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QUÉBEC
Québec dévoile ses
mesures de soutien à l'investissement
Le ministre du Développement
économique et régional et de la Recherche, Michel Audet, a
présenté les mesures que son gouvernement entend mettre en
place pour soutenir l'investissement. M. Audet a d'abord
insisté sur le fait qu'il est impératif d'accroître les
investissements privés au Québec. Selon le ministre,
l'accroissement des investissements permettra l'amélioration
de la productivité, la modernisation des entreprises et la
diversification de l'économie québécoise.
Afin d'assurer la disponibilité de
capitaux pour l'investissement, le gouvernement du Québec met
à la dispositions des entreprises différents leviers. Sociétés
Innovatech Le gouvernement entend en premier lieu se servir de
ses actifs actuels dans les sociétés Innovatech comme levier
pour attirer les capitaux privés.
Ainsi, les sociétés Innovatech
Régions ressources, Québec et Chaudière-Appalaches ainsi que
Sud du Québec seront transformées en sociétés en commandite
disposant d'un capital mixte public-privé. Ces fonds de
capital de risque seront spécialisés dans l'amorçage et le
démarrage d'entreprises de haute technologie (région de Québec
Chaudière-Appalaches et région Sud du Québec) et dans le
démarrage d'entreprises innovantes (dans les régions
ressources). Le ministre Audet fera connaître dans les
prochaines semaines les procédures par lesquelles les
investisseurs privés seront invités à souscrire des capitaux
dans ces trois sociétés Innovatech. Par ailleurs, le
gouvernement procédera à la privatisation de la Société
Innovatech Grand Montréal. "Une partie importante des produits
de la privatisation de la société Innovatech Grand Montréal
sera réinvestie dans des fonds destinés à financer l'amorçage
et le démarrage d'entreprises de haute technologie au Québec",
a cependant tenu à préciser le ministre.
Le gouvernement invitera, par un
appel de propositions, les investisseurs québécois et
étrangers à investir dans l'amorçage, le démarrage et
l'expansion des entreprises de haute technologie. Le
gouvernement retiendra la proposition qui assure la plus
grande disponibilité de capitaux à long terme pour les
entreprises québécoises de haute technologie.
Société générale
de financement Pour sa part, la SGF demeure un levier
important pour le développement économique du Québec. Elle
peut apporter une contribution de premier ordre à la
diversification économique des régions et à l'accroissement de
la productivité du secteur industriel québécois. C'est en
appuyant des projets privés d'investissement majeur au Québec,
des projets qui ont un impact significatif sur la création
d'emplois de qualité, que la SGF réalisera sa mission. La SGF
prendra donc des participations minoritaires dans des projets
majeurs structurants, pour un montant de 300 M$ à 350 M$ par
année.
Elle s'associera également à des
projets d'investissement de moindre envergure dans le domaine
de l'agroalimentaire, dans l'industrie forestière et dans le
secteur minier, qui demeurent des piliers de l'économie dans
plusieurs régions. "Pour ce faire, la SGF se départira, au
moment opportun, de ses placements rendus à maturité afin de
générer les capitaux nécessaires à la réalisation de ses
investissements dans de nouveaux projets dans les régions du
Québec.
Avec ses trois milliards d'actif,
la SGF est une société désormais capable d'autofinancer des
plans de développement ambitieux à même ses fonds autogénérés",
a mentionné M. Audet. Investissement Québec Cette importante
institution continuera d'offrir du financement aux entreprises
québécoises, en particulier aux PME. Elle offrira des prêts et
des garanties de prêt à environ 1 000 PME par année et
s'associera à des investissements privés et coopératifs de
l'ordre de 4 milliards $ par année. "Dans une perspective
d'efficacité, la majeure partie des prêts consentis par
Investissement Québec sera dorénavant traitée en région.
L'approbation du siège social
d'Investissement Québec ne sera plus requise pour le
financement régulier des petites entreprises. Voilà un autre
levier qui permettra aux régions de mieux se prendre en
mains", a soutenu le ministre. Programme d'appui stratégique à
l'investissement Enfin, le ministre a annoncé la création d'un
tout nouveau Programme d'appui stratégique à l'investissement.
Ce programme viendra remplacer
l'actuel programme FAIRE qui devait se terminer en 2005. Pour
M. Audet, ce programme qui sera géré par Investissement Québec
en complémentarité avec les mesures fiscales et les diverses
formes d'aide des sociétés d'Etat, poursuivra deux objectifs :
- attirer des investissements étrangers au Québec; - réaliser
des gains de productivité et stimuler la croissance des
entreprises. M. Audet a cependant tenu à préciser que le
programme FAIRE restera en vigueur jusqu'à la mise en place du
nouveau programme. Le MDERR pourra contracter des engagements
des engagements annuels totaux de 75 M$ en appui à des projets
d'investissements privés de l'ordre de 800 M$. Mesures
fiscales Deux mesures fiscales structurantes ont par ailleurs
été annoncées lors du Discours sur le budget pour favoriser
l'investissement.
La première porte sur la taxe sur
le capital, permettant ainsi à plus de 75 % des entreprises
québécoises de ne plus payer cette taxe.
L'autre mesure, est l'engagement
ferme du gouvernement de préserver les crédits d'impôt à la
recherche-développement. "Voilà des leviers d'une toute
nouvelle politique de développement économique.
Nous allons agir sur
l'environnement d'affaires, faciliter l'accès aux
capitaux privés, soutenir les projets stratégiques
d'investissement, réaliser des gains de productivité et rendre
disponibles des fonds d'investisseurs aux agents de
développement dans les régions pour atteindre notre objectif,
accroître nettement le niveau d'investissement privé au
Québec", a conclu le ministre.
Source :
Gouvernement du Québec
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