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March-April 2003
PRÉSIDENT
LANSANA CONTÉ
LA RÉCOMPENSE
Partisan
inlassable de la paix et du développement malgré les soubresauts
politiques, le Président de la Guinée a obtenu une juste récompense
de ses engagements passés et présents.
En
juillet 2001 à Paris, le Conseil International des Managers Français
remettait au Général Lansana Conté le Grand Prix Paix et Développement.
De l’avis du jury, cette distinction répondait à deux
constatations :
-
La Guinée a créé un environnement propice aux affaires en libéralisant
l’économie et en permettant
aux opérateurs économiques de trouver un cadre pour s’épanouir.
La Guinée est l’un des pays africains où le capital est en
majorité détenu par les nationaux. Une bourgeoisie locale
dynamique s’est créée. Ces
pionniers des temps modernes dont une partie a fourbi ses
armes à l’extérieur sont en effet les véritables acteurs de
l’économie nationale.
-
La Guinée est devenue stable. En effet, nul n’est censé oublier
les récentes attaques des rebelles qui avaient pris pied dans le
territoire national. Autour du Général Président, pouvoir et
opposition se sont accordés pour
vaincre l’ennemi. On n’en n’ a pas trop parlé. Mais
cette action d’envergure menée de main de maître par le Président
CONTE aura permis à la région Ouest-Africaine d’éviter un autre
Liberia ou Sierra-Leone.
Son
refus poli d’une force d’interposition
entre les rebelles et l’armée régulière guinéenne aura été
une vision de haute portée stratégique qui nous aura épargné un
conflit sans fin car mort-n
Cela
est à l’honneur du Chef de l’État Guinéen.
Autrement
dit, en vue de l’encourager dans cette voie qui est la recherche
constante de la paix, la sécurisation du monde des affaires et en
vue de l’appuyer dans les réformes audacieuses pour faire avancer
la société guinéenne, le CIMA a tenu à rendre hommage à un véritable
fils de terroir, attaché à ses racines ancestrales et foncièrement
marqué par sa culture.
Comme il ne cesse de le dire.
«Tout se passe ici, dans ce pays la Guinée.»
Aucune
immixtion extérieure. Simple vérité qui a l’art de désarmer
ses plus valeureux et farouches adversaires.
En
octobre dernier, à CONAKRY, au cours de la cérémonie officielle
de remise, nous avons largement développé ces raisons et aucune
critique objective, de l’intérieur que de l’extérieur n’est
venue démentir nos propos. De la persévérance Président ! La
Guinée et l’Afrique t’en seront redevables.
CONSOLIDATIONDE
LA DÉMOCRATIE, DE L’ÉTAT
DE DROIT, DE L’UNITÉ NATIONALE, DE LA PAIX CIVILE ET DE LA
GESTION SAINE DE L’ÉCONOMIE
Résolument
tourné vers l’avenir, le Président Lansana Conté a placé son
mandat sous le signe de la consolidation de la démocratie, de l’État
de droit, de l’unité nationale, de la paix civile et de la
gestion saine de l’économie.
Joignant l’acte à la parole, il a multiplié les
initiatives d’assainissement moral des activités économiques et
financières, visant essentiellement à combattre le fléau de la
corruption. Certes, la
Guinée ne manque ni de ressources naturelles ni de volonté
nationale de prendre un élan définitif vers l’avenir; mais ses
chances de réussite tiennent également de son ouverture au monde,
et notamment de la confiance que pourraient lui accorder les
investisseurs étrangers. Bien
entendu, ouvert sur le monde et ardent défenseur de la coopération,
le Président guinéen ne croit pas moins que le développement de
la Guinée reste avant tout l’œuvre des Guinéens eux-mêmes.
«Je
tiens tout d’abord à préciser qu’il ne saurait y avoir développement
d’un pays sans l’adhésion et l’implication de tous ses fils
et de toutes ses filles. Nous
avons hérité d’une situation
socio-économique assez difficile. Il a fallu tout d’abord
réconcilier les Guinéens, les mobiliser autour d’un projet de
société tourné vers le libéralisme tout en garantissant les
libertés fondamentales. Aujourd’hui,
les Guinéens jouissent de tous leurs droits et s’expriment
librement. »
Pour
ce faire, la Guinée désormais ouverte sur l’extérieure, a mis
en place une structure incitatrice et propice à l’attention des
investisseurs étrangers. Je
veux parler du cadre juridique garantissant les capitaux investis
dans notre pays, le rapatriement des bénéfices tels que définis
par le code des investissements.
«L’État est là pour
encourager l’initiative privée, non pour produire à votre
place. Si chacun à son niveau fait ce qu’il doit faire, nos progrès
seront rapides et, dans deux ou trois ans, vous en constaterez les
effets sur vos conditions de vie.
Mais il faut savoir aujourd’hui reconnaître les priorités. Or, certains nous incitent à mettre la charrue avant les bœufs.
Je pense ici à nos amis étrangers qui observent avec
beaucoup d’intérêt ce qui se passe en Guinée, mais attendent
pour accroître leur aide, que nous prenions des «mesures de
redressement». Redressement
n’est pas un mot qui me fait peur.
La rigueur financière, la réorganisation des entreprises
publiques, l’assainissement monétaire, je suis d’accord avec
cela. Mais est-ce que
je peux demander
aux Guinéens de travailler plus et de manger moins?»
«
Les investisseurs étrangers auront vraiment confiance en nous quand ils nous verront à l’œuvre,
et la Guinée aujourd’hui a plus besoin de foi en ses capacités
d’auto développement que de capitaux».
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