MiCHEL
BERNIER
Promouvoir le partenariat
"La France n'est pas grande quand elle est
arrogante, elle n'est pas forte si elle
est solitaire", a déclaré M. Barnier à
l’occasion de la douzième Conférence
annuelle des ambassadeurs.
"Voilà ce que je veux dire à nos 150
ambassadeurs", a-t-il poursuivi. "Je veux
en effet qu'à une culture de souveraineté,
à une culture d'autorité, on ajoute
désormais cette culture d'influence et de
partenariat". La France s'était retrouvée
complètement isolée le 30 juillet à Genève
au sein du Conseil des ministres
européens, où aucun des 24 autres Etats
membres n'a voulu la suivre dans son
opposition au nouveau projet d'accord à l'OMC
(Organisation mondiale du commerce).
Au dernier sommet européen, les 17 et 18
juin, la France n'avait pas réussi à faire
élire à la présidence de la commission
européenne le Premier ministre belge, Guy
Verhofstadt. Elle a finalement soutenu la
candidature du Premier ministre portugais
José Manuel Durao Barroso, dont l'annonce
le 12 août de la nouvelle équipe, où le
commissaire français obtient les
Transports, a provoqué un tollé dans une
partie de la classe politique française.
Le Monde a récemment lancé un débat en se
faisant largement l'écho de ces réactions
et en titrant en première page: "Pourquoi
la France perd de l'influence à
Bruxelles".
Quelque trois cents ambassadeurs et chefs
de représentations diplomatiques de la
France se réunissent jeudi et vendredi à
Paris. Les diplomates et leurs invités
plancheront lors de plus de vingt tables
rondes et lors de déjeuners de travail sur
"l'ensemble des défis, de court et de long
terme, auxquels la France est confrontée
et les moyens dont elle dispose
aujourd'hui, ou qu'elle devra mobiliser à
l'avenir, pour atteindre ses objectifs",
selon le Quai d'Orsay.
Source : Ministère français des Affaires
étrangères |