Journal de la diplomatie et des affaires

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Juillet-Août 2004


NOUVELLES
ÉCONOMIQUES

FRANCE
Lafarge: investit 58 mls$ en Chine.

Lafarge poursuit son développement en Chine. Le leader mondial des matériaux de construction vient d'annoncer un investissement de 58 millions de dollars pour doubler la capacité de sa cimenterie de Dujiangyan en Chine d'ici 2006, via la construction d'une seconde ligne de production. La capacité annuelle existante de 1,4 million de tonnes, sera portéer à 2,8 millions de tonnes. Cette nouvelle ligne sera opérationnelle courant 2006.

Dans ce cadre, Lafarge a signé un accord de partenariat exclusif avec le Groupe Shui On dans la province du Yunnan.

Pour Bernard Kasriel, Directeur Général du Groupe, "Cet investissement est tout à fait exemplaire de la stratégie de développement que nous poursuivons en Chine".

Par ailleurs, Lafarge vient de conclure un accord de partenariat exclusif avec Shui On Construction Materials Limited (SOCAM), un acteur important du secteur de la construction basé et coté à Hong Kong et fortement présent sur le marché du ciment en Chine, pour une coopération dans
la Province du Yunnan.

SOCAM a en effet récemment signé un accord de principe pour l'acquisition de deux cimenteries (capacité totale potentielle de 4,5 millions de tonnes fin 2004) regroupées au sein d'une société conjointe, dont SOCAM détiendra 80% et le gouvernement de la Province du Yunnan les 20% restants. L'investissement global s'élèvera à environ 160 millions d'euros.

Aux termes de son accord de partenariat, Lafarge dispose d'une option exclusive, valable pour une durée de neuf mois à compter de la date de la signature de l'accord, pour prendre une participation de 40%, à égalité avec SOCAM, dans cette entreprise conjointe.

Dans les premiers échanges, le titre Lafarge cède 0,15% à 72,15E mardi matin.


VIETNAM
Les investissement étrangers en hausse de 11,4% en six mois

Le Vietnam a attiré plus de 1,4 milliard de dollars d'investissement direct étranger au premier semestre, soit une progression de plus de 11,4% par rapport à la même période de l'année dernière.

Le fonds d'investissement étranger direct réalisé au cours de cette prériode était de 1,45 milliard de dollars, en hausse de 16%, apprend-on du ministère du Plan et de l'Investissement.

Dans tout le pays, 259 projets d'investissement étranger direct, d'un fonds réuni d'enregistrement de 755 millions de dollars, ont été autorisés. En outre, 711 millions de dollars ont été ajouté dans 95 projets en opération.

Le déboursement de l'Aide publique au Développement (APD) est estimé à 750 millions de dollars (dont 630 millions de dollars de prêt et 120 millions d'aide non rembousable), soit 38% du plan annuel. Les trois grands bailleurs de fonds à savoir : JBIC (Banque japonaise de coopération internationale), BM (Banque mondiale), BAD (Banque asiatique pour le Développement) ont représenté 80% du fonds d'APD déboursé, à environ 500 millions de dollars.

Selon les prévisions des experts du ministère du Plan et de l'Investissement, l'Asie est un secteur de développement dynamique et absorbant de fonds d'investissement étranger. Le Vietnam a aussi la tendance régionale et pourrait drainer environ 2,6 milliards de dollars d'investissement direct étranger, soit une augmentation de 10,4% par rapport à 2003. - AVI


CANADA
Air Canada accepte un investissement de 250 M$ de Cerberus


Air Canada a franchi mercredi une étape importante dans sa restructuration financière en acceptant une proposition d'investissement de 250 millions $ de la part de la firme new-yorkaise Cerberus Capital Management, qui deviendra ainsi un important actionnaire du transporteur.

«Nous nous réjouissons du dénouement favorable de ce processus de financement qui jouit de l'appui solide de nos importants partenaires financiers et de nos créanciers», a fait savoir le chef de la direction d'Air Canada, Robert Milton, dans un communiqué transmis mercredi soir.

«L'investissement de Cerberus représente un autre pas de franchi en vue de notre émergence de la LACC (Loi sur les arrangements avec les créanciers des compagnies) d'ici le 30 septembre 2004», a-t-il ajouté.

L'entente conclue avec Cerberus prévoit que celle-ci obtiendra, en retour de son investissement de 250 millions $, des actions privilégiées convertibles. Ces titres pourront être convertis en actions ordinaires par Cerberus, ce qui vaudra à cette dernière une participation de 9,2% dans Air Canada.

L'investissement de Cerberus vient s'ajouter à une émission d'actions de 850 millions $ que doit garantir la Deutsche Bank, portant ainsi à 1,1 milliard $ la somme amassée par Air Canada auprès de nouveaux actionnaires.

GE Capital Aviation Services (GECAS) doit également participer à la relance d'Air Canada, à hauteur de 1,5 milliard $, en restructurant notamment les baux pour la location de plus de 100 appareils.

«Notre investissement reflète la confiance de Cerberus de voir Air Canada émerger de ce processus en tant que leader de l'industrie du transport aérien qui aura de véritables chances de réaliser des profits et de croître», a déclaré l'administrateur délégué de Cerberus, Brett Ingersoll.

Cerberus avait tenté une première fois de participer à la relance d'Air Canada, mais la direction du transporteur avait préféré une offre de 650 millions $ de la firme Trinity Time Investments, contrôlée par Victor Li, un riche investisseur de Hong Kong.

En avril, Trinity renonçait à son investissement, en raison du refus des syndicats de consentir à des assouplissements dans leurs régimes de retraite.

D'autre part, la Cour supérieure de l'Ontario a avalisé mercredi le plan du transporteur pour rembourser le lourd déficit de ses régimes de retraite.

Air Canada veut amortir sur une période de 10 ans - plutôt que cinq, comme le prévoit la réglementation fédérale - le déficit de 1,2 milliard $ de ses régimes de retraite. Le Bureau du surintendant des institutions financières a déjà recommandé au ministre fédéral des Finances d'autoriser une telle dérogation.

Il ne manque plus à Air Canada que l'approbation du ministre des Finances ainsi que de l'ensemble du conseil des ministres.

Le juge James Farley, qui supervise la restructuration d'Air Canada depuis le mois d'avril 2003, a signé mercredi matin l'ordonnance de la cour qui avalise le plan d'Air Canada, après une brève présentation par un avocat du transporteur.

Le plan de renflouement des régimes de retraite est une composante importante de la restructuration d'Air Canada. La Deutsche Bank et GECAS exigent que cette question soit réglée avant qu'ils ne s'engagent à participer au financement.


CONGO DÉMOCRATIQUE-AFRIQUE DU SUD
Des investisseurs sud-africains analysent de nouvelles opportunités d’investissement en R
DC

Selon les investisseurs de Africa First, la Rdc a des atouts pour pouvoir sortir de la crise actuelle et devenir une puissance économique au cœur du continent africain

Après leur visite en République démocratique du Congo au mois de février dernier les investisseurs sud-africains du groupe Africa Fist organisent actuellement plusieurs semaines et ateliers dans le but de montrer aux opérateurs économiques sud-africains de nouvelles opportunités d’investissement en République démocratique du Congo, notamment dans les domaines de mines et énergie, de l’agriculture, du tourisme, de l’agroalimentaire, du bâtiment des télécommunications, de l’industrie textile et manufacturière.

Selon les investisseurs de Africa First, la République démocratique du Congo à des atouts pour pouvoir sortir de la crise actuelle devenir une puissance économique au cœur du continent africain.

Ils mettent ainsi en exergue les immenses ressources humaines et naturelles que regorge le pays. Le réseau hydrographique du Congo intéresse également les hommes d’affaires sud-africains qui croient qu’il peut permettre au développement du transport fluvial et de la pêche industrielle.

L’axe Kinshasa-Pretoria

La visite des investisseurs de Africa First en Rdc s’inscrivait dans la suite de la visite du président Thabo Mbeki au pays au mois de janvier dernier. En effet, le mercredi 14 janvier 2004, les présidents sud-africains Thabo Mbeki et congolais Joseph Kabila ont signé à bord du bateau Lemera, un accord général sur la création d’une commission bilatérale chargée de guider la coopération entre l’Afrique du Sud et la République démocratique du Congo.

Le même mercredi, les entrepreneurs sud-africains qui ont accompagné le président Thabo Mbeki dans son voyage d’Etat de deux jours en Rdc, ont signé un accord de partenariat avec leurs homologues congolais. Les signataires étaient la Nouvelle chambra de commerce unifiée de l’Afrique du Sud et la Fédération des entreprises du Congo (Fec). L’accord prévoit une série d’échanges pour promouvoir la création d’entreprises qui oeuvrent dans le secteur minier, immobilier et dans l’industrie manufacturière.

Une de grandes puissances économiques dans l’hémisphère sud, l’Afrique du Sud est à la recherche de nouveaux marchés pour investir et écouler sa production.

La force du rand

L’économie sud-africaine accuse actuellement une parfaite santé depuis le début de la fin de l’année 2001. Cette situation serait consécutive à une série d’actions génératrices de recettes et surtout à l’environnement macro-éconómique marqué surtout par la croissance économique dans ce pays.

Sur le marché sud-africain, depuis le début de l’année 2002, le dollar est continuellement en baisse face au rand, la monnaie sud-africaine. En effet, alors qu’en avril et mai 2002, 100 dollars américains se changeaient contre 1.112 rands, aujourd’hui, apprend-on, 100 dollars équivalent à 772 rands.

Encore que la tendance actuelle à la chance de baisser au vu de la croissance observée ces derniers temps, notamment dans les secteurs agricole, de l’agroalimentaire du tourisme, de l’industrie automobile, de l’industrie textile, mécanique et dans le secteur dé l’habitat, sans oublier las domaines de la médecine et l’informatique où l’Afrique du Sud a réalisé de grandes performances.

Selon des spécialistes, la forte montée de la valeur du rand s’explique par le surpaiement c’est-à-dire que l’Afrique du Sud vend plus à l’extérieur qu’elle n’achète, cequi rend son économie de plus en plus forte.

En outre, notent-ils, l’économie sud-africaine applique un certain protectionnisme. C’est-à-dire que « les Sud-Africains produisent et consomment sud-africain ». Le pays exporte également beaucoup de ses produits (véhicules, vêtements, matériels agricoles, matériels informatiques, nourritures, boissons... vers l’étranger).

Le boom du tourisme

En Afrique du Sud, le tourisme est devenu le plus grand gisement d’emplois. Et une des causes de ce boom touristique, c’est bien entendu la stabilité politique, mais aussi la crainte des attentats terroristes en Occident depuis 2002 avec la guerre en Irak.

La coupe du monde de cricket qui s’est jouée en Afrique du Sud en février et mars 2003 a attiré des milliers des supportes et des touristes dans les villes comme Joannesburg, Cape Town, Pretoria, Durban, Port Elisabeth, East London, Bloemfontein...

L’Afrique du Sud est devenue un des grands carrefours touristiques de la planète. Les avions de la « South Africa Airways» (SM) qui décollent et atterrissent chaque jour ne désemplissent pas. La fréquence du trafic à l’aeroport international de Johannesburg, est révélatrice de la bonne santé qu’affiche l’industrie touristique en Afrique du Sud.

L’autre secteur en plain essor, c’est l’industrie hôtelière. En effet, des hôtels cinq étoiles comme Sheraton, Burgers Park Hôtel, The Onon Safari Lodge, Hollidays Inn, Park View, Pretoria Hôtel, Pretoria off, Sun City Hôtel, accueillent chaque jour des milliers de touristes en provenance des Etats-Unis, de la Grande Bretagne, du Japon, de l’Union européenne, de l’Australie, du Canada, du Kenya…

La cité balnéaire de Sun City avec ses luxueux hôtels, ses casinos, ses restaurants, ses parcs et sa réserve des crocodiles rapporte chaque année environ 100 millions de dollars à l’économie sud-africaine.

Pour arriver à ce résultat économique, sans précèdent, les Sud-Africains ont travaillé d’arrache pied durant plusieurs années. Ils ont fait siens l’adage qui dit « qu’un pays ne peut pas dire grand si son peuples vit dans la misère ».

C’est ainsi actuellement, le gouvernement sud-africain s’investit à lutter contre la misère et la pauvreté qui touchent une grande majorité des Noire. Il doit faire face au taux de chômage, au sida et la forte criminalité qui touche certaines villes.
Source: Digitalcongo


MOYEN-ORIENT
300 milliards de dollars d'investissement donneront un coup de pouce au secteur de l'électricité du Moyen-Orient

Quelque 300 milliards de  dollars, envisagés pour le développement du Moyen-Orient, en  particulier dans les pays du Conseil de coopération du Golfe (CCG),  devraient présenter de grandes opportunités en faveur des secteurs  de l'éclairage et de l'électricité dans cette région, a rapporté  dimanche le quotidien "Khaleej Times".  

Les investissements colossaux dans de nombreux projets comme  ceux de l'immobilier, du tourisme et de la distraction devraient  engendrer un grand boom des secteurs de l'éclairage et de  l'électricité.  

Jusqu'ici, 75% des entreprises régionales ont exprimé leur  intention de participer à l'exposition 2005 d'électricité du Moyen-  Orient, qui se déroulera à Dubaï.

Source: XINHUANET


TINISIE
La Tunisie, site attractif pour les investisseurs étrangers

Pays émergent, la Tunisie "a su mettre à profit sa bonne gouvernance, le climat de stabilité politique et de paix sociale qui la caractérise, la qualification de sa main-d'œuvre et bien d'autres facteurs propices pour être un site attractif pour les Investissements directs étrangers", a affirmé le ministre du Développement et de la Coopération internationale Mohamed Nouri Jouini, à l'ouverture du Forum de Carthage le 17 juin dernier.

Organisé par le ministère du Développement et de la Coopération internationale et l'Agence de promotion des investissements extérieurs (FIPA), ce rendez-vous d'affaires international annuel qui est à sa 6e édition a pour objectif de renforcer le rayonnement de la Tunisie en tant que terre de rencontres, de développer le flux d'investissements vers notre pays et de diversifier l'éventail de projets de partenariat.

1,3 milliard de dinars d'IDE en 2004

La Tunisie espère, selon le ministre, atteindre 1,3 milliard de dinars en investissement étranger en 2004. "La Tunisie est déterminée à relever ce défi par l'amélioration du rendement des secteurs économiques et par la modernisation des services", a-t-il déclaré devant des délégués d'institutions économiques et financières internationales et quelque 300 opérateurs économiques de 25 pays opérant dans 20 secteurs dont principalement le textile/habillement, le tourisme, l'énergie, les industries mécaniques, électriques et pharmaceutiques, les technologies de la communication et de l'information et les applications informatiques.

Au cours de ce forum, des ateliers spécifiques à chaque secteur d'activité, essentiellement les secteurs mécanique, électrique et des composants automobiles, des industries pharmaceutique, plastique et chimique, agroalimentaire et l’emballage, ont été organisés, outre diverses manifestations pour la présentation de l'environnement des affaires, les opportunités d'investissement et les mesures prises en faveur des Investissements directs étrangers qui contribuent à hauteur de 18 à 20% dans la création d'emplois en Tunisie, notamment dans les industries manufacturières, et à hauteur de 20 à 25% de l'investissement privé.

M. Jouini a affirmé que la Tunisie demeurait "un site attractif" des flux de capitaux en provenance de la rive nord de la Méditerranée et de certains pays arabes (Koweït, Arabie saoudite, Libye...), ajoutant qu'actuellement, 2.600 entreprises étrangères opèrent en Tunisie avec un chiffre d'affaires de près de 19 millards de dollars et emploient 230.000 personnes.

Pour les quatre premiers mois de 2004, les IDE ont atteint 221,3 millions de dinars contre 228,4 millions de dinars durant la même période de l'an dernier, a-t-il ajouté.

Par ailleurs, la Tunisie a mis les bouchées doubles pour développer la productivité, améliorer la compétitivité et miser sur ses ressources humaines, en allouant davantage de financements à la formation, autant d'atouts qui ont contribué à la mise en place d'un environnement propice pour les affaires, a-t-il indiqué.

Pour ce faire, la Tunisie est déterminée à aller de l'avant.

 

 

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