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M.
William Lacy Swing
Représentant Spécial en République Démocratique du
Congo (RDC) et Chef de la Mission de l’Organisation
des Nations Unies en République Démocratique du
Congo (MONUC) avec rang de Secrétaire général
Adjoint.
L’Ambassadeur
et Envoyé spécial du Secrétaire Général des
Nations Unies au Congo, Mr Swing, est en passe de
devenir une personnalité de premier plan ayant permis
de ramener la stabilité, la paix et la réunification
de la République Démocratique du Congo, après cinq
années de guerre d’agression qu’a connu ce pays,
avec une présence d’une dizaine d’armées des
différents pays africains qui se faisaient la guerre.
C’est ce qui a fait dire à plusieurs qu’il s’agissait
de la « première guerre mondiale »
africaine. Conflit qui a connu 3,5 millions de morts
et presque un million de déplacés.
Pour
montrer la complexité de ce conflit, cette région de
grands lacs a connu le génocide
et compte pas moins de 450 groupes ethniques.
On comprend pourquoi pour diriger la mission des
Nations Unies dans cette région, le Secrétaire
Général de Nations Unies avait besoin d’un homme
expérimenté, un bon négociateur et un diplomate de
carrière connaissant bien l’Afrique et animé d’un
esprit de neutralité. Le choix de monsieur Swing,
ancien ambassadeur des USA dans divers pays d’Afrique
dont la RDC était donc tout indiqué.
En effet, au début de son mandat, beaucoup d’observateurs
tant nationaux qu’étrangers, ne croyait pas à la
réussite de cette mission. Mais au bout d’un an d’activités
au Congo, M. Swing, semble avoir fait mentir toutes
les langues qui doutaient de sa réussite.
DU
POINT DE VUE STRATÉGIQUE
Dans
le but de se donner les moyens de la politique qu’il
a voulu appliquer au Congo, M. Swing avait effectué une
tournée à
travers le pays et avait demandé aux
Nations Unies d’augmenter les effectifs de la MONUC
et d’accorder à
celle-ci, un mandat clair leur
permettant d’user de la force, si la situation l’exige
pour remettre à
l’ordre contre les seigneurs de la
guerre. Avec cette nouvelle donne, M. Swing, réussira à
faire régner le début de paix en Ituri avec l’opération
Artemis, commanditée par l’Union Européenne sous le
commandement français. Il a également travaillé à
stabiliser tous les Kivus(Nord, Sud) ainsi que le
Maniema.
ACTIONS
POUR LA MISE EN PLACE DU GOUVERNEMENT DE TRANSITION
Lors
de la mise en place des institutions du gouvernement
de transition à
Kinshasa, face aux tergiversations de
certains animateurs, dont les Chefs rebelles pour
descendre à Kinshasa, M. Swing, n’hésitera pas à
se
déplacer lui-même pour ramener ceux-ci à
Kinshasa
non sans avoir permis au préalable des négociations
entre les personnalités de l’espace présidentiel.
Il en était de même des officiers de l’armée.
M. Swing participera également à
la mise en place du comité international d’accompagnement de la
transition (CIAT) pour régler les litiges entre les
ex-belligérants. Le rôle qu'a joué cet organe s’est
avéré déterminant dès le début de la mise en
place du gouvernement de transition. L’effort de
neutralité qu’a fait montre M. Swing a permis aux
acteurs politiques congolais de faire des concessions
qui autrement n’auraient pas été possibles.
LA
PAIX DANS LA RÉGION DES GRANDS LACS
Dès
sa nomination, l’Ambassadeur Swing comprendra que la
paix au Congo devait tenir compte de tous les acteurs
régionaux et qu’il fallait que la confiance
renaisse entre les dirigeants des principaux pays
engagés dans le conflit. C’est ainsi que M. Swing a
travaillé à
décrisper les relations tant entre les
nations belligérantes qu’entre des personnalités
appelées à
travailler ensemble. Ces interventions ont
permis un rapprochement entre Kampala, Kinshasa,
Kigali et Bujumbura.
DIPLOMATIE
POUR RAMENER LE CONGO DANS LE CONCERT DES NATIONS
En
homme de vision, M. Swing
entreprit une mission
d’explications des progrès réalisés par le
Gouvernement de transition
au Congo dans les capitales occidentales. Les efforts
de M. Swing ont contribué à
ce que le Congo devienne
fréquentable comme l'a déclaré récemment, la
Secrétaire au Travail des USA, que le Congo est
devenu fréquentable et que les congolais ont toutes
les raisons d’être optimistes. Le dernier octroi d’une
ligne de crédit de quatre milliards dollars
américains au Gouvernement du Congo est une preuve
de la confiance retrouvée de ce pays au niveau
international.
CONTRIBUTION
POUR LA FORMATION D’UN
ÉTAT DE DROIT
Et
finalement, l’opération de désarmement,
regroupement et rapatriement des forces dites
négatives, a pris une bonne vitesse depuis que M.
Swing dirige la MONUC. En effet, le retour des
officiers Hutus au Rwanda en témoigne. Également,
celui non moins spectaculaire d’un groupe des
rwandais, burundais et ougandais de Kitona vers leurs
pays respectifs, démontre que la MONUC, prend au
sérieux son rôle. Ainsi donc, M. Swing appliqua sans
complaisance les différentes résolutions des Nations
Unies et les différentes dispositions prévues dans l’Accord
Global et Inclusif sorti des négociations
intercongolaises. Il ne rate pas une occasion pour
rappeler aux officiels congolais leur
responsabilité dans la gestion quotidienne des
affaires de l’État. M. Swing travaille également
pour que des élections libres et transparentes en RDC
soit organisées
à la fin de la transition.
QUI EST M. WILLIAM LACY SWING
Le 22 mai 2003, Monsieur Kofi
Annan,
Secrétaire général de l’Organisation des Nations
Unies a nommé Monsieur William Lacy Swing comme son
Représentant Spécial en République Démocratique du
Congo (RDC) et Chef de la Mission de l’Organisation
des Nations Unies en République Démocratique du
Congo (MONUC) avec rang de Secrétaire Général
Adjoint. A ce titre, il est aussi Coordinateur des
activités des Nations Unies en RDC. Avant sa
nomination à ce poste, et depuis novembre 2001, M.
Swing a travaillé comme Représentant Spécial du
Secrétaire général et Chef de Mission à la Mission
des Nations Unies pour l’Organisation d’un
Référendum au Sahara occidental (MINURSO).
Monsieur
Swing était un diplomate de carrière de haut rang au
Département d’État des États-Unis d’Amérique. Sa
carrière diplomatique couvre une quarantaine d’années
marquées notamment par cinq postes comme Ambassadeur
auprès de pays africains tels que l’Afrique du Sud,
le Nigeria, le Libéria, la République Démocratique
du Congo (ex-Zaïre), et l’ancienne République
Populaire du Congo (Congo Brazzaville). Il a
également été Ambassadeur en Haïti de 1993 à 1998.
Après
son entrée au Département d’État en 1963, le
premier poste diplomatique de M. Swing fut en Afrique
du Sud où il a travaillé jusqu’en 1966. Il a
ensuite été, entre 1974 et 1976, Chef de Mission
Adjoint puis Chargé d’Affaires à l’Ambassade des
États-Unis à Bangui, en République Centrafricaine.
Pendant qu’il étudiait à l’Université Harvard
de 1976 à 1977, M. Swing a publié une monographie
intitulée ``La politique africaine des Etats-Unis et le
cas de l’Afrique du Sud: Dilemmes et Priorités``(U.S.
African Policy and the Case of South Africa: Dilemmas
and Priorities). De 1977 à 1979, il a été Directeur
adjoint pour les affaires de l’Afrique centrale au
Département d’Etat, chargé spécialement du
Zaïre. De 1979 à 1981, il fut Ambassadeur en
République Populaire du Congo, puis Ambassadeur au
Libéria, de 1981 à 1985. Entre 1985 et 1989 il a
occupé des fonctions de haut rang au Département d’État
à Washington D.C. C’est en 1989, peu de temps avant
la sortie de prison de Nelson Mandela, que M. Swing
fut nommé Ambassadeur en République d’Afrique du
Sud. En 1992, il fut Ambassadeur au Nigeria.
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