Journal de la diplomatie et des affaires

  Édition spéciale du Tchad 2005


Éditorial

LE PAYS EST SUR LA BONNE VOIE
Par Jean Telé Udimba*

Pays plusieurs fois millénaire, le Tchad est aujourd’hui reconnu par les scientifiques comme le berceau de l’humanité. Sa situation stratégique à la croisée des grandes routes caravanières en a fait très tôt un carrefour de peuples et de civilisations qui, à une certaine époque, avait peu à envier aux autres régions du monde. Malheureusement, le Tchad a connu des heures très difficiles, notamment dans les années 80, alors qu’une décennie de guerre a déstabilisé le pays, aussi bien au plan politique qu’économique et social.

Par contre, depuis  l’année 1990 qui marque l’arrivée du Président Idriss Deby au pouvoir, le Tchad connaît enfin la stabilité et la paix. Les armes se sont tues, ce qui a permis au pays de réintégrer la communauté des nations pacifiques et de nouer des relations de bon voisinage avec les pays limitrophes et les grandes organisations internationales, telles la Banque mondiale et le Fonds monétaire international. À cet égard, tous les Tchadiens sont redevables au Président Deby des immenses progrès accomplis dans l’établissement de la paix.  Il a en effet recherché la concorde nationale en intégrant des chefs rebelles dans son gouvernement ou en leur confiant des postes de responsabilité. Ou encore de chercher à apaiser les reliquats des anciennes rébellions, comme le prouve l’accord de paix signé en août dernier avec des groupuscules du Nord ?

Mais s’il a libéralisé la vie politique intérieure en organisant les élections démocratiques et en faisant une place à ses adversaires d’hier, il a aussi libéralisé la vie économique en adoptant une série de mesures originales, dont la fameuse Charte nationale des investissements qui sécurise et élimine les obstacles au transfert des capitaux et des bénéfices. Conscient que le secteur privé était, partout sur la planète, le meilleur garant de la croissance, il a engagé l’État tchadien sur la voie du désengagement et de la privatisation. Transport, énergie, télécommunications ont ainsi été privatisées, ou sont en voie de l’être…

Mais les défis restent nombreux, surtout au plan économique. S’il faut certes moderniser l’appareil d’État, il faut aussi moderniser l’économie du pays, surtout dans ses composantes traditionnelles mais à fort potentiel de croissance : élevage, agriculture, pêche, mines, artisanat. À cet égard, le secteur privé – tchadien et étranger – peut et doit occuper une place centrale.

Heureusement aussi qu’il y a le pétrole. La découverte de l’or noir au Tchad va permettre d’aller plus loin, et plus vite, sur la voie du développement. Ce n’est d’ailleurs pas pour rien que la Banque mondiale a élaboré, en partenariat avec le secteur privé, un gigantesque montage financier qui a débouché sur le plus gros investissement jamais réalisé en Afrique sud-saharienne. Et pour que cette nouvelle richesse bénéficie vraiment à la population, le gouvernement a innové en créant le Collège de contrôle et de surveillance des revenus pétroliers, une première en Afrique. Le but de cet organisme indépendant est d’assurer une répartition équitable des nouveaux revenus générés par l’entrée du Tchad dans l’ère pétrolière en fonction des priorités économiques de l’État : éducation, santé, agriculture, infrastructures, développement rural, etc. S’y greffe même une espèce de fonds du patrimoine, comme il en existe un dans la richissime province canadienne de l’Alberta, où sont versés 10 % des ressources directes dans des instruments de placement à long terme au profit des générations futures.

Mais comme l’a souligné maintes fois le Président Deby, le développement du Tchad repose en premier lieu sur les épaules des fils et des filles du pays. Aucun pays au monde ne s’est développé avec la seule aide au développement, si désintéressée soit-elle..., 45 ans d’aide au développement n’a pas permis à l’Afrique de se développer, il faut que les africains cherchent la troisième voie qui consiste à promouvoir les investissements intérieurs afin de mettre fin à la dépendance à l'égard de l'aide.

Chose certaine, le Tchad est bien parti. Avec la vision réaliste qu’ont les dirigeants du pays, le pays est en bonne voie pour relever les multiples défis du développement. Pour le plus grand bien du peuple tchadien.

(*) Jean Telé Udimba, Président Éditeur du Journal Diplomat Investissement
 

 

 Journal en cours

Sommaire
Éditorial

Journal de  ..

  référence

 Édition spéciale

 

TOP 10

de sites
diplomatiques
recommandés
ce mois 

Tous droits réservés © 2003 Diplomat Investissement
Diplomat Investissement - Groupe DiplomatContact
Accueil | Actualités Nouvelles diplomatiques | Ambassadeur du mois | Entrepreneur du mois | Dossiers Archives
Journal en cours
| Diplomat express | Nouvelle vision de la diplomatie | Forum diplomatique
Ambassades dans le mode | Sites diplomatiques
Promotion et investissement
English