'il provoque, Albright les relativise: toutes les religions font du prosélytisme, estime-t-il, et le vrai problème est plutôt la démonisation de personnes appartenant à d'autres religions.

En ce qui concerne l'attitude du gouvernement américain actuel par rapport à la dimension religieuse dans son approche politique et, en particulier, l'attitude du président George Bush Jr., Albright explique que son livre était parti du présupposé que cette attitude représentait une anomalie dans l'histoire américaine. Sa recherche l'a convaincue qu'il n'en était rien et que chaque président américain a fait référence à Dieu, de façon parfois d'ailleurs assez doctrinaire. Son livre en offre un bref aperçu, de présidents aux convictions très libérales (comme Thomas Jefferson [1743-1826], qui avait composé sa propre version des Evangiles, excluant tous les faits miraculeux – "il est difficile d'imaginer un dirigeant politique américain aujourd'hui faisant de même", note Albright) à un William McKinley (1843-1901) expliquant avoir reçu de Dieu dans la prière la certitude de devoir envahir les Philippines pour éduquer et christianiser les habitants (bien que ceux-ci aient été depuis longtemps christianisés par les catholiques espagnols).

Cependant, pour en rester à l'époque contemporaine, si Carter était un président religieux, Albright estime qu'il ne laissa pas ses convictions religieuses guider la politique étrangère du pays – elle souligne néanmoins dans son livre que les convictions religieuses de Carter eurent une influence directe dans certains cas, par exemple dans l'accord de Camp David entre Israël et l'Egypte en 1978, Carter ayant été capable de comprendre à cause de sa propre foi les convictions religieuses de ses interlocuteurs et de faire appel à celles-ci. Selon Albright - il faut bien sûr replacer aussi ce propos dans le contexte des luttes partisanes aux États-Unis - le président Bush serait trop certain de faire ce qui est juste en raison de sa relation avec Dieu et serait allé un pas plus loin que ses prédécesseurs en laissant entendre que ceux qui allaient contre les États-Unis allaient également contre Dieu. Elle infléchit cependant un peu ce jugement dans la conclusion de son livre, en écrivant que, "malgré des erreurs de jugement", le gouvernement Bush "n'est pas engagé dans une croisade religieuse". Nous laisserons aux spécialistes et historiens de la présidence américaine le soin de confirmer ou contredire l'évaluation d'Albright.

Pour ceux qui étudient depuis des années les facteurs religieux dans l'environnement international, le plus important ne réside pas dans les évaluations sur l'actuelle politique américaine; de même, les propos de Madeleine Albright n'apportent rien de radicalement nouveau, même si elle présente ces questions avec talent et sous unhe forme aisément accessible. L'intérêt de ses observations est directement lié à l'auteur qui développe ces analyses, une personne qui a été à la tête de la diplomatie de la plus grande puissance mondiale et a donc eu une expérience de première main de la pratique des relations internationales au quotidien: qu'une telle figure, parvenue au stade de la réflexion sur son expérience, souligne l'importance des dimensions religieuses suffirait à confirmer, s'il en était encore besoin, que la religion ne peut plus être ignorée dans les affaires internationales et les analyses politologiques.




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                          DIPLOMATIE DU DÉVELOPPEMENT

Alstom Power intéressé par le nucléaire civil indien

Le groupe inaugure un centre antipollution à Calcutta.

 
AVEC une démographie galopante et l'ambition affichée de devenir la deuxième puissance économique mondiale, l'Inde a un cruel besoin d'énergie. Un défi de taille pour Delhi, qui entend maintenir une croissance de 7,5 % à 8 % par an sur la prochaine décennie. Une aubaine, aussi, pour les géants internationaux du secteur. Dont Alstom. « L'Inde est un passage obligé. L'Asie représente 60 % des commandes d'énergie du monde. L'Inde à elle seule représente au moins la moitié de cette demande », confie Philippe Joubert, président d'Alstom Power et vice-président du groupe, de passage à Delhi.

Il a inauguré le 27 octobre un centre antipollution à Calcutta avant de se rendre à Baroda (Gujarat), où a été lancé le dernier projet hydroélectrique d'Alstom.

Centrales au charbon

« Le charbon revient à la mode, mais pose des problèmes écologiques, souligne Philippe Joubert. Mais même si 45 % à 50 % de l'énergie indienne proviennent du charbon, ce n'est pas si énorme que cela. » Soulignant que 40 % de l'énergie dans le monde sont en fait générés par la houille noire. Le tout, c'est de « nettoyer ». Un créneau que la firme française exploite à fond en Inde.

Concurrent de Bharat Heavy Electricals Ltd (BHEL), le géant indien de l'énergie, sur nombre de projets, Alstom Power s'est associé avec lui dans le secteur thermique. En octobre 2005, les deux groupes ont signé un accord pour développer des centrales au charbon de 800 mégawatts, un partenariat prévoyant un transfert de technologie.

Le fleuron d'Alstom Power en Inde relève du domaine hydraulique. Il s'agit du projet de centrale hydroélectrique de 2 000 mégawatts de Subansiri, dans l'Assam et l'Arunachal Pradesh.

Philippe Joubert balaie d'un revers de la main les arguments selon lesquels l'Inde n'est pas un marché facile. Il est vrai qu'Alstom y est arrivé dès 1910, bien avant l'indépendance du pays en 1947. « C'est une très longue tradition, dit-il. Toutes nos ressources humaines sont là ». Aujourd'hui, le groupe emploie en Inde quelque 3 000 personnes, essentiellement des Indiens. L'essentiel est de trouver les bons partenaires. Et de faire confiance. « En termes de propriété intellectuelle, par exemple, nous n'avons aucun souci dans ce pays, affirme-t-il. Nous collaborons en toute quiétude avec Infosys, une firme de consultants leader des technologies de l'information pour la recherche et le développement. »

Enfin, Alstom Power entend bien ne pas laisser passer le train du nucléaire. Delhi mène des négociations avec Washington, qui devraient lui permettre de développer son programme nucléaire civil. La firme tricolore fournit déjà des turbines à vapeur à Delhi. Le marché pourrait devenir encore plus porteur.

Source: Le Figaro, MARIE-FRANCE CALLE


Le vêtement est devenu "made in monde"

près l'explosion des importations de Chine, le retour de quotas a permis d'endiguer l'invasion. Le « made in monde» a remplacé le « made in France».

SAVEZ-VOUS d'où vient cette chemise que vous portez ce matin ? À cette question simple, la réponse peut se révéler plus complexe qu'on ne le pense. La toile peut avoir été tissée au Pakistan, teinte en Chine, puis cousue au Bangladesh avant d'être expédiée au Sri Lanka pour l'ajout de boutons. Une étiquette fabriquée en Tunisie - mais arborant la mention « made in France» - peut enfin lui avoir été ajoutée dans le cadre de finitions réalisées dans un atelier de l'Hexagone. La mondialisation a touché le textile habillement bien avant le reste de l'économie, aux dépens d'usines occidentales soumises à une litanie de faillites et de suppressions d'emplois.

Aujourd'hui, les professionnels se réorganisent face à cette nouvelle donne. En 2005, ils avaient dû encaisser le choc chinois. Maintenant, ils gèrent l'après-quotas, réintroduits il y a un peu plus d'un an. Retour en arrière : le 1er janvier 2005, les limitations sur les importations de vêtements fabriqués en Chine en vigueur depuis dix ans sont levées. Les acheteurs de la grande distribution ou de chaînes spécialisées s'engouffrent dans la brèche : de gigantesques capacités de production et des prix défiant toute concurrence entraînent un bond de 47 % des importations d'habillement de Chine en Europe. La Chine devient notre premier fournisseur, avec environ un tiers du marché. Le contrecoup frappe les industries textiles du Maroc (- 7 %), de Tunisie (- 6 %), du Bangladesh, de Roumanie, etc. De nouveaux quotas sont, dans l'urgence, remis en place en juin 2005 par l'Union européenne, jusqu'en 2008 cette fois, sur dix catégories de produits (T-shirts, pulls, pantalons...). Un an plus tard, ces contingentements provisoires ont permis de rééquilibrer un tant soit peu les approvisionnements. Sur les sept premiers mois de l'année, l'Égypte voit par exemple ses exportations vers l'Union européenne remonter de 7 %, après une chute de 3 % l'an dernier. Le Maroc et la Tunisie parviennent à limiter leur recul, et une amélioration de l'activité sur place devrait apparaître au second semestre.

 

Hongkong plaque tournante

Cela n'empêche pas l'Asie d'accroître quand même son écrasante domination. Globalement, le continent représente 68 % de nos approvisionnements cette année (53 % il y a deux ans). L'Inde, après avoir vu ses ventes à l'Europe bondir de 32 % en 2005, poursuit sa dynamique avec une hausse de 27 %. Le Bangladesh, dont les industriels redoutaient la déferlante chinoise comme la fin du monde, s'en tire bien (+ 38 %). Quant à la Chine, ses exportations se sont théoriquement stabilisées : + 1 % vers l'Europe et même un recul de 1 % vers la France. En théorie seulement, car le boom de 272 % de Hongkong apparaît pour le moins suspect. L'ancienne ville-État sert en fait de plaque tournante pour exporter une production réalisée en grande partie en Chine continentale.

Ces quotas n'ont pas non plus réussi à limiter la tendance de fond à la délocalisation : les importations de vêtements en Europe progressent cette année de 13 %, pour atteindre 60 milliards d'euros, au détriment de la production locale. Pragmatiques, les acheteurs ont intégré ces nouvelles règles du jeu. En témoigne l'évolution du salon Fatex, qui réunira les professionnels à Paris du 7 au 9 novembre. À l'origine, ce rendez-vous fut créé à Troyes, pour représenter les industriels français de la confection. En 1995, il s'installe à Paris, ne s'ouvre à des exposants étrangers qu'en 1999, et accueille ses premiers producteurs asiatiques en 2002. Quatre ans plus tard, les Français ne représentent plus que 9 % des exposants venus de 30 pays, tandis que la Chine domine.

Hausse des exportations de France

Chacun essaye désormais de trouver sa place dans cette nouvelle géographie. Si la Chine s'impose comme un dragon polyvalent, des spécialités locales se dessinent. L'Inde est réputée pour le linge de maison, les accessoires, les foulards, la broderie. On fait faire des basiques en maille (T-shirts et pulls) au Bangladesh, du linge de maison et du jean au Pakistan, des vêtements pour enfants à Madagascar et l'Île Maurice, du sportswear au Maghreb, des vestes en Ukraine ou en Biélorussie, des pièces en lin dans les pays Baltes, des costumes en Roumanie et Bulgarie...

En France, pendant ce temps, les industriels encore en vie poursuivent leur mutation vers les services. En amont, ils fournissent du patronage, des prototypes. En aval, des finitions et de la logistique. Tout n'est pas perdu : la France enregistre une hausse de 5 % de ses exportations d'habillement cette année.

La levée des quotas provisoires sur la Chine au début 2008 menace de bouleverser à nouveau ces équilibres fragiles. « Une partie de la production va fatalement rebasculer vers la Chine. Mais je ne pense pas que les donneurs d'ordre vont y retourner tête baissée », estime Gildas Minvielle, responsable économique à l'Institut français de la mode. La leçon de l'an dernier, avec l'engorgement des ports et le blocage de commandes, reste dans les mémoires. Mais certains militent déjà pour une négociation de nouveaux quotas.

Source: Le Figaro, FLORENTIN COLLOMP



Plusieurs ambassadeurs ont fait la promotion de la diplomatie des affaires et des investissements en travers le monde. Nous publions ici les déclarations, les articles et les communiqués les plus pertinents


ANGOLA

La diplomatie économique est cruciale pour l'émancipation de l'Afrique

L'ambassadeur d'Angola en Tanzanie Brito Sozinho a dit que le foyer de la diplomatie et de la coopération économique sud-sud entre les pays africains est cruciale pour l'émancipation du contienent africain.

Brito Sozinho a fait cette déclaration au cours de l'audience lui concedée par le président exécutif du groupe tanzanien "IPP", Reginald Mengi, qui compte des affaires dans les secteurs de l'information, informatique, boissons et refrigerants, produits 'hygiéniques, expertise et exploitation de mines de diamants, or, platine entre autres pièrres précieuses.

Le diplomate angolais a souligné qu'avec la fin du conflit politique et militaire, la diplomatie de l'Angola a tourné son foyer vers le secteur économique, ajoutant que.les pays africains doivent se sentir orgueilleux d'avoir des investisseurs locaux intéressés à contribuer au développement économique du continent.

Il a indiqué que la mission diplomatique angolaise prépare une invitation à un groupe d'hommes d'affaires de la Tanzanie, dans le cadre des investissements en Angola, ajoutant qu'avec la globalisation, nous avons besoin de travailler ensemble dans le domaine économique, notamment en développant les relations sud-sud," Brito Sozinho a profité de l'occasion pour offrir à l'homme d'affaire tanzanien un exemplaire du livre sur l'Angola intitulé "l'avenir commence maintenant".qui détaille les ressources économiques et les potentialités d'investissement.

Pour sa part, Reginald Mengi a déclaré qu'il est temps des pays africains de se consacrer au développement économique au lieu de continuer à "chanter la même chanson de libération".

Mengi a appellé également les pays africains à s'ouvrir aux opportunités d'affaires pour assurer une paix durable dans le continent. "Les fils de ce continent doivent se sentir propriétaires de leurs économies", a-t-il ajouté. Il a, par ailleurs, critiqué les banques commerciales d'empêcher le développement de l'Africque, à cause des conditons strictes qu'elles imposent pour débloquer des crédits.

L'homme d'affaires tanzanien également fait appel aux afriacins à investir pour le développement du continent en produisant une nouvelle richesse, des postes de travail, de la stabilité et du bien-être de la population, au lieu d'investir hors de l'Afrique.

Source : Angola Press


PHILIPPINES

Manille utilise la diplomatie économique pour répondre à la hausse du prix du brut

La présidente philippine Gloria Macapagal-Arroyo a ordonné d'appliquer la stratégie de la diplomatie économique pour répondre à la crise générée par la hausse du prix du pétrole, a rapporté au mois de mai dernier la presse locale.

La présidente Arroyo espère qu' "une attitude diplomatique et calme face au problème de l'augmentation des prix du pétrole brut sur le marché mondial pourra favoriser des solutions durables", a rapporté le journal Philippine Daily Inquirer, citant le secrétaire à l'Energie, Vincent Perez Jr.

Le secrétaire était parti  pour Amsterdam, capitale néerlandaise, afin de participer au 9e Forum international de l'énergie, dans le but de "faire part de l'appel d'urgence des pays non-producteurs de pétrole", selon le journal.

Source : XINHUANET


ANGOLA-CANADA

L`ambassadeur d’Angola au Canada en faveur d`une gestion transparente des économies africaines

L`Ambassadeur d`Angola au Canada, Miguel N`Zau Puna, a souligné mardi, à Ottawa, la nécessité des pays africains de consolider la démocratie et de promouvoir la paix, la sécurité et le développement, ainsi que la gestion transparente de leurs économies.

En qualité de doyen du corps diplomatique africain accrédité dans ce pays d`Amérique du nord, Nzau Puna a défendu ce point de vue lorsqu`il présidait l`acte central des festivités de la journée de l`Afrique, célébrée mardi le 25 Mai.

En abordant l`actuelle phase de changements qui s`opèrent dans le continent africain, le chef de mission diplomatique angolaise au Canada a déclaré qu`elle a été galvanisée par le mécanisme d`évaluation du Nouveau partenariat pour le développement économique (Nepad), ayant en vue la consolidation de la démocratie, la promotion de la paix, la sécurité et du développement, ainsi que de la transparence dans la gestion de l`économie pour le bien-être des populations africaines.

Il a ajouté que les Africains soutiennent les efforts du Canada, qui a su adopter des mesures pratiques visant à lutter contre la pauvreté, le Vih/Sida et les guerres, qui menacent sérieusement la survie de notre continent.

Nzau Puna a, à ce propos, rappelé l`octroi de près de 500 millions de dollars canadiens destinés à promouvoir la croissance économique, le renforcement des institutions démocratiques et la priorité donnée au programme quinquennal pour le développement social de l`Afrique.

Pour sa part, le représentant des autorités canadiennes, Mauril Belanger, qui s`adressait aux présents, a garanti que son pays continuerait à prêter une attention spéciale à l`Afrique, dont les problèmes font partie des priorités de l`agenda de l`actuel Premier ministre.

Source : Angola press


BELGIQUE

L’ambassadeur de Belgique en cote d'ivoire a annoncé  une aide de  8 à 9 milliards de francs CFA. a la Côte d'ivoire

L'ambassadeur de Belgique, M. Willy de Buck, a été reçu en audience hier en fin de matinée par le Chef de l'État, à sa résidence de Cocody. Après un entretien en strict huis clos, le diplomate belge a fait un long résumé des chapitres abordés avec le Président Laurent Gbagbo. Évoquant le dernier rapport de l'ONU, M. Willy de Buck a expliqué que sur ces questions importantes, son pays préfère l'approche multilatérale.

Concernant les grands axes de son entretien avec le Chef de l'État, voici ce que le diplomate a déclaré à la presse : "Cela fait plus de sept mois que j'ai pris mes fonctions en tant qu'Ambassadeur de Belgique en Côte d'Ivoire. C'était l'occasion de passer en revue l'état de la coopération bilatérale avec mon pays; de lui dire les progrès enregistrés, notamment les décisions qui ont été prises de soutenir la Côte d'Ivoire pour tout ce qui est redéploiement de l'administration territoriale, processus de démobilisation, désarmement et réinsertion. La Belgique va contribuer avec d'autres bailleurs de fonds à ce processus, à concurrence de 8 à 9 milliards de francs CFA."

Avec son hôte, il a également insisté sur les progrès nécessaires à accomplir pour permettre au processus de paix passablement grippé de redémarrer. Afin que les efforts faits par les amis de la Côte d'Ivoire ne demeurent pas vains. La sécurité et la rentabilité des investissements belges réalisés en Côte d'Ivoire ont constitué un des points forts de l'audience. A ce sujet. M. Willy de Buck a fait part des inquiétudes de certains opérateurs économiques belges au Président Laurent Gbago.


MAROC

L`AMBASSADEUR DU MAROC EN FRANCE POUR L`ADHESION DE LA TURQUIE A L`UNION EUROPEENNE

L`ambassadeur du Maroc en France Hassan Abouyoub a exprimé ce mardi à Paris le souhait de son pays de voir la Turquie adhérer à l`Union européenne.

"La Turquie a vocation à être membre de l`Union européenne, tant par l`histoire que par la géographie. Pour moi, cette adhésion programmée se fera un jour", a-t-il affirmé, à l`ouverture d`un colloque international intitulé "Les défis du monde arabe".

Selon M. Abouyoub, qui fut ministre du Commerce, puis de l`Agriculture du Royaume chérifien, le blocage du processus d`adhésion de la Turquie à l`Union européenne présente "les dangers" d`être perçu comme "une simple méfiance" vis-à-vis d`un pays musulman.

"Il ne sert à rien de se voiler la face. Il y a derrière le débat actuel sur l`adhésion de la Turquie à l`Union européenne, la perception que les États européens, majoritairement chrétiens, se font de l`Islam. L`Europe ne peut prôner le dialogue des cultures et des civilisations et exclure dans le même temps, la Turquie tout simplement, parce qu`elle est musulmane", a ajouté le diplomate marocain.

Il a en outre critiqué le peu de "considération" accordée par l`Union européenne, à ses relations avec le Maghreb dont le regard est, a-t-il dit, désormais plus tourné vers ses nouveaux adhérents.

"Je n`exagère rien en disant que pour l`Union européenne, les relations avec le Maghreb n`ont pas assez d`importance. Les quelques formules du genre 5+5 ne suffisent pas à contredire ce constat qui traduit le caractère très subsidiaire du Maghreb pour l`Union européenne", a déploré l`ambassadeur du Maroc en France.

Pour lui, les États arabes, au premier rang desquels ceux d`Afrique du Nord, doivent se ressaisir pour consolider leur unité à travers des ensembles comme l`Union du Maghreb arabe (UMA) qui regroupe l`Algérie, la Libye, le Maroc, la Mauritanie et la Tunisie.

"A mon avis, le débat porte actuellement moins sur l`adhésion de la Turquie, qui me semble totalement acquise, que sur les relations que les États arabes, dont ceux du Maghreb entendent entretenir avec l`Union européenne élargie", a encore fait savoir Hassan Abouyoub.

Depuis plusieurs mois, l`adhésion de la Turquie à l`Union européenne est devenue une question controversée, qui alimente de vifs débats politiques dans les États européens, dont la France.

Le président français, Jacques Chirac, s`était prononcé jeudi dernier, lors d`une conférence de presse, en faveur de l`adhésion "à moyen terme" de la Turquie à l`Union européenne alors que l`Union pour la majorité (UMP), son parti, s`y est "formellement opposée".


ANGOLA-ONU

L’ambassadeur angolais à l’ONU fait appel au secteur privé d`appuyer la prévention des conflits.

L’ambassadeur d’Angola aux Nations Unies, Ismael Gaspar Martins, a appelé vendredi, à New-York, le secteur privé à appuyer la prévention de conflits, le maintien et la consolidation de la paix.

Ismael Martins a lancé cet appel au cours d`un débat du Conseil de Sécurité sur le rôle du secteur privé dans la prévention de conflits, maintien et la consolidation de la paix et sans préjugé de l`aide au développement, comme définie par la conférence des Nations unies pour les pays les moins avancés.

Le diplomate angolais a souligné la nécessité de mobiliser des ressources additionnelles, notamment du capital privé étranger, par le biais de grandes entreprises, afin que tous les pays atteignent le même développement du Millénaire.

Selon l`ambassadeur, du fait que beaucoup de pays se trouvant en situation d`après-guerre, notamment les pays africains ces progrès ne seront jamais atteints sans un effort conjoint des États, du secteur privé et des organisations non gouvernementales.

Ismael Martins a affirmé que le secteur privé ne peut seulement avoir comme objectif la recherche du bénéfice, mais il doit contribuer au développement des pays où il opère, et a mis en évidence l`importance du processus de Kimberley comme forme d`empêcher, par le trafic illégal des diamants, le financement des conflits.

Il a attiré l`attention pour la récente Conférence internationale de Berlin (Allemagne), où près de 8,2 milliards de dollars américains ont été donnés comme garantie pour financer la reconstruction de l`Afghanistan.

L`ambassadeur angolais a l`ONU a caractérisé cette conférence comme étant le modèle à utiliser pour aider les pays qui émergent des conflits armés, et a souligné la nécessité d`avoir uneégalité d`opportunité entre tous les pays à la période d`après-guerre.

D`autres aspects souligné par Ismail Martins comme étant des facteurs essentiels pour la création de conditions économiques nécessaires à la mobilisation et au receuil des ressources pour l`Angola sont: les efforts déployés par le gouvernement angolais dans les réformes au niveau politique, judiciaire, l`adhésion au mécanisme d`évaluation du NEPAD et le récent accord signé avec le Fonds Monétaire International (FMI).

Source :Angola Press


ÉTATS-UNIS D’AMÉRIQUE

Thomas T. Riley, ambassadeur des USA au Maroc, encourage la diplomatie des affaires.

Serein et visiblement très satisfait de son poste d’ambassadeur des USA au Maroc, lui qui n’est pas diplomate et qui a une fibre sensible pour la promotion des Affaires (avec un grand A), Thomas T. Riley était venu à Marrakech, son bâton de pèlerin à la main, rassurer les hommes d’affaires de la région sur les multiples et non moins précieux avantages qu’ils ont à tirer de l’accord de libre-échange, récemment conclu entre les deux pays.

Au terme de cette rencontre, « L’Opinion » a eu rendez-vous avec lui lors d’un point de presse où la langue de bois n’avait pas droit au chapitre.

« C’est ma 1ère sortie que je consacre à cette ville emblématique à bien des égards, après 2 mois sur ma nomination. Je ne suis pas diplomate de formation, ni de profession puisque j’ai été toujours porté sur les affaires, c’est-à-dire que j’ai une fibre pour tout ce qui est économique. Voilà pour la présentation ».

Qu’en est-il maintenant des intentions ?

« Je viens à Marrakech rassurer les opérateurs économiques de la région avec lesquels j’ai eu une importante réunion, ce matin même, sur les précieuses opportunités et les grands avantages qu’ils auront à tirer de l’accord de libre-échange que nos 2 gouvernements viennent de signer. A l’occasion, je tiens à souligner le gros travail de sensibilisation accompli par le diplomate marocain M. Taieb El Fassi Fihri qui aura finalement tout dit et expliqué aux acteurs concernés. Qu’ils se rassurent et qu’ils comptent sur notre soutien, notre assistance voire l’encadrement technique en cas du besoin notamment dans le textile et la technologie. C’est un accord qui accroîtra les opportunités d’exportation et parant élargira le cercle des investisseurs américains au Maroc qui ne compte que 120 sociétés pour le moment, un chiffre qui ne correspond guère à l’excellence des relations qui lient nos 2 pays amis. Vous savez, dit-il, mes importantes références sont plutôt à dominante économique, c’est pourquoi j’ai la ferme conviction d’explorer de nouvelles niches pour le développement de votre économie. Déjà, l’Agence Américaine du Développement International (USAID) a débloqué 30 millions de dollars pour le soutien du développement de l’économie marocaine, durant les 5 prochaines années ».

On en vient à deux questions éminemment importantes parce qu’elles font l’actualité à savoir, le dossier du Sahara et la candidature du Maroc à l’organisation de la Coupe du Monde.

Là dessus, ses propos ont été encore clairs comme de l’eau de roche.

« Bien sûr que nous soutiendrons le Maroc dans sa candidature pour l’organisation de la Coupe du Monde. Pour ce qui est du dossier du Sahara, je peux vous dire clairement que notre gouvernement n’a nullement l’intention d’imposer un quelconque règlement aux parties concernées. J’ai confiance en l’ingéniosité et le bon travail d’approche de James Baker dans la perspective d’un compromis politique.


JAPON

L'ambassadeur Japonais apprécie l'amélioration de l'environnement de l'investissement au Vietnam

L'environnement de l'investissement au Vietnam s'est considérablement amélioré, a affirmé Norio Hattori, ambassadeur du Japon, lors de sa rencontre de jeudi avec des journalistes.

L'ambassadeur Norio Hattori a fait savoir que les entrepreneurs japonais partageaient son appréciation. C'est la raison que le Japon a classé le Vietnam au 4e rang parmi les pays en attrayance de l'environnement d'investissement, après les États-Unis, la Chine et la Thailande. Auparavant, le Vietnam n'était qu'à la 8e place.

Cependant, a-t-il poursuivi, le Vietnam devrait avoir les changements pour rendre l'environnement d'investissement plus attrayant. Actuellement plusieurs investisseurs japonais sont retournés au Vietnam et la 2e vague d'investissement des entreprises japonaises a commencé. Le Vietnam devrait en profiter à fond, pour éviter ce qui lui est arrivé en 1992, quand les investisseurs japonais étaient arrivés impétueusement au Vietnam puis s'étaient retirés lors de la crise financière et monétaire en 1997.

L'ambassadeur Norio Hattori a exprimé sa conviction en engagements et en détermination des dirigeants vietnamiens d'améliorer l'environnement d'investissement, manifesté en particulier dans la récente déclaration du vice-Premier ministre Vu Khoan à Ho Chi Minh-Ville.

Pour aider les entrepreneurs japonais à mieux comprendre les politiques et l'environnement d'investissement au Vietnam, l'Ambassade du Japon à Hanoi organisera à mi-avril dans la ville portuaire d'Osaka, en coordination avec les services intéressés du Vietnam, un séminaire sur la promotion des investissements au Vietnam, auquel participera une délégation des officiels vietnamiens conduite par le vice-Premier ministre Pham Gia Khiem. Y sera présenté le rapport sur l'initiaitive commune Japon-Vietnam sur l'amélioration de l'environnement d'investissement et l'amélioration de la compétitivité du Vietnam.

Quant à l'Aide publique au développement (APD), l'ambassadeur Norio Hattori a réaffirmé l'engagement japonais à accorder de l'APD au Vietnam en biais des projets sur les constructions infrastructurales, des transports, de l'électricité, du développement urbain, de l'amélioration de l'environnement,... en vue d'aider le Vietnam à impulser le taux de croissance durable. Le Japon s'est engagé récemment à financer 1,5 milliard d'USD au projet de développement de la sub-région du Mékong. Cependant, le Japon s'intéresse au rythme de déboursement des APD au Vietnam. Pour rendre efficace l'utilisation de l'APD, la mise en réalisation de l'Accord sur les investissements Japon-Vietnam s'avère importante.

La coopération du tourisme entre les deux pays a été améliorée considérablement, a estimé le diplomate japonais. Le Vietnam a supprimé la demande de visa en faveur des touristes japonais, et a proposé la signature d'un accord sur le tourisme. La demande est examinée par la partie japonaise, a-t-il fait savoir.

Selon M. Norio Hattori, le Japon examinera la proposition du Vietnam sur l'aide dans le règlement des embouteillages à la ville de Hanoi.

Source :  AVI


CHINE

L'ambassadeur chinois apprécie les relations stratégiques de coopération entre la Chine et l'Egypte

L'ambassadeur chinois en Égypte a souligné lundi l'importance des relations de son pays avec l'Égypte, à l'occasion du 5e anniversaire de l'établissement des relations stratégiques sino-égyptiennes de coopération tournées vers le 21e siècle.

"Il s'agit d'un grand événement dans les relations sino- égyptiennes", a affirmé l'ambassadeur Wu Sike lors d'une interview exclusive accordée à Xinhua.

"Cette décision est correcte et clairvoyante, et les relations sino-égyptiennes sont entrées dans une nouvelle ère depuis lors", a fait remarquer M. Wu.

Durant les cinq années écoulées, la Chine et l'Égypte ont maintenu des relations durables qui s'améliorent constamment. Elles ont également encouragé la coopération dans les domaines politique, économique, culturel et technologique, a-t-il indiqué.

L'ambassadeur chinois a par ailleurs passé en revue les échanges de visites de haut niveau entre les deux pays, en particulier celle du président chinois Hu Jintao, en janvier dernier, en Égypte.

"La visite de M. Hu a renforcé les relations stratégiques sino- égyptiennes de coopération. A cette occasion, M. Hu a souligné avec le président égyptien Hosni Moubarak que cette coopération était en conformité avec les intérêts des deux peuples et pourrait favoriser la paix, la stabilité et le développement dans la région et dans le reste du monde", a-t-il relevé.

Par ailleurs, les relations entre les partis au pouvoir et les comités de consultation des deux pays se sont également intensifiées, a ajouté M. Wu.

La Chine et l'Égypte jouissent d'une relation très spéciale puisque l'Égypte a été le premier pays arabe et africain à établir des relations diplomatiques avec la Chine, a rappelé M. Wu.

"L'Égypte est aussi le premier pays en développement avec lequel la Chine a établi les relations stratégiques de coopération ", a-t-il souligné.

"Cela montre que la Chine accorde une grande importance au développement des relations avec l'Égypte, ainsi qu'avec d'autres nations arabes et africaines", a-t-il dit.

La décision d'établir des relations stratégiques sino- égyptiennes de coopération a été prise lors de la visite de M. Moubarak en Chine en 1999.

La Chine et l'Égypte ont établi des relations diplomatiques le 30 mai 1956 et les relations bilatérales ont connu un développement régulier. Selon les statistiques des douanes chinoises, le volume des échanges commerciaux entre les deux pays a atteint 1 milliard de dollars en 2003, soit une croissance de plus de 15% par rapport à l'année précédente, d'autant plus que les exportations égyptiennes vers la Chine ont augmenté de 75%.

Source : l'Agence de Presse Xinhua


MADAGASCAR

DES OPPORTUNITÉS D’AFFAIRES A SAISIR, SELON L'AMBASSADEUR MALGACHE AU JAPON

Séjournant au pays à quelques jours de l'arrivée d'une mission économique japonaise, l'ambassadeur malgache au Japon, Radifera B. Jocelyn, entouré de ses proches collaborateurs Mme Rasolo Nirina et Martin Rakotonaivo, a rencontré hier la presse locale.

Ce représentant de Madagascar a déclaré sans hésitation que la venue des hommes d'affaires nippons a pour but, dans un premier temps de recueillir le maximum d'informations possibles sur les potentialités de la Grande Ile en matière de ressources naturelles et commerciales ainsi que les opportunités d'investissements. Autrement dit, il s'agit d'une mission de prospection et d'évaluation. En second lieu, ces opérateurs " souhaiteront participer à des rencontres d'affaires sous forme de forum, symposium, tables rondes regroupant toutes les parties intéressées (administration, secteurs privés japonais et malgaches, partenaires internationaux de développement )".


Ainsi, du 2 au 15 avril prochains, 18 hommes d'affaires japonais, composés essentiellement de patrons de PMI et de PME, effectueront une visite de travail afin de prendre contact avec leurs homologues malgaches en vue de tisser des liens économiques plus étroits et plus fructueux. L'objectif final est de promouvoir les initiatives de projets concrets de partenariat et de coopération. A signaler que cette mission purement économique a été le fruit des efforts déployés par le nouveau diplomate malgache. Un ancien fonctionnaire de la Banque Mondiale au Japon (1992-1997), Jocelyn Radifera n'est pas un étranger au monde économique nippon. Depuis sa nomination à la tête de la chancellerie malgache au Japon, il n'a pas ménagé ses efforts pour attirer les opérateurs d'investir à Madagascar. Outre l'aménagement du local de l'ambassade pour plus de visibilité des produits en provenance de Madagascar, l'équipe de Jocelyn Radifera a participé à des conférences et des rencontres internationales afin de faire connaître la Grande Ile.

A titre d'exemple, lors de la conférence organisée par l'Association japonaise des parfums et assaisonnements le mois de novembre dernier à Osaka, l'ambassadeur a évoqué les récentes réformes et les changements entrepris par le nouveau régime notamment au niveau du monde des affaires. Du 9 au 12 mars derniers, diverses sociétés malgaches ont exposé leurs produits ( artisanat, produits finis, épices...) au cours de la 29è édition du Foodex au Japon. La vanille, le girofle ainsi que la canelle de Madagascar ont séduit les visiteurs. Pour l'ambassadeur Radifera, les exportateurs malgaches devraient miser sur le label "produit biologique". Les consommateurs japonais ont des habitudes culinaires bien établies basées sur des aliments "frais", "naturels" susceptibles de leur apporter un "bien-être". Bref, des opportunités à saisir pour les deux parties

Source : Madagascar Tribune



                                     

 

   

Sommaire   

   

1. Grande Entrevue
2. Opinion
3. Finances - Investissement
4. Commerce - Économie.

5. Diplomatie
6. Coopération
7.
Bâtisseur
8. Évènements 

  9. Nomination
10. Agenda
11. Mission Commerciale

 

   
 

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