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Bono,
le défenseur
de l'Afrique
Le
chanteur et leader du groupe irlandais U-2
a même été pressenti pour présider la
Banque mondiale à cause de ses
engagements sociaux.
Fidèle
à ses convictions, Bono a interpellé les
dirigeants de la planète dans un discours
prononcé aux Etats-Unis à l'Université
de Pennsylvanie. Le
leader de U2 a demandé aux gouvernements
occidentaux de combattre encore plus énergiquement
la pauvreté, le SIDA et à encourager
l'annulation de la dette dans les pays
africains. Le chanteur a affirmé que les
pays industrialisés de l'Ouest avaient
les moyens financiers et technologiques
pour améliorer les conditions de vie désastreuses
des africains qui, chaque jour, conduisent
à la mort plus de 7000 d'entre eux.
"Vos poches sont pleines et
maintenant vous devez réfléchir à quoi
investir avec" a t-il déclaré.
Après
avoir reçu un doctorat d'honneur en droit
de l'université pour ses travaux sur les
problèmes du continent africain, Bono a
appelé les étudiants à utiliser leur
potentiel éducatif et décisionnel pour
venir en aide à ces pays. Dès 1985, et
avec le concert Live Aid Rock, l'artiste
irlandais s'est investi dans des actions
humanitaires et dans le militantisme pour
le développement des pays en difficulté.
Le premier ministre britannique a ainsi
rappelé que la seule malaria tuait un
million de personnes par an en Afrique, et
ce dans l'indifférence générale.
"Il faut refaire de ce problème un
sujet de discussion en faveur d'un plan de
partenariat", a-t-il relevé jeudi.
La solidarité internationale, sans précédent
pour l'Asie du Sud, doit profiter à tous.
Des propos repris par Bill Gates, dont la
fondation se montre généreuse en
milliards de dollars dans ce domaine. Il
suffirait dans le cas du traitement de la
malaria d'apporter quelque 300 millions de
livres (près de 700 millions de francs)
par an pour enrayer largement le phénomène,
selon Tony Blair. Bono
a estimé à 50-50 les chances d'avoir un
accord sur les moyens pour réduire la
pauvreté en Afrique à l'occasion du
prochain sommet du G8 (les sept pays les
plus industrialisés du monde, plus la
Russie) début juillet à Gleneagles (Ecosse).
Si, selon lui, il existe une bonne chance
que le G8, sous présidence britannique, décide
d'un effacement de la dette, en revanche
il est plus réservé sur une décision
positive sur un accroissement de l'aide.
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