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LIBYE
Changement
de Cap
La Libye a officiellement renoncé à
développer des armes de destruction massive (ADM). Les
autorités libyennes ont annoncé leur décision de se
débarrasser de tous les équipements qui pourraient
éventuellement conduire à la production d'ADM et assuré
qu'elles respecteraient les conventions sur l'élimination
de ces armes.
Le président George W. Bush a déclaré que l'initiative
allait "contribuer à renforcer la sécurité des
États-Unis". Tripoli
et Washington n'entretiennent plus de relations
diplomatiques depuis 1981, mais M. Bush a estimé qu'avec cette annonce, la Libye a entamé le processus
pour rejoindre la communauté des nations".
M. Bush a précisé que les discussions entre
Tripoli, Washington et Londres sur le développement d'ADM
par la Libye duraient depuis neuf mois et que la voie
diplomatique avait permis de convaincre ce pays de mettre
fin à ses ambitions en ce domaine.
La
décision de Tripoli a été saluée dans le monde entier.
La Grande-Bretagne, qui a agi de concert avec les
États-Unis dans ce dossier, a estimé par la voix de son
chef de la diplomatie Jack Straw que le colonel Kadhafi, qui
a pris l'initiative de contacter Londres et Washington en
mars dernier, "doit être applaudi sans réserve pour
ce qu'il a fait".
Les autres capitales européennes, ainsi que Pékin et Tokyo
ont également rendu hommage à la décision libyenne et à
la diplomatie américaine et britannique. Le ministre
israélien de la Défense, Shaoul Mofaz, a qualifié cette
annonce de "nouvelle victoire" de la coalition
ayant provoqué la chute du régime irakien.
Les seules notes dissonantes sont venues de Téhéran et du
Caire, qui tout en saluant le geste libyen, ont demandé
qu'Israël, qui possède de notoriété publique un arsenal
nucléaire, renonce lui aussi à ses ADM.
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