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DAVOS
Le président de
la Confédération a plaidé pour le multilatéralisme
A l'heure du
terrorisme, de la criminalité organisée et du SRAS", "la
frontière entre un monde riche et sûr et un monde pauvre et
instable s'estompe", a estimé le président de la
Confédération, en ouvrant la 34e édition du WEF à Davos. "Nous
ne pouvons plus ignorer ce qui se passe ailleurs", a-t-il
ajouté, selon la version écrite de son discours.
Rappelant qu'un milliard d'êtres humains vivent avec moins
d'un dollar par jour, il a mis ce chiffre en rapport avec la
"précarité" qui, "même en Suisse", augmente au sein des pays
industrialisés. "Que devons-nous faire ?", s'est-il interrogé,
en appelant à un "partenariat solide" entre les décideurs
politiques et l'économie pour garantir "sécurité et
prospérité", le thème du WEF 2004.
"A l'Etat de garantir la sécurité, de définir le cadre
juridique, et à l'économie d'assumer l'activité productive",
a-t-il insisté, relevant leur "responsabilité commune".
"J'appelle les représentants de l'économie à assumer leur part
de responsabilité sociale et éthique (...) N'oublions pas que
l'économie doit être au service de l'homme et non l'inverse",
a-t-il encore dit.
Pour ce qui est de la sécurité, "il ne suffit plus de
renforcer les contrôles dans les aéroports. Il faut voir plus
loin, à plus long terme", a souligné le conseiller fédéral,
dans une allusion aux mesures prises récemment par les
Etats-Unis à l'entrée dans le pays.
Le président de la Confédération a aussi estimé que si "la
guerre a permis d'éliminer certains risques", "les tensions en
Irak montrent à quel point la sécurité est fragile".
Pour lui, seuls la démocratie et le droit sont à même
d'apporter la sécurité et la prospérité. "La paix se construit
sur la démocratie, la primauté du droit, le dialogue et le
partenariat", a déclaré M. Deiss. Il a appelé les Etats-Unis,
les Etats de l'Union européenne, ainsi que la Suisse, à
oeuvrer davantage à la réalisation de ces idéaux.
Mais les Nations unies restent l'enceinte par excellence où
"affirmer ces valeurs", selon lui. "Ce qui est vrai au niveau
de chaque pays l'est à plus forte raison pour la communauté
des nations", a-t-il affirmé.
L'OMC offre elle aussi le moyen "d'aboutir à des solutions
négociées et partagées dans le cadre multilatéral". A cet
égard, le conseiller fédéral a rappelé qu'il allait tenter, à
Davos, de "dresser un état des lieux" des négociations du
cycle de Doha, en compagnie du directeur général de l'OMC et
des ministres du commerce présents.
Source: AFP
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