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ÉCONOMIE
GUINÉENNE
Les
voies d’une gestion moderne
Le grand
argentier de la Guinée, homme dynamique, bénéficiant de
la confiance des autorités de son pays,
n’a pas la tâche simple. Il doit permettre à l’État
de recouvrer ses recettes intérieures, de solliciter des
appuis extérieurs et surtout de bien gérer les fonds
publics. Même s’il agit avec l’appui ferme du président
Lansana Conté, le travail quotidien lui impose rigueur et
vision. Nous avons réalisé une entrevue avec lui où il
dresse quelques
aspects de ses réflexions sur les finances et l’économie
guinéenne.
Diplomat
investissement : Lors de votre récent voyage au
Canada, vous avez réaffirmé la volonté de votre
Gouvernement à poursuivre les réformes économiques
susceptibles d’attirer les capitaux étrangers. Quelles
sont les réformes opérées?
M.
Cheik Ahmadou Camara : Tout d’abord, il
convient de noter que la Guinée s’est dotée d’une
Stratégie de Réduction de la Pauvreté et pour la
Croissance (DSRP) qui constitue le socle sur lequel est bâti
la politique économique et financière du Gouvernement. Le
premier axe de cette Stratégie concerne l’accélération
de la croissance économique qui doit être porteuse de
larges opportunités d’emplois et de revenus. Le secteur
privé doit jouer un rôle déterminant dans la création de
la richesse et des emplois. A cet égard la politique
gouvernementale repose désormais sur la préservation
d’un cadre macro-économique
viable, le développement des infrastructures de base,
l’appui aux secteurs porteurs de croissance et la mise en
place d’un cadre institutionnel et juridique approprié.
La
structure de l’économie guinéenne, qui est dominée par
des faibles capacités d’investissement et de gestion de
la plupart des opérateurs commande qu’un accent
particulier soit porté sur les PME/PMI. A cet égard, le
Gouvernement s’engage pour une action soutenue se
traduisant, entre autres, par le développement de
l’esprit d’entreprise, le renforcement des capacités
institutionnelles et humaines des acteurs en matière
de création et de gestion des entreprises et l’amélioration
du cadre des affaires.
Pour donner
un support à la volonté et à
l’engagement du Gouvernement à améliorer
l’environnement des affaires, la Guinée a adheré en 2000
à l’Organisation pour l’Harmonisation en Afrique du
Droit des Affaires (l’OHADA) dotée de la personnalité
juridique internationale.
En effet,
la mondialisation de l’économie exige l’harmonisation
des droits et des pratiques du droit, notamment celui des
affaires. Cette
exigence constitue pour les pays en développement
une priorité pour créer les conditions favorables à
l’instauration d’un espace de
sécurité juridique et judiciaire nécessaire pour
drainer des flux importants d’investissements ; ce
qui est en soi un risque, même s’il est
calculé. S’il faut doubler ce risque premier de
celui d’un faible système juridique, il n’ y a pas
beaucoup de chance de susciter l’attrait des
investisseurs. Dans cette dynamique, la législation guinéenne
(Code des Investissements, Code des Mines, ...) accorde des
avantages douaniers et fiscaux ainsi que des garanties de
transfert de capitaux et de protection des droits acquis non
négligeables aux opérateurs désireux d’investir en Guinée.
Ainsi, au
titre des incitations fiscales, le Code des investissements,
prévoit entre autres :
- l’exonération
du BIC pendant les 5, 6 ou 8 premières années, suivant que
l’entreprise est implantée en zone 1, 2, 3 ou 4 ;
- la réduction
de l’assiette du BIC de 50% pour la première année
fiscale suivant les périodes d’exonération ;
- la réduction
de ladite assiette de 25% pour la deuxième année fiscale ;
-
l’exemption de la taxe d’apprentissage et du versement
forfaitaire pour une durée de 5 années fiscales à partir
du début des opérations ; et
- la réduction
de 50% du montant de cette taxe et de ce versement pendant
les 3 premières années suivantes.
Des
avantages spécifiques aux PME, entreprises exportatrices et
celles participant à la
valorisation des ressouces naturelles et autres matières
premières viennent compléter ce
dispositif réglementaire. Toutes les industries sont
regies par le Code des Investissements et, a ce titre,
beneficient d’allegements fiscaux suffisants tant a
l’importation qu’en fiscalite interieure.
Les exonérations
d’impôts directs (impôts sur les bénéfices, IMF, taxe
d’apprentissage,
versement forfaitaires) sont accordées pendant une période
de 3 à 8 ans. Les équipements sont à 0,5% et les matières
premières à 6%.
Quant à la
TVA elle est à un taux unique de 18%.
Par
ailleurs, le Gouvernement a adopté une nouvelle stratégie
de privatisation fondée sur un nouveau Cadre de stratégie
de réforme des entreprises .
La mise en
œuvre de cette stratégie s’appuie sur une nouvelle Loi
sur la privatisation adoptée en 2001. Celle-ci se
caractérise par l’introduction de
procédures claires et transparentes, ainsi que par
une meilleure
restructuration
des organes chargés des privatisations.
Ce cadre
stratégique concerne une soixantaine d’entreprises
regroupées en trois options qui sont :
- les
liquidations-extinctions pour les entreprises devenues
inactives;
- les
privatisations totales ou partielles, y compris les ventes
d’actions ;
- les stratégies
spécifiques pour les entreprises minières ou d’utilités
publiques.
Le
programme de privatisation sera exécuté par une Unité de
Privatisation créée au sein du Ministère de l’Economie
et des Finances et dirigée par un coordonnateur.
Un Comité de Réflexion Stratégique dont les
membres sont choisis parmi les représentants de l’Administration,
de la société civile et du secteur privé appuiera le
Ministère en charge des privatisations et l’Unité de
privatisation.
Le
défi majeur du 21ème siècle est la lutte contre la
pauvreté, quel mécanisme mettez-vous en place pour lutter
contre ce fléau?
Le
Gouvernement vient d’entamer la mise en œuvre d’une
stratégie globale et cohérente de développement centrée
sur la lutte contre la pauvreté. Cette stratégie est
globale, en ce sens qu’elle sert de cadre à toutes les
interventions pour le développement et va guider toutes les
négociations futures avec les partenaires au développement.
Elle devra donc permettre de mobiliser l’ensemble des
ressources, internes et externes, et de les centrer sur la
lutte contre la pauvreté. Elle est aussi cohérente car
elle devra permettre d’assurer la coordination ainsi que
la synergie requise entre l’ensemble des
interventions. C’est pourquoi la décentralisation
et la déconcentration de la gestion du développement
restent un enjeu majeur de cette stratégie. Dans cette
optique et à titre d’exemple, toutes les mesures de
politique économique et financière contenues dans le
Budget de l’Etat vont dans ce sens. Elles portent sur :
- la préservation
des grands équilibres économiques et financiers, à
travers, entre autres, des efforts plus soutenus en matière
de mobilisation et de sécurisation des recettes publiques,
la rationalisation et la qualification des dépenses et sur
la reforme des entreprises publiques ;
- la
poursuite du développement des infrastructures de base
(eau, électricité, transports, télécommunications),
- l’amélioration
de la gouvernance,
- l’appui
aux secteurs les plus porteurs de croissance et de revenus
pour la grande majorité des guinéens. Cet appui va en tout
premier lieu au secteur rural, et
- la décentralisation
et la déconcentration de la gestion budgétaire.
Quelles
sont les
grandes ambitions et orientations du budget 2003?
Pour
l’année fiscale 2003, les grandes orientations de la
politique économique et financière sont fondées, tout
comme en 2001 et 2002,
sur la Stratégie de Réduction de la Pauvreté pour
la croissance (DSRP).
En somme,
la Stratégie de Réduction de la Pauvreté constitue le
socle sur lequel la Loi de Finances 2003 a été bâtie.
Elle s’inscrit dans le cadre de la réalisation des
objectifs de la Stratégie. Elle tient compte également des
critères de convergence liés à la création de la deuxième
zone monétaire au sein de la CEDEAO et des objectifs du
millénaire adoptés par l’Assemblée Générale des
nations Unies en septembre 2000 à New York.
* La Stratégie
de réduction de la pauvreté traduit le souci commun des
guinéens de bâtir, par leur travail individuel et
collectif, une Guinée prospère où il fera bon vivre pour
chaque guinéenne et chaque guinéen.
Telles que
définies dans la Stratégie, les grandes orientations en
matière de politique de développement économique et
social de la Guinée sont bâties autour de trois axes
principaux :
- l’accélération
de la croissance économique avec de larges opportunités
d’emplois et de revenus pour les pauvres,
- le développement
et l’accès équitable aux
services de base, et
- l’amélioration
de la gouvernance et le
renforcement des capacités institutionnelles et
humaines.
Au plan économique,
les réformes menées par le Gouvernement et les efforts
consentis par les populations ont permis de restaurer et de
stabiliser les grands équilibres économiques et
financiers, en dépit de la conjoncture difficile que la
Guinée connaît depuis trois ans, par le fait de
l’instabilité sous-régionale.
Il s’agit
maintenant de pérenniser ces acquis et surtout d’accélérer
la croissance économique, notamment grâce à la
modernisation du secteur rural, à l’intensification de
l’exploitation minière, à une plus grande valorisation
des produits
miniers et du potentiel touristique et artisanal. Une
croissance soutenue, durable et portée en grande partie par
ces secteurs permettra de toucher la grande majorité des
pauvres et de générer les ressources nécessaires pour le
financement des actions de lutte contre la
pauvreté. A cet égard, l’amélioration du cadre
de développement et d’épanouissement du secteur privé
doit être le champ de bataille du Gouvernement.
L’enjeu
de la politique du Gouvernement, tel que l’ont indiqué
les populations, est de leur assurer des revenus réguliers
et suffisants pour couvrir leurs besoins essentiels, offrir
des
services de base suffisants, de qualité et
accessibles.
Ceci ne
peut être obtenu sans une bonne gestion des affaires
publiques, une implication effective et une participation réelle
des populations dans l’identification, la formulation, la
réalisation et le suivi des actions de développement. Par
la qualification constante de la pratique
démocratique et le renforcement des capacités
d’organisation de la Société civile guinéenne naît
progressivement une culture d’exigence et de redevabilité
vis-à-vis des élus et des
gouvernants.
De même,
le renforcement des capacités des
services publics va permettre de livrer des
services de qualité à l’ensemble des citoyens,
condition essentielle pour un développement humain durable.
* Les critères
de convergence de la deuxième zone monétaire au sein de la
CEDEAO sont, entre autres:
- un taux
d’inflation inférieur ou égal à 5% du PIB,
- un niveau
d’endettement de l’Etat auprès des banques inférieur
ou égal à 10% des recettes intérieures de l’année précédente,
- des réserves
de change couvrant 6 mois d’importation, et
- un déficit
budgétaire inférieur ou égal à 5% du PIB.
* Les
objectifs du millénaire visent à :
- réduire
de moitié l’extrême pauvreté et la faim d’ici à
2015,
- assurer
l’Éducation primaire pour tous,
-
promouvoir l’égalité des sexes et l’autonomisation des
femmes,
- réduire
de deux tiers la mortalité infantile,
- améliorer
la santé maternelle en réduisant de trois quarts le taux
de mortalité maternelle,
- combattre
le VIH/SIDA, le paludisme et autres maladies,
- assurer
un développement écologique viable,
- mettre en
place un partenariat mondial pour le développement.
Parallèlement,
les objectifs de politique macro-économique du Gouvernement
fixés pour 2003 sont les suivants:
- un taux
de croissance du PIB de 4,5% contre 4,1% en 2002,
- un taux
d’inflation de 3,5% contre 3 % en 2002,
- une
formation brute de capital fixe de 15,4% contre 14,3% en
2002.
Dans
le cadre de l’initiative PPTE, vous avez réussi avec brio
votre passage au Club de Paris en mai 2001. Quelles en sont les retombées pour l’économie guinéenne ?
C’est en
décembre 2000 que la Guinée a atteint le point de décision
au titre de l‘initiative PPTE. Le 02 mai 2001, le dossier
de la Guinée a été approuvé
par le Conseil d’Administration du FMI pour un programme
triennal au titre de la Facilité de Réduction de la
Pauvreté et la Croissance. Le Gouvernement a donc sollicité
du Club de Paris la restructuration de la dette extérieure
aux termes dits de Cologne durant la période de
consolidation commençant le 1er décembre 2000. A l’issue
de l’Accord obtenu du Club le 15 mai 2001, une
consolidation d’environ USD 151 millions a été obtenue.
Cette consolidation comporte USD 18 millions d’arriérés
en principal et intérêts au 30 novembre 2000 et USD 133
millions d’échéances en principal et en intérêts dues
entre le 1er décembre 2000 et le 31 mars 2004.
Les retombées
de cet accord concernent en
premier lieu l’annulation immédiate par
les créanciers du Club d’environ USD 70
millions sur la dette extérieure de la Guinée
conformément aux dispositions de l’initiative PPTE
renforcée. Ainsi le service de la dette extérieure
sur la période de consolidation passe de USD 228 millions
à USD 83 millions. Les retombées concerneront aussi les
traitements que nous allons négocier avec les créanciers
non
membres du Club de Paris à des termes comparables à
ceux obtenus au Club. Les ressources additionnelles
provenant de ce traitement exceptionnel de la dette extérieure seront allouées
intégralement aux secteurs
prioritaires conformément aux objectifs du
Gouvernement contenus dans le document de stratégie de réduction
de la pauvreté (DSRP). Cet
allégement permet à l’Etat d’utiliser les
devises qui auraient servi à payer la dette extérieure
pour la couverture des importations du
secteur privé guinéen ; ce qui est de nature
à améliorer l’offre de devises par le système
bancaire guinéen. Je n’oublierais pas enfin de
mentionner l’impact sur les efforts de maîtrise de
l’inflation dans notre pays.
Vous
évoquez dans l’un de vos discours, la nouvelle initiative
du Gouvernement relative à la politique de transformation
des produits miniers. Quel est l’état actuel des dossiers
des méga-projets du secteur minier ?
En ce qui
concerne le secteur minier, avec
l’appui de nos principaux partenaires au développement,
le Gouvernement s’emploie à mettre en œuvre les deux
importants projets portant sur l’usine d’alumine à
Sangarédi et le Complexe barrage Hydro-énergétique Kaléta
Souapiti et Fonderie d’aluminium à Fria. La réalisation
de ces projets, permettra un accroissement sensible de la
richesse nationale et par ricochet une amélioration
substantielle des capacités financières de l’économie
et des collectivités décentralisées. Nos ambitions
devront nous porter aussi vers d’autres projets miniers
comme l’exploitation des riches
gisements de fer du SIMANDOU, des
gisements bauxitiques de Tougué et Dabola,
l’organisation et l’encadrement des exploitants
artisanaux d’or et de diamant.
La Guinée qui est le principal reservoir mondial de bauxite avec plus de 20 millards
de tonnes, devrait occuper une position stratégique dans
l’industrie de l’alumine et de l’aluminium en raison
de sa localisation géographique proche des grands marchés
européens et
américains.
Par
ailleurs, l’aluminium est dvenu, au fil des ans, le second
métal industriel du monde après l’acier et loin devant
le cuivre. Sa production, qui atteint aujourd’hui 20
millions de tonnes, est appelé à croître à un rythme
annuel de 2,5 à 3% au cours des prochaines décennies grâce
en particulier à une utilisation massive dans l’industrie automobile. Cet
accroissement des besoins implique une réalisation de plus
de 10 nouvelles fonderies de métal et autant en usine
d’alumine.
La Guinée,
avec son immense potentiel
minier et énergetique, est capable d’abriter ainsi une
grande fonderie d’aluminium métal et deux usines
d’alumine. Pour la fonderie d’aluminium, le projet GAPCO
(Guinée Alumina Product Company) prévoit une
réalisation d’une installation de 250 000 tonnes
par an d’aluminium couplée au barrage Souapiti/Kaléta
d’une puissance de 750 MW. Le coût total du projet avec
le volet bauxite et
aluminium est estimé à 2,5 miliards de dollars US.
En ce qui
concerne la production d’alumine, il est prévu un projet
de construction d’une usine à Sangarédi d’une capacité
de production de 1 à 2,6 millions de tonnes par an
d’alumine avec la CBG pour un coût annuel de 1,9
milliards de dollars US.
La Banque
Mondiale soutient ces projets, qui sont accompagnés
d’autres projets de développement connexes tels que la
centrale électrique sur le Cogon d’une puissance de 50 MW
à réaliser en BOT pour un coût de 100 à 150 millions de
dollars US.
Dans le
domaine du fer, le gouvernement développe avec Rio Tinto et
Billiton les
gisements importants du Nimba et du Simandou dont la
production future prévue pour 40 millions de tonnes par an sera
évacuée par le chemin de fer transguinéen. La convention
d’établissement de ce projet a été signée le 26
novembre 2002 avec le groupe Rio Tinto pour un coût global
estimé à USD 3,5 milliards.
D’important
projets existent également dans
le secteur de l’or et du diamant et des
investissments de près d’1 milliard de dollars US
sont prévus dans les 10 prochaines années par des grandes
compagnies telles que De Beers et Rio Tinto.
Quel
message souhaiterez-vous adressez aux opérateurs économiques
et aux décideurs canadiens qui seront présents aux journées
guinéennes au Canada ?
La
performance économique réalisée en Guinée est
indissociable de la stabilité politique dont le pays
a fait preuve. La continuité dans l’action de
redressement économique et financier est
inconcevable sans stabilité politique et sans paix
sociale. C’est la raison pour laquelle je reste convaincu
qu’en poursuivant des politiques plus vigoureuses de
restructuration et d’ouverture économique et en préservant
notre stabilité politique,
nous pouvons accélérer la croissance de l’économie guinéenne
et améliorer plus rapidement
les conditions de vie de nos populations.
En ce qui
concerne l’économie, l’action doit consister à accroître
la réaction du secteur privé au nouvel environnement économique
mis en place après tant
d’années d’efforts. Cette
réaction, est encore
insuffisante au regard de nos potentialités économiques.
Elle se heurte
à des obstacles dont, les pesanteurs de l’Administration,
les coûts élevés des facteurs de production,
la faiblesse de l’épargne intérieure et
de l’intermédiation
financière, et à l’environnement
judiciaire qui reste à améliorer. A cet égard, il
faut saluer l’adhésion de la Guinée à l’OHADA qui
constitue une garantie
supplémentaire offerte aux investisseurs. En ce qui
concerne le secteur extérieur, j’aimerais insister sur le
renforcement de nos transactions économiques avec le reste
du monde pour assurer
la viabilité de notre balance des paiements extérieurs. La
solution à cette préoccupation passe par la
diversification de nos ressources d’exportation pour réduire
la forte dépendance de notre économie à l’égard de la
bauxite et la rendre ainsi moins vulnérable.
Enfin,
l’amélioration de la présentation, voire de la
perception de l’image de la Guinée à l’extérieur est
une condition indispensable pour attirer les investissements
directs étrangers dans le pays.
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