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PRÉSIDENT
LANSANA CONTÉ
LA RÉCOMPENSE
Partisan
inlassable de la paix et du développement malgré les
soubresauts politiques, le Président de la Guinée a obtenu
une juste récompense de ses engagements passés et présents.
En
juillet 2001 à Paris, le Conseil International des Managers
Français remettait au Général Lansana Conté le Grand
Prix Paix et Développement. De l’avis du jury, cette
distinction répondait à deux constatations :
-
La Guinée a créé un environnement propice aux affaires en
libéralisant
l’économie et en
permettant aux opérateurs économiques de trouver un
cadre pour s’épanouir. La Guinée est l’un des pays
africains où le capital est en majorité détenu par les
nationaux. Une bourgeoisie locale dynamique s’est créée.
Ces pionniers des
temps modernes dont une partie a fourbi ses armes à l’extérieur
sont en effet les véritables acteurs de l’économie
nationale.
-
La Guinée est devenue stable. En effet, nul n’est censé
oublier les récentes attaques des rebelles qui avaient pris
pied dans le territoire national. Autour du Général Président,
pouvoir et opposition se sont accordés pour vaincre
l’ennemi. On n’en n’ a pas trop parlé. Mais cette
action d’envergure menée de main de maître par le Président
CONTE aura permis à la région Ouest-Africaine d’éviter
un autre Liberia ou Sierra-Leone.
Son
refus poli d’une force d’interposition
entre les rebelles et l’armée régulière guinéenne aura
été une vision de haute portée stratégique qui nous aura
épargné un conflit sans fin car mort-n
é.
Cela
est à l’honneur du Chef de l’État Guinéen.
Autrement
dit, en vue de l’encourager dans cette voie qui est la
recherche constante de la paix, la sécurisation du monde
des affaires et en vue de l’appuyer dans les réformes
audacieuses pour faire avancer la société guinéenne, le
CIMA a tenu à rendre hommage à un véritable fils de
terroir, attaché à ses racines ancestrales et foncièrement
marqué par sa
culture. Comme il ne cesse de le dire.
«Tout se passe ici, dans ce pays la Guinée.»
Aucune
immixtion extérieure. Simple vérité qui a l’art de désarmer
ses plus valeureux et farouches adversaires.
En
octobre dernier, à CONAKRY, au cours de la cérémonie
officielle de remise, nous avons largement développé ces
raisons et aucune critique objective, de l’intérieur que
de l’extérieur n’est venue démentir nos propos. De la
persévérance Président ! La Guinée et l’Afrique t’en
seront redevables.
CONSOLIDATION
DE LA DÉMOCRATIE,
DE L’ÉTAT DE DROIT, DE L’UNITÉ NATIONALE, DE LA PAIX
CIVILE ET DE LA GESTION SAINE DE L’ÉCONOMIE
Résolument
tourné vers l’avenir, le Président Lansana Conté a placé
son mandat sous le signe de la consolidation de la démocratie,
de l’État de droit, de l’unité nationale, de la paix
civile et de la gestion saine de l’économie.
Joignant l’acte à la parole, il a multiplié les
initiatives d’assainissement moral des activités économiques
et financières, visant essentiellement à combattre le fléau
de la corruption. Certes,
la Guinée ne manque ni de ressources naturelles ni de
volonté nationale de prendre un élan définitif vers
l’avenir; mais ses chances de réussite tiennent également
de son ouverture au monde, et notamment de la confiance que
pourraient lui accorder les investisseurs étrangers.
Bien entendu, ouvert sur le monde et ardent défenseur
de la coopération, le Président guinéen ne croit pas
moins que le développement de la Guinée reste avant tout
l’œuvre des Guinéens eux-mêmes.
«Je
tiens tout d’abord à préciser qu’il ne saurait y avoir
développement d’un pays sans l’adhésion et
l’implication de tous ses fils et de toutes ses filles.
Nous avons hérité d’une situation
socio-économique assez difficile. Il a fallu tout
d’abord réconcilier les Guinéens, les mobiliser autour
d’un projet de société tourné vers le libéralisme tout
en garantissant les libertés fondamentales.
Aujourd’hui, les Guinéens jouissent de tous leurs
droits et s’expriment librement. »
Pour
ce faire, la Guinée désormais ouverte sur l’extérieur,
a mis en place une structure incitatrice et propice à
l’attention des investisseurs étrangers.
Je veux parler du cadre juridique garantissant les
capitaux investis dans notre pays, le rapatriement des bénéfices
tels que définis par le code des investissements.
«L’État est là pour
encourager l’initiative privée, non pour produire
à votre place. Si chacun à son niveau fait ce qu’il doit
faire, nos progrès seront rapides et, dans deux ou trois
ans, vous en constaterez les effets sur vos conditions de
vie. Mais il
faut savoir aujourd’hui reconnaître les priorités.
Or, certains nous incitent à mettre la charrue avant
les bœufs. Je
pense ici à nos amis étrangers qui observent avec beaucoup
d’intérêt ce qui se passe en Guinée, mais attendent
pour accroître leur aide, que nous prenions des «mesures
de redressement». Redressement
n’est pas un mot qui me fait peur.
La rigueur financière, la réorganisation des
entreprises publiques, l’assainissement monétaire, je
suis d’accord avec cela.
Mais est-ce que je peux
demander aux Guinéens de travailler plus et de
manger moins?»
«
Les investisseurs étrangers auront vraiment
confiance en nous quand ils nous verront à l’œuvre, et
la Guinée aujourd’hui a plus besoin de foi en ses capacités
d’auto développement que de capitaux».
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