Journal de la diplomatie et des affaires

Commerce-économie

 

Après la libéralisation effective du secteur du Textile : L'UE réitère son engagement à tisser une toile de soutiens avec le Maroc 

L'Union européenne est «très sensible à l'impact de l'élimination des quotas» relatifs aux produits du textile sur l'économie marocaine, a affirmé, vendredi à Rabat, le commissaire européen au commerce, M. Peter Mandelson, soulignant l'engagement de l'Union à soutenir les efforts du Maroc pour adapter son économie à cette nouvelle donne.
M. Mandelson a mis l'accent lors de son entretien avec le ministre de l'Industrie, du Commerce et de la Mise à niveau de l'économie, M. Salaheddine Mezouar, sur l'intérêt qu'accorde la commission européenne au développement des économies des pays méditerranéens, soulignant l'importance de l'intégration de ces économies, appuyée par le programme de bon voisinage et le processus de Barcelone.
Le responsable européen, qui a rappelé que l'UE travaille depuis quelques années avec le Maroc pour adapter son économie à la période post-annulation, a précisé que la commission européenne va surveiller les exportations chinoises et déterminer les niveaux d'alerte qui nécessitent une intervention urgente.
Les produits textiles de la Chine risquent de concurrencer sérieusement ceux des pays méditerranéens sur le marché européen après la suppression des quotas d'importation à partir de janvier 2005.
M. Mandelson, qui a salué les réformes engagées par le Maroc dans plusieurs secteurs, s'est prononcé en faveur d'une optimisation de l'utilisation des fonds du programme MEDA, la promotion de la transparence et de la visibilité dans les affaires économiques et la garantie d'un cadre réglementaire non discriminatoire afin notamment d'attirer plus d'investissements étrangers.
M. Mezouar a déclaré à la Map que son entretien avec le responsable européen a porté notamment sur ''le risque d'érosion des avantages préférentiels, des concessions prévues dans le cadre des négociations au sein de l'OMC dans le cadre de l'approche sectorielle qui consiste à aller vers un droit zéro pour le textile et les chaussures''.
Le textile et les chaussures sont deux produits qui constituent un des piliers des exportations marocaines, a-t-il précisé, ajoutant qu'il a fait part au responsable européen des inquiétudes du Maroc suite à la libéralisation du secteur du textile.
L'intégration euro-méditerranéenne ne devrait pas être sacrifiée au nom des intérêts de l'UE avec des marchés comme ceux de la Chine et de l'Inde, a-t-il insisté ajoutant qu'''un équilibre devrait être assuré dans le cadre du maintien des préférences pendant une phase à définir, dans laquelle les économies de nos pays iraient vers la reconstruction et la modernisation de leurs industries''. La visite de M. Mandelson au Maroc, après celle effectuée jeudi en Tunisie, intervient à ''un moment crucial dans les relations entre l'UE et le Maghreb, alors que les deux parties s'emploient à renforcer leur coopération dans toute la zone euro-méditerranéenne'', indique un communiqué de la délégation européenne à Rabat.

Source :  Al Bayane, 62 BD  de la Gironde Boite postale : 13152.
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  L'Ukraine et la Géorgie d'accord sur le développement d'un  partenariat stratégique

  Le président ukrainien Viktor  Iouchtchenko et son homologue géorgien Mikhaïl Saakachvili ont  signé vendredi à Kiev un communiqué au sujet de l'établissement  d'un partenariat stratégique entre les deux pays . 

Lors de la visite de M. Saakachvili en Ukraine, les deux pays  ont signé un accord sur le rapatriement des immigrants clandestins et un protocole d'accord sur la sécurité nationale, ainsi que  certains programmes de coopération dans les domaines du commerce  et de l'économie. 

Lors de la conférence de presse à l'issue de leur rencontre, M. Iouchtchenko a annoncé que les deux pays présenteraient  conjointement un projet recommandant une médiation du litige du  Dniestre lors de la réunion entre les Etats membres du GUUAM, qui  se tiendra le 22 avril. 

Le GUUAM, créé en 1997 par l'Ukraine, la Géorgie, l'Ouzbékistan, l'Azerbaïdjan et la Moldavie, a pour objectif de renforcer les  liens économiques entre ces pays. 

Le président ukrainien a ajouté que la coopération entre  l'Ukraine et la Géorgie dans le cadre du GUUAM ne signifiait pas  le retrait des deux pays de la Communauté des Etats indépendants ( CEI), un cadre de coopération plus large entre les anciens membres de l'Union soviétique. 

M. Saakachvili est arrivé à Kiev jeudi pour une visite de deux  jours.

Source : XINHUANET


Combien de temps l'économie américaine pourra-t-elle vivre à crédit  ?

La croissance de l'économie mondiale repose aujourd'hui en grande partie sur la consommation américaine. Elle représente un peu moins de 70 % du produit intérieur brut (PIB) des Etats-Unis et près de 20 % de l'activité mondiale. Contrepartie de cette situation et du laxisme budgétaire de l'administration Bush, les déficits commerciaux et des paiements des Etats-Unis ne cessent de se creuser. D'autant plus vite pour les capitaux que les Américains consacrent la quasi-totalité de leurs revenus à dépenser et à rembourser leurs dettes.

Le taux d'épargne des ménages aux Etats-Unis est tombé au niveau sans précédent de 1,5 % du revenu disponible. Le système fonctionne car les banques centrales des pays qui exportent vers les Etats-Unis recyclent leurs considérables excédents en dollars. En 2004, la Chine a dégagé un surplus avec les Etats-Unis de 162 milliards de dollars (125 milliards d'euros), l'Union européenne de 114 milliards, le Canada et le Mexique de 111 milliards et le Japon de 75 milliards.

Face à de tels déséquilibres, la principale variable d'ajustement est monétaire. Voilà pourquoi le dollar ne cesse de s'affaiblir depuis trois ans. Il a perdu près de 38 % face à l'euro et 23 % contre le yen. En théorie, cela devrait rendre les produits américains plus compétitifs. En pratique, cela n'a aucun effet. Le déficit commercial a encore atteint en janvier un sommet à 58 milliards de dollars. Cela s'explique à la fois parce que la devise de pays clés comme la Chine a un lien fixe avec le dollar et parce que l'industrie américaine est incapable de se substituer aux importations.

L'augmentation de la demande de produits manufacturés dans une économie en forte croissance (4,4 % en 2004 et sans doute au moins 3,5 % cette année) est satisfaite pour l'automobile, la sidérurgie, les biens d'équipement, les meubles, les plastiques, la chimie, le textile, les jouets par les importations.

La stagnation de l'industrie, hors technologies de l'information, et la dégradation de la balance commerciale des Etats-Unis sont deux faces du même problème. L'économie américaine a besoin de plus en plus de capitaux étrangers pour alimenter sa croissance. Pour l'instant, les banques centrales (surtout d'Asie) gonflent sans cesse leurs réserves de dollars et tentent ainsi d'éviter un recul trop brutal de la devise américaine pour préserver leur croissance et leurs exportations vers les Etats-Unis.

RISQUE DE RÉCESSION

Pour la plupart des économistes, ce système est dangereux et ne peut pas perdurer. Alan Greenspan, le président de la Réserve fédérale, fait partie des optimistes. "La souplesse de l'économie américaine lui permettra de régler progressivement les problèmes actuels en matière de commerce et d'épargne", a-t-il déclaré, il y a deux semaines, devant le Council on Foreign Relations (Conseil des relations extérieures).

Pour d'autres experts, l'issue s'annonce douloureuse. Quand les banques centrales cesseront d'acheter des dollars, l'économie mondiale subira un choc de grande ampleur. C'est la conclusion d'une étude des économistes d'Ixis CIB. Ils estiment que les déséquilibres ne peuvent plus être résorbés sans une récession aux Etats-Unis et, sans doute ensuite, dans le monde. "La date de cette récession peut être tardive (2007, 2008 ou 2009) puisqu'il faut attendre que les inconvénients de la stabilisation du dollar l'emportent sur les avantages (soutien des exportations) dans les pays qui réalisent les interventions de change", écrit Ixis CIB. Sans financement par les banques centrales étrangères, les Etats-Unis seront contraints de réduire leur déficit commercial à un niveau finançable.

Comme l'industrie est incapable de remplacer une partie des importations, l'ajustement ne peut se faire que par une baisse de la demande de produits étrangers. Il faut pour cela que la dépréciation du dollar soit suffisamment forte pour que la hausse des prix des produits importés diminue le pouvoir d'achat des Américains.

Ils consommeront moins et épargneront davantage, entraînant une forte baisse de l'activité évaluée par Ixis CIB à au moins 2 %. Pour le reste du monde, la secousse s'annonce aussi sévère. Le recul des exportations vers les Etats-Unis s'accompagnera d'une perte de compétitivité sur les marchés mondiaux.

Source : Le Monde, Eric Leser


L'AFRIQUE SOUHAIT UNE MEILLEURE INTEGRATION DANS LE COMMERCE MONDIAL

Des actions multilatérales et politiques dynamiques sur le commerce sont vitales pour les pays africains afin de réaliser une meilleure intégration dans le commerce mondial, ont annoncé samedi à Kampala les ministres africains des Finances.

Les ministres se sont exprimés ainsi dans une déclaration à l'issue de la conférence de deux jours sur les finances et le développement économique de l'Afrique, qui s'est concentrée sur l'importance du commerce pour le continent en proie à la pauvreté et aux maladies.

"Des actions multilatérales sont cruciales pour élargir les opportunités de commerce pour l'Afrique, mais les pays africains doivent également adopter une politique dynamique sur le commerce et lever le barrières intérieures afin de capitaliser de telles opportunités", indique la déclaration.

La déclaration déplore le fait que le commerce interafricain ne représente que 10,5% des ses exportations et 10,1% de ses importations totales.

"Le continent ne tire pas d'avantage de l'intégration mondiale.. . la part africaine dans les exportations internationales est passée de 6,3% en 1980 à 2,5% en 2000", avertit encore la déclaration.

Les ministres font part de leur déception sur l'"échec de la conférence ministérielle à Cancun de l'Organisation mondiale du commerce (OMC) pour atteindre un concensus sur les modalités des négociations sur les barrières et les subventions agricoles appliquées par les pays développés, qui ont considérablement nui à une intégration réussie africaine".

Le secrétaire exécutif de la Commission économique pour l'Afrique (CEA) des Nations unies, K.Y.Amoako, a indiqué lors de la réunion que le commerce était très important pour la croissance économique, la création d'emplois et la réduction de la pauvreté en Afrique.

M. Amoako a exhorté par ailleurs les pays africains à s'unifier dans les négociations commerciales avec les pays riches.

Source : www.french.xinhuanet.com/


1989 – Accord de libre-échange entre le Canada et les États-Unis :
Suppression des obstacles au commerce

L’idée d’un accord de libre-échange avec les États-Unis remonte au moins à l’époque de la Confédération, mais il a fallu plus d’un siècle pour qu’elle se concrétise.

Depuis des décennies, les États-Unis représentent le partenaire commercial le plus important du Canada. Pourtant, il existait des barrières au libre mouvement des biens et services.

À la fin des années 1980, des pressions ont été exercées pour qu’on libère le commerce. Le Canada souhaitait améliorer et garantir l’accès au marché américain. L’objectif était de promouvoir la productivité et le plein emploi ainsi que d’encourager l’investissement étranger direct. Le Canada voulait aussi renforcer la compétitivité des entreprises du pays dans les marchés internationaux et assurer l’amélioration soutenue des niveaux de vie.

En mai 1986, les gouvernements canadien et américain ont entamé la négociation d’un accord commercial, ce qui a suscité de vifs débats partout au Canada. Les syndicats s’inquiétaient de la perte d’emplois qui se produirait si les entreprises canadiennes décidaient de s’installer aux États-Unis ou qu’elles n’arrivaient pas à survivre à la concurrence accrue de leurs homologues des États-Unis. De leur côté, les entreprises voulaient un accès amélioré et protégé au marché américain. Les nationalistes canadiens, quant à eux, craignaient qu’une plus grande intégration économique ne mette en péril la culture et la souveraineté du Canada.

En octobre 1987, on a mis la dernière main à l’Accord de libre-échange (ALE) entre le Canada et les États-Unis — une entente comptant 20 chapitres. L’ALE a été signé en 1988 et est entré en vigueur le 1er janvier 1989.

L’ALE comprenait un calendrier pour éliminer tous les tarifs sur le commerce entre le Canada et les États-Unis au plus tard le 1er janvier 1998. Dans le cadre de cet accord, on a établi un cadre avantageux pour les deux parties en vue du traitement juste et prévisible des investisseurs. Il incluait également des règles régissant le commerce des services.

L’ALE a institué les dispositions institutionnelles nécessaires pour assurer la cogestion de l’entente et pour éviter et régler tout désaccord concernant l’interprétation ou l’application de tout élément de l’entente. Ce mécanisme de règlement des différends commerciaux promouvoit l’équité, la prévisibilité et la sécurité en donnant à chaque partenaire une voix égale en ce qui concerne la résolution de problèmes au moyen d’un accès facile à des groupes d’experts impartiaux.

Pour ce qui est des procédures liées au recours commercial, l’ALE a mis en place un mécanisme de règlement des différends commerciaux qui garantit l’application impartiale des lois antidumping et sur les droits compensateurs de chaque partenaire. Des groupes d’experts binationaux peuvent examiner les décisions finales relatives au dumping ou aux subventions.

La mise en place de l’ALE a entraîné quelques pertes d’emplois transitoires dans certains secteurs, mais des gains dans d’autres. Les économies des deux pays sont devenues plus intégrées. Les exportations canadiennes vers les États-Unis ont augmenté, particulièrement celles de produits comme le matériel de télécommunication, et de services, comme ceux de la consultation et des finances. L’investissement américain dans les entreprises canadiennes est désormais beaucoup plus important et vice-versa.

L’ALE a constitué le premier pas vers la création de blocs commerciaux régionaux encore plus importants. Après cinq ans seulement, soit le 1er janvier 1994, l’ALE a été remplacé par l’Accord de libre-échange nord-américain, qui inclut le Mexique (voir 1994 — Accord de libre-échange nord-américain). Création de la plus grande zone de libre-échange du monde.

Source : www.canadianeconomy.gc.ca


Actualités économique du moi de mai

RD-CONGO

Miracle économique

Le programme économique du gouvernement s'est globalement bien exécuté en 2002 malgré la situation de guerre car, la stabilité macro-économique a été consolidée et les activités de production ont timidement repris.

Pour preuve, le taux d'inflation qui était de 511,2% en 2000 et de 135,1% en 2001,  a été ramené à 4% en 2003, à cause d'une politique budgétaire responsable et une politique monétaire prudente du gouvernement. Par ailleurs, le taux de croissance réel de l'économie devrait s'avérer positif  et se situer à 3% pour la première fois depuis plus de dix ans. Le gouverneur de la Banque Centrale prévoit également une croissance du PIB de 6% pour 2004.

Cette performance de l'Économie congolaise a permis à la RDC d'apurer ses arriérés vis-à-vis du FMI, lui offrant aussi un don de 42 millions USDO affectés à la réhabilitation de la voirie et à la lutte contre le sida, la poliomyélite, la rougeole… La BAD a épongé des arriérés de l'ordre de l'ordre de 800 millions USD le 26 juin 2002.

Tandis que le Club de Paris a effacé près de 10 milliards de dollars de dette sur près de 14 milliards que doit la RDC à la Communauté financière internationale. Il lui a enfin accordé en décembre 2003 un crédit de 3,9 milliards de USD pour lui permettre de financer le programme triennal 2003-2005 parrainé par le FMI et la Banque Mondiale.


SÉNÉGAL                      Transport aérien

Air Sénégal International (ASI) affiche des résultats records pour l'exercice en cours. Le nombre des passagers devrait s'avérer légèrement supérieur à 250 000 (en augmentation de plus de 100% par rapport à 2001) et le chiffre d'affaires franchir la barre de 40 millions d'euros, contre 15,8 millions l'an dernier (+ 153%).


AIRBUS LEADER MONDIAL EN 2003

Le constructeur européen Airbus a livré 305 avions en 2003, devenant ainsi le numéro un mondial du secteur devant son concurrent américain, Boeing. Son PDG, Noël Forgeant, se félicite de ce bilan, qualifié de satisfaisant et rappelle que son entreprise est devenue numéro un mondial en 2003 dans un environnement très difficile, marqué entre autres par la crise du transport aérien.

 

 

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