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NOUVELLES
ÉCONOMIQUES
LIBYE
Feu vert de l'OMC
Les Membres de l'OMC sont
convenus au mois de juillet dernier de
commencer les pourparlers avec la Libye
concernant sa demande d'accession, ce qui
porte à 25 le nombre actuel de pays
candidats.
La décision a été prise au Conseil général
le 27 juillet. Conformément à la procédure
normalement suivie pour la négociation des
accessions, le Conseil général est convenu
de créer un groupe de travail chargé
d'examiner la demande de la Libye, ce qui
constitue la première étape du processus
d'accession. La Libye a pour la première
fois demandé à accéder à l'OMC en décembre
2001.
Le groupe de travail, qui est ouvert à
tous les Membres de l'OMC, commencera ses
travaux dès qu'un président aura été nommé
par le Président du Conseil général en
consultation avec les représentants des
Membres et le représentant de la Libye.
En tant que pays candidat, la Libye
bénéficiera également du statut
d'observateur auprès de l'OMC pendant les
négociations en vue de son accession.
Mme Najat Mehdi Al-Hajjaji, Ambassadeur et
Représentante permanente de la Jamahiriya
arabe libyenne auprès de l'OMC, s'est
adressée au Conseil général immédiatement
après la décision.
Elle a dit que son pays se réjouissait à
la perspective d'accéder à l'OMC dans le
but de favoriser son développement
économique, de diversifier ses sources de
revenu, de bénéficier d'avantages
économiques et de consolider ses bonnes
relations commerciales et économiques avec
les États Membres de l'OMC, l'objectif
étant le développement économique de tous.
Vingt-quatre autres pays négocient
actuellement les conditions de leur
accession à l'OMC
BÉNIN-CANADA
Bénin- Canada: Bientôt un site
d'enfouissement sanitaire à Cotonou
Le ministère des affaires étrangères et de
l'intégration africaine du Bénin (Maeia) a
signé un protocole d'entente avec le
Canada sur un projet qui porte
essentiellement sur la mise en place à
Cotonou d'un système intégré de gestion
des déchets solides et la construction
dans la ville d'un site d'enfouissement
sanitaire.
Le protocole d'entente, qui porte sur un
projet de gestion de déchets solides a
pour but à terme de mettre en place à
Cotonou un système intégré de gestion des
déchets solides et la construction dans la
ville d'un site d'enfouissement sanitaire.
Pour l'ambassadeur du Canada au Bénin, la
signature de ce protocole d'entente
atteste de l'intérêt commun des 2 parties
de relever le défi que constitue
l'environnement pour les pays d'Afrique.
Mme Michèle Lévesque s'est dite ravie de
signer ledit protocole qui marque, selon
elle, le départ d'une collaboration
fructueuse entre le Bénin et le Canada.
Elle a remercié à cet effet les autorités
béninoises pour avoir identifié le Canada
comme partenaire de ce projet de plusieurs
volets dont la 1ière phase est
déjà en cours de réalisation par l'Ong
Oxfam Québec qui s'emploie à collecter et
traiter les déchets solides ménagers à
Cotonou.
Avec la prochaine construction d'un site
d'enfouissement sanitaire à Cotonou, s'est
réjoui le ministre Rogatien Biaou,
l'amélioration des conditions de vie des
populations sera désormais une réalité.
Pour le ministre des affaires étrangères
en effet, la signature du protocole
d'entente marque un grand pas dans la
résolution définitive des problèmes de
déchets solides au Bénin. environnementaux
du pays.
Source : LE MATINAL, Bénin
SINGAPORE
Singapore Airlines : ACHAT DE 31 BOEING
B777-300ER
La compagnie aérienne Singapore Airlines
(SIA) a signé une lettre d'intention pour
acheter 31 Boeing B777-300ER d'une valeur
de quelque 7,35 milliards de dollars.
La lettre d'intention prévoit 18 commandes
fermes pour livraison entre 2006 et 2010.
Des options ont été également prises sur
13 appareils du constructeur américain.
Le coût total comprend les moteurs General
Electric GE90-115B, des moteurs de
rechange et des pièces. Singapore
Airlines deviendra en 2006 la première
compagnie aérienne à mettre en service le
super jumbo Airbus A380-800, qui peut
transporter jusqu'à 550 passagers mais
sera configuré pour SIA à moins de 500
sièges.
ALGÉRIE
L'Algérie espère 30 milliards de dollars
de recettes pétrolières en 2004
Les recettes de la compagnie pétrolière
algérienne Sonatrach atteindront près de
30 milliards de dollars d'ici la fin de
l'année, selon le PDG de la compagnie,
Mohamed Meziane. Le ministre algérien des
finances, Abdelatif Benachenhou, avait,
récemment, déclaré que les exportations
d'hydrocarbures devaient s'établir entre
24 et 28 milliards de dollars à la fin
2004.
Le patron de la Sonatrach a, par ailleurs,
précisé que "les recettes prévues durant
le deuxième semestre 2004 devraient
dépasser la barre des 15 milliards de
dollars", soit une hausse de près de deux
milliards de dollars par rapport à celle
enregistrée lors du premier semestre. En
2003, les recettes réalisées par Sonatrach
avaient atteint 24 milliards de dollars
CHINE
Chine: 470 millions de dollars pour
dessaler l'eau de mer
Selon la Commission pour les Sciences et
les Technologies de Tianjin, 3 projets de
dessalement de l'eau de mer, d'une
capacité totale de 420 000 M3 par jour,
seront lancés d'ici 3 ans dans cette
ville, avec un volume d'investissement de
3,91 milliards de yuans (470 millions de
dollars).
Kaifa, une compagnie singapourienne de
traitement de l'eau, établira dans le
district de Dagang à Tianjin une usine de
dessalement de l'eau de mer d'une capacité
journalière de 100 000 tonnes d'eau douce,
pour un investissement de 750 millions de
yuans. Après quoi, la compagnie Kaifa
assurera l'approvisionnement en eau des
industries et des habitants du district de
Dagang. Kaifa envisage d'élever sa
capacité de production jusqu'à 150 000
tonnes d'eau douce par jour d'ici 2008.
De son côté, le groupe d'industrie
chimique Bohai mettra sur pied en 2006
dans le district de Tanggu une usine de
dessalement d'une capacité de traitement
de 200 000 tonnes d'eau de mer par jour
pour un investissement de 3 milliards de
yuans.
ANGOLA
Investissement français en Angola
Des hommes d`affaires français installeront prochainement un
aviaire d`une capacité de 50 mille
poussins, à Kwanza-Sul (littoral
centre), en vue de développer
l’aviculture dans la région. Selon
un rapport de la direction
provincial du ministère de
l`Agriculture et développement rural
parvenu à l`ANGOP, il est également
prévue l`installation d`une usine de
rations pour appuyer cette activité.
Le développement de l`aviculture
dans cette province, a souligné la
note, a démarré en 2000, avec
l`acquisition de 30.000 poulets, en
provenance de la République de
Zimbabwe. Ces poulets ont été remis
aux familles paysannes de cette
région, propriétaires des aviaires,
a ajouté le document.
Le développement de l`aviculture
dans la province de Kwanza-sul vise,
entre autres objectifs, la
production des oeufs et des poulets
destinés au marché local,
contribuant ainsi à la réduction de
l`importation de volaille dans cette
province.
Angola Press
ALGÉRIE
L’Algérie en 2010 : Un besoin de 570 milliards de dinars
(presse)
Les besoins de l’Algérie en investissement
national et en investissement direct
étranger (IDE) sont estimés à 570
milliards de dinars cumulés à l’horizon
2010.
C’est ce qu’indique une étude portant sur
l’évolution des filières industrielles et
leur développement à l’horizon 2010, dont
les résultats ont fait l’objet d’une
communication présentée par le ministre de
l’Industrie, El Hachemi Djaâboub, au
Conseil de gouvernement de mercredi
dernier. L’étude en question avait pour
objectif de « fournir une base
d’information actualisée sur l’état de
l’industrie nationale, établir des
diagnostics des filières, et recenser les
filières porteuses de croissance ».
L’analyse du cadre macroéconomique, de la
politique industrielle ainsi que
l’évaluation du potentiel de croissance et
de compétitivité effectuée dans le cadre
de cette étude, ont mis en exergue « les
caractéristiques de l’industrie algérienne
dominée par les hydrocarbures ». En guise
de recommandations, le schéma de
développement des filières établi par
l’étude préconise pour les industries
stratégiques « l’encouragement du
partenariat avec les grands groupes
industriels et de l’investissement direct
étranger pour les industries à vocation
régionale ainsi que l’apport en capitaux
au profit de petites et moyennes
industries et des services ». Elle
préconise également des mesures visant à
améliorer « l’environnement
institutionnel, fiscal et bancaire et la
mise en place de mécanismes d’aide au
choix des technologies et de
partenariat ».
Bien qu’elle soit largement à la portée
d’un pays comme l’Algérie qui recèle
d’énormes potentialités d’investissement
dans différents secteurs d’activité, la
satisfaction des besoins en investissement
(national et IDE) relevés par l’étude
reste entièrement dépendante du
parachèvement des dispositions
législatives, réglementaires et
institutionnelles destinées à attirer les
investissements. L’Algérie, affirment des
économistes, pourra même, dans le cas
d’une amélioration significative du climat
de l’investissement, attirer jusqu’à 5 à 6
milliards de dollars d’IDE par an. En
matière d’attraction d’IDE, l’Algérie,
faut-il le souligner, a été, durant les
trois dernières années, l’un des pays
africains les plus prisés. A tel point
qu’elle a surclassé l’Egypte qui occupait
jusqu’ici la deuxième place après
l’Afrique du Sud. En chiffres, le Conseil
national de l’investissement (CNI) a agréé
en 2003 des projets d’investissement
direct étranger (IDE) d’un montant global
de 2,3 milliards de dollars.
Parmi ces projets, figure notamment celui
de la société Kahrama (société mixte
constituée entre Algerian Energy Company
(AEC) et l’américaine Black and Veatch
Africa Limited) qui consiste à réaliser, à
Arzew, une usine de dessalement d’eau de
mer combinée à des moyens de conversion de
gaz naturel en électricité. Le montant du
projet est estimé à 450 millions de
dollars. L’autre projet est l’octroi de la
troisième licence de téléphonie mobile GSM
à la société koweïtienne Wataniya pour un
montant de 1,1 milliard de dollars, dont
421 millions pour l’achat de la licence et
le reste pour l’investissement en
équipements. La réalisation d’une
cimenterie, à Relizane, par le leader
mondial du ciment le suisse Olcim pour un
montant de 180 millions de dollars, ainsi
que la réalisation par le cimentier
égyptien Orascom Cement Algeria de la
deuxième ligne d’une capacité de 2
millions de tonnes /an pour un montant de
près de 200 millions de dollars, sont
parmi les autres projets. Outre les 2,3
milliards de dollars validés par le CNI,
l’Agence nationale de développement des
investissements (ANDI) a enregistré des
intentions d’investissement étranger d’un
montant d’environ 1 milliard
de dollars
(75 milliards de dinars) durant l’année
2003.
L’investissement direct étranger (IDE)
dans le secteur des hydrocarbures est
passé de 671 millions de dollars en 1999 à
2,3 milliards USD en 2003, soit 10% des
flux des IDE des pays africains hors
Afrique du Sud, selon les données citées
par la revue Energie et Mines éditée par
le ministère de l’Energie et des Mines. Un
montant cumulé d’investissements de 8,6
milliards d’USD a été investi, durant la
période 1999/2003, par des sociétés
étrangères en association avec Sonatrach
et ses filiales dans les domaines de
l’exploration et du développement des
gisements existants, ajoute la revue dans
son deuxième numéro paru récemment.
Par Salah Slimani, El Watan
PÊCHE
Une crise mondiale de la pêche : Il est
urgent d’agir si on veut l’éviter
L’absence d’une véritable gouvernance de
l’océan dans la plupart des régions a
conduit les zones de pêches parmi les plus
abondantes du monde au bord de la
catastrophe. C’est ce que nous dit John
Virdin, un consultant spécialiste de
l’environnement, à la Banque mondiale.
Une combinaison de différents éléments a
entraîné une surexploitation mondiale :
les progrès de la technologie de pêche qui
ont permis aux bateaux de pêche de prendre
plus de poissons que jamais auparavant,
une explosion démographique sur les côtes,
les subventions octroyées à leurs flottes
de pêche par les pays développés, et cette
demande pour les produits de la mer qui ne
cesse de croître.
Le résultat : un quart des principales
zones de pêche du monde est aujourd’hui
surexploité, et 40% sont pleinement
exploités. Cette surexploitation, aggravée
par une mauvaise utilisation des terres, a
fait des poissons d’eau douce une des
espèces animales les plus menacées au
monde. Aujourd'hui, 20% ont disparu, sont
menacés de disparition ou sont considérés
comme vulnérables. Les poissons
commercialement importants comme le labre
Napoléon, un poisson des récifs
coralliens, la légine australe, la légine
antarctique, le requin pèlerin ou éléphant
de mer, et le requin baleine sont en passe
de figurer sur la liste des espèces en
voie de disparition.
La surexploitation s’ajoute à la perte de
l’habitat et à la pollution pour menacer
la survie de nombreuses espèces, y compris
des mammifères marins, des tortues, des
oiseaux de mer et des invertébrés.
Quatre-vingts espèces figurent déjà dans
la catégorie la plus menacée et 28 autres
sont considérées comme étant fortement
menacées si un contrôle de leur pêche
n’est pas établi.
Une véritable quadrature du cercle sur
le plan commercial
La plupart des grandes zones de pêche
du monde se trouvent dans des eaux qui
appartiennent à des pays à faible
revenu et à revenu intermédiaire.
Leurs poissons sont pêchés en grandes
quantités par des bateaux qui, eux,
appartiennent à des pays développés et
fonctionnent grâce aux subventions de
leurs gouvernements. Ces dernières
sont énormes au niveau mondial : entre
12 et 20 milliards de dollars EU.
Les flottes industrielles ne sont pas
les seules à augmenter la pression sur
les ressources de la mer. Le nombre
des pêcheurs a quadruplé. Il comprend
essentiellement des pêcheurs
artisanaux dans les pays en
développement qui pêchent pour se
nourrir, ou pour gagner leur pain.
L’augmentation de la pêche oblige les
flottes de pêche au niveau mondial à
travailler plus dur pour pêcher le
même nombre de poissons. En fait, les
prises des poissons les plus
populaires sont en baisse depuis 1988.
Au cours des 50 dernières années, le
nombre de morues, de thons, de mérous
et de requins, c’est-à-dire les
poissons de mer de plus grande valeur,
a chuté d’environ 90%.
Source:
Banque mondiale
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