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Les émigrés algériens seraient en mesure de transférer trois milliards de
dollars annuellement au pays
Les émigrés
algériens sont en mesure de transférer trois milliards de
dollars par an au profit du développement économique du pays,
a indiqué vendredi la ministre algérienne chargée de la
communauté nationale à l'étranger.
Intervenant
devant des sénateurs dans le cadre des questions au
gouvernement, Sakina Messadi a précisé que le montant de
devises transférées actuellement à travers les circuits
bancaires "reste modeste, car ne dépassant pas 200 millions de
dollars par an".
Les mandats
postaux représentent 80% de ces 200 millions de dollars, a
souligné la ministre, selon laquelle cet état de fait "ne
reflète pas la véritable capacité de la communauté émigrée à
participer activement au développement".
En effet, les
émigrés algériens préfèrent introduire leurs devises dans le
pays à travers le marché parallèle, qui permet un taux de
change beaucoup plus élevé que celui en vigueur dans les
banques, soit 115 dinars pour un euro au lieu de 86 au taux
officiel.
Outre le taux
de change plus avantageux dans les circuits informels, qui
constituent une véritable institution, les émigrés algériens
nourrissent une méfiance à l'égard des banques d'Etat, jugées
trop bureaucratiques.
Tout en
rappelant dans son intervention "les efforts déployés par les
autorités publiques afin de draîner les investissements", la
représentante du gouvernement a insisté sur l'urgence de
mettre en place "des formules adaptées pour orienter les fonds
vers les voies institutionnelles, en diversifiant les secteurs
d'investissement et en assouplissant les procédures". AP
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