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MONTRÉAL
MÉTROPOLITAIN
Une économie
tournée vers l’exportation
La
mondialisation croissante des échanges commerciaux a fait de
la région métropolitaine de Montréal l’une des plus actives au
Canada en matière de commerce international. En fait, les
entreprises montréalaises effectuent présentement 70 % des
exportations du Québec.
Comment une
population d’à peine trois millions de personnes a-t-elle
réussi à occuper une part aussi importante dans le bilan des
exportations, aussi bien au Québec qu’à l’échelle du Canada ?
La première raison est, bien sûr, géographique et
démographique. Dans un rayon de 1 000 kilomètres au sud de
Montréal se trouvent les grands marchés de la côte est
américaine comptant, dans l’ensemble, près de 80 millions de
consommateurs.
Mais ce dont
Montréal a surtout profité pour étendre sa présence
internationale comme jamais auparavant, c’est principalement
l’élimination des barrières tarifaires entre le Canada et les
marchés voisins. Au cours des quinze dernières années, deux
accords commerciaux d’envergure ont été conclus par le
Canada : l’Accord de libre-échange canado-américain, signé en
1989, et l’Accord de libre-échange nord-américain, adopté en
1994, qui a réuni le Canada, les États-Unis et le Mexique au
sein d’un vaste marché de quelque 350 millions de
consommateurs. Ces deux ententes commerciales ont été à
l’origine d’une augmentation spectaculaire des exportations
montréalaises, québécoises et canadiennes vers les marchés du
sud. À titre d’exemple, au cours de la dernière décennie, la
valeur annuelle des exportations de marchandises du Québec est
passée de 34,1 milliards $ à 64,2 milliards $, soit une
augmentation de près de 90 %. Il est vrai que les
exportations de marchandises québécoises ont connu, ces trois
dernières années, une légère régression attribuable à la fois
au ralentissement de l’économie américaine et à la hausse du
dollar canadien par rapport à la devise américaine. Toutefois,
elles ont maintenu, sur une période de dix ans, une croissance
indéniablement supérieure à celle du produit intérieur brut
(PIB).
Dans un tel
contexte, il va de soi que la majeure partie de l’augmentation
des exportations québécoises au cours de la dernière décennie
a été acheminée à destination des États-Unis. Mais il est
aussi vrai que le Québec a connu, pendant cette période, une
progression constante -bien que moins spectaculaire - de ses
exportations vers d’autres marchés du monde.
La valeur
des exportations de marchandises québécoises vers les
destinations autres que les États-Unis est en effet passée de
7,1 milliards $ à 10,8 milliards $, soit un bond d’environ 52
%, au cours des dix dernières années. Or, il est raisonnable
d’espérer une progression marquée au cours des prochaines
années, d’autant plus que pour la première fois depuis
longtemps, la plupart des régions du monde devraient connaître
en 2004 une croissance économique simultanée.
Pour
la
Chambre de commerce du Montréal métropolitain, les entreprises
montréalaises devraient tirer profit au maximum de cette
relance économique mondiale, en particulier les géants
mondiaux tels que Alcan, Bombardier, CAE et CGI qui drainent
une grande partie de l’activité économique montréalaise.
Dans ce
contexte, la Chambre entend plus que jamais remplir l’une de
ses missions fondamentales, soit celle de favoriser le
maintien d’un climat d’affaires permettant la multiplication
de ces réussites montréalaises. En ce sens, le World Trade
Centre Montréal -l’une des directions de services de la
Chambre de commerce du Montréal métropolitain- demeure un
instrument privilégié. Le WTC Montréal dispose en effet d’une
expertise de premier plan pour soutenir les entreprises dans
leurs efforts de développement des marchés extérieurs.
(*) Par
Benoit Labonté, président et chef de la direction de la
Chambre de commerce du Montréal métropolitain.
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