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NOUVELLES
DIPLOMATIQUES
ANGOLA
L’Ambassadeur d’Angola au Nigeria Invite
les hommes d’affaires dans son pays.
L’ambassadeur d`Angola au Nigeria,
Evaristo Domingos "Kimba" a assuré que son
pays continue toujours ouvert aux
investissements étrangers, notamment des
nigérians.
Le diplomate angolais, dans une interview
à "New Agency of Nigeria" a dit qu’un
homme d`affaires nigérian désireux
d’investir en Angola devrait diriger sa
proposition à l`ambassade, afin qu’elle
soit analysée. "Après l`étude de la
proposition, si elle est satisfaisante,
l’investisseur sera autorisé à se déplacer
en Angola pour étudier le marché". Selon
lui, cela évitera de reproduire des
situations antérieures, où "nous
autorisions des hommes d’affaires
nigérians qui entraient au pays avec des
containers de marchandises de petite
dimension, telles que des bassins en
plastiques.
Il a cité l’industrie, l ‘agriculture et
la construction civile comme étant des
domaines prioritaires pour
l’investissement.
"Nous acceptons des étrangers qui
respectent les lois de l’Angola", a
souligné l`ambassadeur.
Source : Angola Press
MAROC
La diplomatie marocaine à l'heure de
l'économie (presse)
Dans ses nouvelles tâches
d'ordre économique, la diplomatie est
guidée par les hautes orientations de S.M.
le Roi Mohammed VI visant à en faire un
outil efficient au service du
développement du pays et du bien-être
social.
Cette approche apparaît clairement dans le
message royal adressé au «séminaire
euro-méditerranéen sur le droit et les
politiques de concurrence» (Casablanca, 18
juillet 2000), dans lequel le Souverain
souligne que les mutations mondiales dans
les domaines de la technologie, des
communications et des sciences de
l'information «dépassent les frontières
des économies nationales».
«Il est aussi devenu patent que l'ère des
régimes de protectionnisme économique et
des thèses d'autosuffisance est révolue,
emportée par les aspirations à l'ouverture
et aux échanges. La prise de conscience
par les Etats et les peuples que la
division du travail à l'échelon
international obéira, à l'avenir, aux
facteurs de la compétitivité et des
avantages comparatifs, et que la
prééminence des Etats sera fonction de
leur capacité d'échanges de produits et de
services, sur la base du respect de la
réciprocité, de la créativité, de la
qualité et de l'excellence», a expliqué Sa
Majesté le Roi.
Force est de constater que, grâce à la
réorganisation du système financier, la
politique de privatisation et la maîtrise
des grands déterminants et indicateurs
fondamentaux de l'économie nationale, le
Royaume a gagné la confiance des
institutions internationales du commerce
et des finances, qui le considèrent comme
un partenaire exemplaire, fort d'un projet
sociétal prônant la démocratie et le
modernisme.
«Parallèlement à la présence efficiente de
notre pays et à sa contribution à
l'instauration de la sécurité et la
stabilité dans le monde, nous avons, en
visitant les pays frères et amis, ou en
accueillant des chefs d'Etat, démontré à
quel point il nous importait d'imprimer à
nos relations politiques, d'ailleurs
excellentes, avec ces pays, une portée
économique permettant de capitaliser le
rayonnement démocratique de notre pays et
d'attirer davantage d'investissements dans
le cadre d'une diplomatie économique
dynamique», avait affirmé S.M. le Roi dans
le discours prononcé à l'occasion du 3e
anniversaire de la fête du Trône.
C'est d'ailleurs dans cette optique que se
situent les multiples visites effectuées
par le Souverain dans des pays frères et
amis du Monde Arabe, d'Asie, d'Europe et
d'Amérique, ainsi que celles de chefs
d'Etat étrangers au Maroc, le tout étant
le fruit de la clairvoyance et de
l'approche efficiente adoptée par le
Souverain qui fait de l'action bilatérale
un moyen de créer une synergie
multilatérale aux effets bénéfiques sur
les processus d'édification d'ensembles
politico-économiques forts et fiables,
notamment au niveau du Maghreb, de la
région arabe, du bassin méditerranéen et
de l'Afrique.
Les projets que prône le Souverain
s'appuient sur une vision en parfaite
symbiose avec les mutations au niveau
mondial et bénéficient d'un cadre adéquat
que forme tout un ensemble de grandes
réformes et d'initiatives de mise à niveau
juridique et institutionnelle de
l'économie nationale, aux fins de lui
assurer une confortable intégration dans
le processus de mondialisation.
Face à une telle approche, l'indifférence
qu'affichait parfois l'investisseur
étranger à l'égard du Maroc fait de plus
en plus place à un intérêt plus que
soutenu, à en juger par le nombre
d'accords conclus ou en vue avec l'Union
européenne (UE), les Etats Unis et
d'autres pays.
Avec les Etats-Unis, le Maroc a signé un
accord de libre échange, comme c'est
également le cas avec l'Egypte, la
Jordanie et la Tunisie ainsi qu'avec la
Turquie.
Avec l'UE, S.M. le Roi défend fermement
l'idée d'un véritable partenariat
stratégique, notamment avec les pays
euro-méditerranéens, où le Royaume doit
s'affirmer comme élément agissant dans un
espace où la démocratie et l'économie
libérale sont souverains.
Ce même souci était perceptible dans le
discours royal prononcé à l'ouverture du
sommet du Forum 5+5 de décembre 2004 à
Tunis, dans lequel le Souverain a exprimé
la volonté de mettre en œuvre tous les
mécanismes nécessaires afin de donner,
concrètement, le plus bel exemple qui soit
de ce que peut être une coopération
régionale intensifiée, d'ériger la
coopération en une «expérience pionnière»,
de l'inscrire dans une démarche politique
visant l'édification d'un partenariat
exemplaire entre l'UE et les Etats du Sud
de la Méditerranée et d'en faire un riche
affluent au bénéfice de tous les espaces
régionaux méditerranéens.
Le Souverain a de même réaffirmé
l'engagement du Maroc à oeuvrer pour
donner sa pleine et concrète expression à
l'espace prometteur issu de la Déclaration
d'Agadir. le Maroc, avait souligné S.M. le
Roi, se réjouit aussi de voir cet espace
se muer en une « passerelle de coopération
fluide» avec l'espace euro-maghrébin,
ainsi qu'avec l'Afrique «afin de répondre
aux attentes des pays de ce continent qui
aspirent à la stabilité et au
développement intégré dans le cadre du
NEPAD, initiative qui mérite, de la part
de notre Forum, un soutien ferme et
accru».
Entre autres actions en faveur de
l'intégration régionale en Afrique, le
Maroc ne ménage aucun effort pour
réactiver l'Union du Maghreb Arabe (UMA)
et favoriser diverses initiatives, comme
la conclusion d'un accord de libre-échange
avec l'Union économique et monétaire
ouest-africaine (UEMOA) et les décisions
en faveur des pays les moins avancés du
continent.
Concrètement, S.M. le Roi avait annoncé,
au premier sommet Afrique-Europe (3-4
avril 2000 en Egypte), «l'annulation de
l'ensemble des dettes des pays africains
les moins avancés vis-à-vis du Royaume et
la levée de toutes les barrières
douanières imposées aux produits importés
de ces pays».
Avec l'Asie, notamment la République
populaire de Chine, les relations du Maroc
ont connu un saut qualitatif au cours des
dernières années, qui s'est traduit par
les visites du président chinois au Maroc
en 1999 et celle du Souverain en Chine en
février 2002, couronnée par la conclusion
à Pékin de huit accords, dont un échange
de lettres portant sur la coopération
économique et technique et un accord de
coopération économique et technique.
La visite d'Etat effectuée par S.M. le Roi
en Inde (26-28 février 2001) fut
sanctionnée par la «Déclaration de New
Delhi» qui, de l'avis des observateurs,
constitue un tournant historique dans les
relations entre le Royaume et le
sous-continent indien. Rabat et Delhi ont
ainsi décidé d'activer le travail de la
commission mixte en vue de renforcer les
échanges pour les étendre aux secteurs
banquier et financier, aux hydrocarbures,
à l'information, à la technologie, aux
télécommunications et aux services.
Profondément attaché aux nobles valeurs
universelles, le Souverain a entamé son
règne par des initiatives centrées sur le
développement économique et le progrès
social, persévérant sur la voie tracée par
ses illustres grand-père et père, feu S.M.
Mohammed V et feu S.M. Hassan II, qui ont
eu l'inestimable sagesse et clairvoyance
de mettre le pays, dès l'indépendance, sur
les rails du pluralisme politique et du
libéralisme économique, options porteuses
de stabilité et de prospérité durables et
de capacités d'adaptation dans un monde en
perpétuelle mutation.
Source : LE Matin
ÉTATS-UNIS
Guerre contre le terrorisme : Mme Rice
prône la lutte des idées
La
conseillère du président Bush pour les
affaires de sécurité nationale, Mme
Condoleezza Rice, s'est déclarée d'avis
qu'il est nécessaire de mener une lutte
idéologique pour gagner la guerre contre
le terrorisme.
Elle a
souligné à cette occasion la longue durée
du conflit avec les terroristes et fait
remarquer que la commission d'enquête sur
les attentats du 11 septembre 2001 avait
recommandé une stratégie d'ordre autant
politique que stratégique pour mener "une
lutte des idées" visant à vaincre
l'extrémisme islamique.
"Le
président Bush et les membres de son
gouvernement sont tout à fait du même
avis" au sujet de cette stratégie,
a-t-elle dit. Depuis le début de la guerre
contre le terrorisme, le président
considère qu'il s'agit autant d'un conflit
d'idées que d'un conflit armé. A cet
égard, Mme Rice a cité le premier discours
sur l'état de l'Union de M. Bush dans
lequel il a déclaré : "Les Etats-Unis se
mettront aux côtés des hommes et des
femmes courageux qui défendent les valeurs
dans le monde entier, y compris dans le
monde islamique, parce que nous avons un
objectif de plus grande portée que celui
qui consiste à supprimer les menaces et à
modérer le ressentiment. Nous cherchons à
créer un monde juste et pacifique, ce qui
va au-delà de la guerre contre le
terrorisme."
Le
président "a traduit ces paroles en
actes", a dit Mme Rice en donnant les
grandes lignes de la stratégie destinée à
encourager la liberté au Moyen-Orient. Il
s'agit :
- de
soutenir la lutte que l'Afghanistan et
l'Irak mènent contre les terroristes et
l'extrémisme, ainsi que les mesures que
ces deux pays prennent pour se doter
d'institutions démocratiques ;
-
d'œuvrer de concert avec l'OTAN et le
groupe des Huit (G8) afin d'aider le Grand
Moyen-Orient et l'Afrique du Nord "à créer
des emplois, à élargir l'accès aux
capitaux, à donner une plus grande ampleur
à l'alphabétisation et à l'enseignement, à
protéger les droits de l'homme et à
progresser vers la démocratie" ;
- de
mettre en oeuvre l'Initiative de
partenariat avec le Moyen-Orient de
manière à établir des liens entre les
Etats-Unis et les partisans de réformes au
Moyen-Orient dans le cadre de projets
concrets ;
-
d'établir une zone de libre-échange entre
les Etats-Unis et le Moyen-Orient dans les
dix années à venir ;
- de
conclure un accord de libre-échange avec
le Maroc ;
- de
doubler les crédits budgétaires affectés à
la Fondation nationale pour la démocratie
en vue de favoriser "des élections libres,
l'économie de marché, la liberté de la
presse, la liberté d'expression et des
syndicats libres au Moyen-Orient" ;
- enfin,
de continuer de financer des émissions
radiodiffusées et télévisées au
Moyen-Orient en portant à 40 millions de
dollars les crédits budgétaires affectés à
cet effet et en poursuivant la voie qui a
abouti à la création du service de
radiodiffusion Sawa en langue arabe, du
service de radiodiffusion Farda en langue
perse et de la chaîne de télévision
al-Hurra au Moyen-Orient.
A la
suite de son discours, Mme Rice a répondu
à diverses questions et déclaré notamment
que la guerre des idées contre
l'extrémisme musulman exigeait une large
participation de la société américaine et
non pas seulement les efforts des pouvoirs
publics. Pendant la guerre froide,
a-t-elle fait remarquer, "notre pays s'est
mobilisé non pas seulement au niveau du
gouvernement, mais aussi à celui des
universités" qui ont créé des départements
spécialisés dans l'étude de l'histoire et
des langues des pays de l'Est et de
l'URSS. Rien de semblable n'existe en ce
qui concerne les pays musulmans.
Les
grandes universités devraient considérer
ce qu'elles peuvent faire pour encourager
les étudiants à étudier l'histoire et les
langues des pays musulmans. "Je suis tout
à fait sûre, a-t-elle dit, que si notre
pays relève ce défi comme nous l'avons
fait sur le plan des idées pendant la
guerre froide, nous ne manquerons pas de
réussir."
Par
ailleurs, Mme Rice a parlé des problèmes
actuels auxquels l'Afghanistan et l'Irak
se heurtaient tout en soulignant que ces
deux pays avaient fait beaucoup de progrès
en très peu de temps. Elle a rappelé que
les Irakiens se trouvaient au tout premier
stade de la démocratisation. Les
Américains, dont les institutions
démocratiques remontent à deux cent trente
ans, "doivent être plus patients avec les
peuples qui font ces premiers pas, moins
critiques des zigzags, moins certains que
tous les hauts et bas vont entraîner
l'effondrement du processus en cours et
plus humbles au sujet de la période de
temps qu'il nous a fallu pour mettre en
place des institutions démocratiques
pluriethniques qui fonctionnent".
"Il nous
faut nous rendre compte que la démocratie
ne se fait pas du jour au lendemain",
a-t-elle souligné.
(Les
articles du "Washington File" sont
diffusés par le Bureau des programmes
d'information internationale du
département d'Etat. Site Internet :
http://usinfo.state.gov/francais/) |