Journal de la diplomatie et des affaires

Journal en cours 

Septembre-Octobre 2004


NOUVELLES ÉCONOMIQUES

LIBYE

Feu vert de l'OMC

Les Membres de l'OMC sont convenus au mois de  juillet  dernier de commencer les pourparlers avec la Libye concernant sa demande d'accession, ce qui porte à 25 le nombre actuel de pays candidats.

La décision a été prise au Conseil général le 27 juillet. Conformément à la procédure normalement suivie pour la négociation des accessions, le Conseil général est convenu de créer un groupe de travail chargé d'examiner la demande de la Libye, ce qui constitue la première étape du processus d'accession. La Libye a pour la première fois demandé à accéder à l'OMC en décembre 2001.

Le groupe de travail, qui est ouvert à tous les Membres de l'OMC, commencera ses travaux dès qu'un président aura été nommé par le Président du Conseil général en consultation avec les représentants des Membres et le représentant de la Libye.

En tant que pays candidat, la Libye bénéficiera également du statut d'observateur auprès de l'OMC pendant les négociations en vue de son accession.

Mme Najat Mehdi Al-Hajjaji, Ambassadeur et Représentante permanente de la Jamahiriya arabe libyenne auprès de l'OMC, s'est adressée au Conseil général immédiatement après la décision.

Elle a dit que son pays se réjouissait à la perspective d'accéder à l'OMC dans le but de favoriser son développement économique, de diversifier ses sources de revenu, de bénéficier d'avantages économiques et de consolider ses bonnes relations commerciales et économiques avec les États Membres de l'OMC, l'objectif étant le développement économique de tous.

Vingt-quatre autres pays négocient actuellement les conditions de leur accession à l'OMC


BÉNIN-CANADA

Bénin- Canada: Bientôt un site d'enfouissement sanitaire à Cotonou

Le ministère des affaires étrangères et de l'intégration africaine du Bénin (Maeia) a signé un protocole d'entente avec  le Canada sur un projet qui  porte essentiellement sur la mise en place à Cotonou d'un système intégré de gestion des déchets solides et la construction dans la ville d'un site d'enfouissement sanitaire.

Le protocole d'entente, qui porte sur un projet de gestion de déchets solides a pour but à terme de mettre en place à Cotonou un système intégré de gestion des déchets solides et la construction dans la ville d'un site d'enfouissement sanitaire. Pour l'ambassadeur du Canada au Bénin, la signature de ce protocole d'entente atteste de l'intérêt commun des 2 parties de relever le défi que constitue l'environnement pour les pays d'Afrique. Mme Michèle Lévesque s'est dite ravie de signer ledit protocole qui marque, selon elle, le départ d'une collaboration fructueuse entre le Bénin et le Canada. Elle a remercié à cet effet les autorités béninoises pour avoir identifié le Canada comme partenaire de ce projet de plusieurs volets dont la 1ière phase est déjà en cours de réalisation par l'Ong Oxfam Québec qui s'emploie à collecter et traiter les déchets solides ménagers à Cotonou.

Avec la prochaine construction d'un site d'enfouissement sanitaire à Cotonou, s'est réjoui le ministre Rogatien Biaou, l'amélioration des conditions de vie des populations sera désormais une réalité. Pour le ministre des affaires étrangères en effet, la signature du protocole d'entente marque un grand pas dans la résolution définitive des problèmes de déchets solides au Bénin. environnementaux du pays.

Source :  LE MATINAL, Bénin


SINGAPORE

Singapore Airlines : ACHAT DE 31 BOEING B777-300ER

La compagnie aérienne Singapore Airlines (SIA) a signé une lettre d'intention pour acheter 31 Boeing B777-300ER d'une valeur de quelque 7,35 milliards de dollars.

La lettre d'intention prévoit 18 commandes fermes pour livraison entre 2006 et 2010. Des options ont été également prises sur 13 appareils du constructeur américain.  Le coût total comprend les moteurs General Electric GE90-115B, des moteurs de rechange et des pièces.  Singapore Airlines deviendra en 2006 la première compagnie aérienne à mettre en service le super jumbo Airbus A380-800, qui peut transporter jusqu'à 550 passagers mais sera configuré pour SIA à moins de 500 sièges.


ALGÉRIE

L'Algérie espère 30 milliards de dollars de recettes pétrolières en 2004

Les recettes de la compagnie pétrolière algérienne Sonatrach atteindront près de 30 milliards de dollars d'ici la fin de l'année, selon le PDG de la compagnie, Mohamed Meziane. Le ministre algérien des finances, Abdelatif Benachenhou, avait, récemment, déclaré que les exportations d'hydrocarbures devaient s'établir entre 24 et 28 milliards de dollars à la fin 2004.

Le patron de la Sonatrach a, par ailleurs, précisé que "les recettes prévues durant le deuxième semestre 2004 devraient dépasser la barre des 15 milliards de dollars", soit une hausse de près de deux milliards de dollars par rapport à celle enregistrée lors du premier semestre. En 2003, les recettes réalisées par Sonatrach avaient atteint 24 milliards de dollars


CHINE

Chine: 470 millions de dollars pour dessaler l'eau de mer

Selon la Commission pour les Sciences et les Technologies de Tianjin, 3 projets de dessalement de l'eau de mer, d'une capacité totale de 420 000 M3 par jour, seront lancés d'ici 3 ans dans cette ville, avec un volume d'investissement de 3,91 milliards de yuans (470 millions de dollars).

Kaifa, une compagnie singapourienne de traitement de l'eau, établira dans le district de Dagang à Tianjin une usine de dessalement de l'eau de mer d'une capacité journalière de 100 000 tonnes d'eau douce, pour un investissement de 750 millions de yuans. Après quoi, la compagnie Kaifa assurera l'approvisionnement en eau des industries et des habitants du district de Dagang. Kaifa envisage d'élever sa capacité de production jusqu'à 150 000 tonnes d'eau douce par jour d'ici 2008.

De son côté, le groupe d'industrie chimique Bohai mettra sur pied en 2006 dans le district de Tanggu une usine de dessalement d'une capacité de traitement de 200 000 tonnes d'eau de mer par jour pour un investissement de 3 milliards de yuans.


ANGOLA

Investissement français en Angola

Des hommes d`affaires français installeront prochainement un aviaire d`une capacité de 50 mille poussins, à Kwanza-Sul (littoral centre), en vue de développer l’aviculture dans la région. Selon un rapport de la direction provincial du ministère de l`Agriculture et développement rural parvenu à l`ANGOP, il est également prévue l`installation d`une usine de rations pour appuyer cette activité.

Le développement de l`aviculture dans cette province, a souligné la note, a démarré en 2000, avec l`acquisition de 30.000 poulets, en provenance de la République de Zimbabwe. Ces poulets ont été remis aux familles paysannes de cette région, propriétaires des aviaires, a ajouté le document.

Le développement de l`aviculture dans la province de Kwanza-sul vise, entre autres objectifs, la production des oeufs et des poulets destinés au marché local, contribuant ainsi à la réduction de l`importation de volaille dans cette province.

Angola  Press


ALGÉRIE

L’Algérie en 2010 : Un besoin de 570 milliards de dinars (presse)

Les besoins de l’Algérie en investissement national et en investissement direct étranger (IDE) sont estimés à 570 milliards de dinars cumulés à l’horizon 2010.

C’est ce qu’indique une étude portant sur l’évolution des filières industrielles et leur développement à l’horizon 2010, dont les résultats ont fait l’objet d’une communication présentée par le ministre de l’Industrie, El Hachemi Djaâboub, au Conseil de gouvernement de mercredi dernier. L’étude en question avait pour objectif de « fournir une base d’information actualisée sur l’état de l’industrie nationale, établir des diagnostics des filières, et recenser les filières porteuses de croissance ». L’analyse du cadre macroéconomique, de la politique industrielle ainsi que l’évaluation du potentiel de croissance et de compétitivité effectuée dans le cadre de cette étude, ont mis en exergue « les caractéristiques de l’industrie algérienne dominée par les hydrocarbures ». En guise de recommandations, le schéma de développement des filières établi par l’étude préconise pour les industries stratégiques « l’encouragement du partenariat avec les grands groupes industriels et de l’investissement direct étranger pour les industries à vocation régionale ainsi que l’apport en capitaux au profit de petites et moyennes industries et des services ». Elle préconise également des mesures visant à améliorer « l’environnement institutionnel, fiscal et bancaire et la mise en place de mécanismes d’aide au choix des technologies et de partenariat ».

Bien qu’elle soit largement à la portée d’un pays comme l’Algérie qui recèle d’énormes potentialités d’investissement dans différents secteurs d’activité, la satisfaction des besoins en investissement (national et IDE) relevés par l’étude reste entièrement dépendante du parachèvement des dispositions législatives, réglementaires et institutionnelles destinées à attirer les investissements. L’Algérie, affirment des économistes, pourra même, dans le cas d’une amélioration significative du climat de l’investissement, attirer jusqu’à 5 à 6 milliards de dollars d’IDE par an. En matière d’attraction d’IDE, l’Algérie, faut-il le souligner, a été, durant les trois dernières années, l’un des pays africains les plus prisés. A tel point qu’elle a surclassé l’Egypte qui occupait jusqu’ici la deuxième place après l’Afrique du Sud. En chiffres, le Conseil national de l’investissement (CNI) a agréé en 2003 des projets d’investissement direct étranger (IDE) d’un montant global de 2,3 milliards de dollars.

Parmi ces projets, figure notamment celui de la société Kahrama (société mixte constituée entre Algerian Energy Company (AEC) et l’américaine Black and Veatch Africa Limited) qui consiste à réaliser, à Arzew, une usine de dessalement d’eau de mer combinée à des moyens de conversion de gaz naturel en électricité. Le montant du projet est estimé à 450 millions de dollars. L’autre projet est l’octroi de la troisième licence de téléphonie mobile GSM à la société koweïtienne Wataniya pour un montant de 1,1 milliard de dollars, dont 421 millions pour l’achat de la licence et le reste pour l’investissement en équipements. La réalisation d’une cimenterie, à Relizane, par le leader mondial du ciment le suisse Olcim pour un montant de 180 millions de dollars, ainsi que la réalisation par le cimentier égyptien Orascom Cement Algeria de la deuxième ligne d’une capacité de 2 millions de tonnes /an pour un montant de près de 200 millions de dollars, sont parmi les autres projets. Outre les 2,3 milliards de dollars validés par le CNI, l’Agence nationale de développement des investissements (ANDI) a enregistré des intentions d’investissement étranger d’un montant d’environ 1 milliard
de dollars (75 milliards de dinars) durant l’année 2003.

L’investissement direct étranger (IDE) dans le secteur des hydrocarbures est passé de 671 millions de dollars en 1999 à 2,3 milliards USD en 2003, soit 10% des flux des IDE des pays africains hors Afrique du Sud, selon les données citées par la revue Energie et Mines éditée par le ministère de l’Energie et des Mines. Un montant cumulé d’investissements de 8,6 milliards d’USD a été investi, durant la période 1999/2003, par des sociétés étrangères en association avec Sonatrach et ses filiales dans les domaines de l’exploration et du développement des gisements existants, ajoute la revue dans son deuxième numéro paru récemment.

Par Salah Slimani, El Watan


PÊCHE

Une crise mondiale de la pêche : Il est urgent d’agir si on veut l’éviter

L’absence d’une véritable gouvernance de l’océan dans la plupart des régions a conduit les zones de pêches parmi les plus abondantes du monde au bord de la catastrophe. C’est ce que nous dit John Virdin, un consultant spécialiste de l’environnement, à la Banque mondiale.

Une combinaison de différents éléments a entraîné une surexploitation mondiale : les progrès de la technologie de pêche qui ont permis aux bateaux de pêche de prendre plus de poissons que jamais auparavant, une explosion démographique sur les côtes, les subventions octroyées à leurs flottes de pêche par les pays développés, et cette demande pour les produits de la mer qui ne cesse de croître.

Le résultat : un quart des principales zones de pêche du monde est aujourd’hui surexploité, et 40% sont pleinement exploités. Cette surexploitation, aggravée par une mauvaise utilisation des terres, a fait des poissons d’eau douce une des espèces animales les plus menacées au monde. Aujourd'hui, 20% ont disparu, sont menacés de disparition ou sont considérés comme vulnérables. Les poissons commercialement importants comme le labre Napoléon, un poisson des récifs coralliens, la légine australe, la légine antarctique, le requin pèlerin ou éléphant de mer, et le requin baleine sont en passe de figurer sur la liste des espèces en voie de disparition.

La surexploitation s’ajoute à la perte de l’habitat et à la pollution pour menacer la survie de nombreuses espèces, y compris des mammifères marins, des tortues, des oiseaux de mer et des invertébrés. Quatre-vingts espèces figurent déjà dans la catégorie la plus menacée et 28 autres sont considérées comme étant fortement menacées si un contrôle de leur pêche n’est pas établi.

Une véritable quadrature du cercle sur le plan commercial

La plupart des grandes zones de pêche du monde se trouvent dans des eaux qui appartiennent à des pays à faible revenu et à revenu intermédiaire. Leurs poissons sont pêchés en grandes quantités par des bateaux qui, eux, appartiennent à des pays développés et fonctionnent grâce aux subventions de leurs gouvernements. Ces dernières sont énormes au niveau mondial : entre 12 et 20 milliards de dollars EU.

Les flottes industrielles ne sont pas les seules à augmenter la pression sur les ressources de la mer. Le nombre des pêcheurs a quadruplé. Il comprend essentiellement des pêcheurs artisanaux dans les pays en développement qui pêchent pour se nourrir, ou pour gagner leur pain.

L’augmentation de la pêche oblige les flottes de pêche au niveau mondial à travailler plus dur pour pêcher le même nombre de poissons. En fait, les prises des poissons les plus populaires sont en baisse depuis 1988. Au cours des 50 dernières années, le nombre de morues, de thons, de mérous et de requins, c’est-à-dire les poissons de mer de plus grande valeur, a chuté d’environ 90%.

Source: Banque mondiale

 

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