GABON
Les
nouvelles orientations de la diplomatie Économique
gabonaise
La dernière conférence des ambassadeurs
ayant redéfini les nouveaux centres d'intérêt de notre
ays, notre politique étrangère est appelée à se
redéployer oui d'atteindre les objectifs ainsi fixés.
Dans cette nouvelle donne, l'économie et e commerce
tiennent une place privilégiée.
LA IXe Conférence des ambassadeurs, qui
s'est tenue du 27 au 31 juillet 2004, a débouché sur
de nouvelles orientations de la diplomatie gabonaise.
«L'examen stratégique et des priorités de la politique
étrangère du Gabon ayant révélé que l'action
diplomatique de notre pays devrait pouvoir s'orienter
vers d'autres centres d'intérêt...», notamment sur le
plan économique, commercial, touristique et de la
lutte contre la pauvreté, qui vont bien évidemment
s'ajouter aux missions classiques qui ont toujours
caractérisé cette diplomatie.
Le ministre d'Etat, ministre des
Affaires étrangères et de la Coopération, Jean Ping,
avait d'ailleurs donné le ton, mercredi dernier, à
l'ouverture officielle de la IXe Conférence des
ambassadeurs, lorsqu'il affirmait, qu' «un nouvel
âge de politique étrangère s'est ouvert avec la fin de
la guerre froide caractérisée par la bipolarité du
monde» : Est et Ouest. Mais depuis "la fin de
l'histoire", c'est-à-dire, "l'effondrement du
bloc soviétique", l'ajustement subséquent de la
politique extérieure du Gabon s'imposait comme une
nécessité, eu égard à l'avènement du nouvel ordre
mondial.
RESOLUTIONS DES CONFLITS
• Cette nouvelle donne internationale,
marquée par le triomphe du néolibéralisme, le culte du
marché et le primat de l'économique sur le politique,
recommande vivement que les pays d'Afrique en général
et le Gabon en particulier, procèdent à des réformes
de leur politique étrangère. Le nouvel ordre mondial
apparaissant comme l'unification du monde en un unique
marché.
Chez nous particulièrement, les plus
hautes autorités de la République, en tête desquelles
le président Omar Bongo Ondimba, avaient pris le parti
de sauver d'abord et avant tout l'Afrique des guerres
interminables et des conflits multiformes dans
lesquels elle s'était engluée, avant d'amorcer son
développement. Toute chose qui explique sans doute
l'orientation de la politique étrangère du Gabon vers
les résolutions des conflits en Afrique. Mais à côté
de cette option pacificatrice, face aux spectaculaires
mutations et nouveaux enjeux internationaux, la
dimension économique et commerciale dans la
diplomatie, gabonaise notamment, s'inscrit désormais
comme une priorité, pour peu que l'on considère que la
paix va de pair avec le bien-être.
Cette quête du bien-être économique
amorcée par notre pays depuis quelques années doit
être désormais un des leitmotivs de l'action
diplomatique gabonaise, une diplomatie véritablement
au service du développement, un des objectifs majeurs
auxquels les autorités de notre pays sont désormais
attachées.
DEVELOPPEMENT•
L'on peut aisément remarquer la matérialisation de
cette politique étrangère, axée sur le développement,
à travers la dynamique coopération entre le Gabon et
la Chine, qui contribue, à n'en point douter, au
développement de notre pays par la construction
d'hôpitaux, des infrastructures publiques, etc. Et la
visite du président chinois Hu Jin Tao à Libreville
est à cet égard révélatrice du renforcement de l'axe
Libreville-Beijin.
A mettre également à l'actif de cette
diplomatie au service du développement le renforcement
des liens entre Libreville et Rabat qui a donné lieu à
la visite du roi Mohammed VI au Gabon, ponctuée
notamment, par l'engagement pris par une entreprise
marocaine de construire dans notre
pays plusieurs centaines de logements.
On peut également relever la récente visite du
président brésilien, Lula Da Silva, qui a
manifestement scellé les liens d'amitié et de
coopération entre nos deux pays, dans des domaines
aussi sensibles que la santé, la culture et la
recherche scientifique. On peut également ajouter à ce
florissant tableau de chasse de la diplomatie
gabonaise au service du développement, la visite aux
Etats-Unis du président Bongo Ondimba au mois de mai
dernier, marquée par la signature d'un important
accord aérien entre nos deux pays pour favoriser les
échanges.
Certes, la prise en compte «des
questions militaires et politiques» dans la
politique étrangère de notre pays est indispensable,
mais sans pour autant obérer la dimension économique,
commerciale et culturelle pour contribuer au
développement de notre pays.
Source : Journal l'Union Plus
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