Journal de la diplomatie et des affaires

Journal en cours 

Mai-Juin 2004

 
MANUFACTURIERS ET EXPORTATEURS DU QUÉBEC

Notre industrie vit de grands défis

La solution : une forte mobilisation !

L’année 2003 a été dure pour le secteur manufacturier et exportateur québécois. Beaucoup d’attention a été mise sur l’appréciation du dollar canadien. Avec raison puisque la vitalité du secteur repose sur sa performance à l’exportation.

Également, le regain protectionniste aux États-Unis, notre principal marché, touche de plein fouet plusieurs entreprises.

Tout cela met en lumière une vague de fond, durable et d’autant plus inquiétante celle-là : l’émergence d’une concurrence mondiale sans merci venant notamment de Chine. Une transformation profonde de notre secteur manufacturier s’opère et des stratégies d’adaptation devront être mise en œuvre sans quoi d’importants segments du secteur risque de ne pas tenir le coup.

Les conséquences de ces difficultés se font déjà fortement sentir :

- plus de 40 000 emplois perdus dans le secteur depuis novembre 2002 ;  
- régression de nos parts de marché à l’international alors que les concurrents s’en emparent ;
- des annonces de fermeture d’usines multipliées ces derniers mois.

Peut-on conserver au Québec une industrie forte qui constitue le moteur de nos exportations ? La réponse est simple : on ne peut pas se permettre de la perdre et de la laisser partir vers des pays qui nous dépasseront encore davantage dans cette course aux parts de marché.
C’est pour cela qu’une mobilisation de tous les partenaires (patronaux, syndicaux et gouvernementaux) est nécessaire pour faire face à cette crise. Faut-il rappeler que les exportations comptent pour 40 % de notre niveau de vie et que le secteur manufacturier est responsable de plus de 85 % de ces exportations.

Se mobiliser autour de quoi ?

Libérer notre capital productif : modernisons nos équipements et levons les freins à cette modernisation.
Améliorer notre efficacité et libérer notre potentiel d’amélioration de la productivité : revoyons nos modèles souvent trop rigides d’organisation du travail et nos modèles d’organisation physique de nos usines.
 Développer davantage nos ressources en matière d’innovation et de R-D : a-t-on la certitude que nous avons tout harnaché du mieux qu’on pouvait (entreprises, CRIQ et universités ?). Poser la question c’est y répondre.  Développer plus agressivement nos marchés d’exportation : accroître la productivité et chercher à exporter davantage sont donc deux axes d’une même stratégie qui doit miser tant sur la croissance de la production que sur l’accroissement des ventes. Autrement dit, l’amélioration de la productivité permet de produire plus et le développement des débouchés commerciaux permet de vendre ce plus. L’un ne va pas sans l’autre.

Nous devons tous nous préoccuper de la compétitivité de nos entreprises puisque leur bonne santé économique est garante de la bonne santé économique de tous les travailleurs qu’elles emploient. Des entreprises en mesure de produire et de vendre davantage assureront durablement le maintien et la création d’emplois ainsi que la croissance des conditions de travail et de notre niveau de vie. Le défi de fabriquer au Québec touche ainsi l’ensemble des québécois; c’est le défi du Québec tout entier.

(*)Par Paul-Arthur Huot, Président-directeur général,
Manufacturiers et exportateurs du Québec

 

 

 Journal en cours

Sommaire
Éditorial

Journal de  ..

  référence

 Édition spéciale

 

TOP 10

de sites
diplomatiques
recommandés
ce mois 


Tous droits réservés © 2003 Diplomat Investissement Inc.
Diplomat Investissement - Groupe DiplomatContact
Accueil | Actualités Nouvelles diplomatiques | Ambassadeur du mois | Entrepreneur du mois | Dossiers Archives
Journal en cours
| Diplomat express | Nouvelle vision de la diplomatie | Forum diplomatique
Ambassades dans le mode | Sites diplomatiques
Promotion et investissement
English