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Le G8 et l’Afrique : encourager le micro crédit
et les transferts de fonds des émigrés.
Depuis, l’adoption du programme africain du Nouveau
partenariat pour le développement de l’Afrique (Nepad), la
coutume s’est instaurée d’inviter les ambassadeurs africains
au sommet des 8 pays les plus industrialisés pour renforcer le
partenariat entre le Nord et le sud dans la lutte contre la
réduction de la pauvreté.
Cette année ne dérobe pas à cette règle. Le sommet du G8 qui
s’est tenu à Sea Island, une petite île de Georgie au sud-est
des Etats Unis a consacré sa dernière journée, le 10 juin à
l’Afrique. Le Continent était représenté par ses émissaires
les présidents Thabo Mkeki de l’Afrique du Sud , Abdel Aziz
Bouteflika d’Algérie, John Kufuor du Ghana, Olusegun Obasanjo
du Nigéria, Yuweri Museveni d’Ouganda et Abdoulaye Wade du
Sénégal. Les problèmes du continent comme la guerre, les
épidémies, la dette etc ont été abordés. Mais ce qu’on
retiendra le plus du plan d’action sont les deux points
suivants :
En ce qui concerne la place que ce plan accorde au secteur
privé, les participants prônent la création de cadre légal et
transparent et la réduction des obstacles à la création des
entreprises. Et pour permettre l’émergence de nouvelles
petites entreprises, le sommet préconise de favoriser le
concept de micro-crédit consistant à prêter à des faibles taux
d’intérêt des peties sommes suffisantes à des entrepreneurs
rejetés par le système bancaire tarditionnel. C’est ainsi que
l’année 2005 sera celle du micro-crédit, à cet effet le G8 et
la Banque mondiale encouragent cette pratique.
S’agissant du transfert des fonds des émigrés vers leurs pays
d’origine, le G8 propose la réduction du coût de ces
transferts. Ils partent du constat que les émigrés grâce aux
fruits de leur travail dans les pays développés transfèrent
dans leurs pays d’origine une importante mane financière dont
le montant dépasse les 100 milliards de dollars. Sur de
dernier point, nombreux sont les Etats africains qui avaient
compris l’enjeu des fonds transférés dans leurs pays par leurs
populations émigrées et qui ont de ce fait créé des structures
adéquates pour faciliter ces transferts. C’est le cas entre
autres du Mali, du Sénégal, du Bénin, de Madagascar etc…
En Guinée, malgré une dynamique des particuliers et des
associations des Guinéens rédidants à l’Etanger qui apportent
des fonds à leurs familles et participent à des réalisations
sociales et culturelles comme la construction des mosquées,
des écoles et fournissent du matériel pédagogique et médical,
les tracasseries et la lourdeur administratives constituent
des obstacles qui entravent une plus grande participation des
émigrés dans les projets d’investissement économiques…Peut
être que la prise en compte de l’apport des émigrés dans le
développement de l’Afrique par le Nepad va contribuer à faire
avancer le débat en Guinée.
Mais loin de l’ambiance feutrée du G8, se tenait à Kita au
Mali, un contre sommet à celui du G8 . Celui ci reunissait des
participants venus du Mali, du Burkina Faso, du Tchad, du
Sénégal, du Caméroun, du Bénin, du Togo, de France, du Canada
qui se voulaient un front de refus contre le nouvel ordre
économique mondial du néo libéralisme.
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